Treize petits partis politiques algériens, regroupés sous l'étiquette de l'"Alliance", ont dénoncé jeudi dans un communiqué le nouveau projet de loi électoral du gouvernement.
Ils considèrent que ce texte "menace l'exercice démocratique dans le pays".
Le texte prévoit en effet que seules les formations ayant réalisée un score minimum de 4% des suffrages exprimés lors des trois dernières consultations pourraient prendre part aux élections locales, en novembre prochain. Or les partis de l'Alliance, en additionnant leurs voix, n'ont jamais atteint les 4%.
"Le Pouvoir veut nous ramener à une nouvelle forme de parti unique", s'insurge Omar Bouacha, du parti Infitah (Ouverture).
Selon Abdelkader Merbah, président du Rassemblement pour la République (RPR), désigné porte-parole de l'Alliance, "cet avant-projet est un danger pour la démocratie et le multipartisme en Algérie".
Ce projet de loi devrait être débattu par l'Assemblée et adopté cet été.