J'espère que parmi nos amis webarabiens algérois il n'y a aucun blessés ou décès dans leur entourage proche. Je suis de tout coeur avec vous amis mes amis.
J'ai appris cette triste nouvelle seulement le soir même alors que dans la matinée à pratiquement la même heure je postais sur ce forum les attentats du 11 septembre. Bizarrement aussi (mais ça m'arrive souvent) je ressens un peu ce qu'il se passe dans le monde, hier justement j'entendais comme des bombes dans ma tête, ça n'est pas un son mais c'est comme une perception, c'est quasiment impossible à expliquer. Vous allez prendre pour un maboul mais c'est pourtant la vérité.
Tout cela me fait penser que nous allons rentrer dans une période de plus en plus sombre et qu'il sera difficile de rompre le processus en chaîne.
Je m'attend à ce qu'il y est des attentats sur le territoire français aussi, ça permettra au nabot d'être au pouvoir et que la France soit au main des juifs et le tour est joué, on va plonger la France dans une guerre au moyen-orient, première cible : l'Iran
Je suis assez pessimiste en tout cas.
Trefle tu peux sur le journal le Monde déposer photo et vidéo via leur groupe sur dailymotion
il y a déjà des témoignages à cette adresse :
http://www.lemonde.fr/web/articleinteracti...1-894796,0.htmlH2
un petit article du journal le Monde :
source :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-894796,0.htmlAl-Qaida au Maghreb revendique les deux attentats d'Alger
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.04.07 | 12h44 • Mis à jour le 11.04.07 | 20h35
Les deux attentats qui se sont produits à Alger, mercredi 11 avril, ont été revendiqués par l'Organisation d'Al-Qaida au pays du Maghreb islamique, anciennement appelé Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Le dernier bilan de la Protection civile algérienne fait état d'au moins 24 morts et 222 blessés. L'agence Reuters, citant des sources hospitalières, parle d'au moins 30 morts.
Le mouvement, qui a annoncé son ralliement à Al-Qaida en janvier, a indiqué avoir mis en ligne un communiqué sur un site islamiste, souvent utilisé par le réseau terroriste d'Oussama Ben Laden, dans lequel il revendique les attentats et publie les portraits des trois kamikazes responsables des attaques. Il a également établi son propre bilan des attaques, estimant à 53 le nombre de morts.
La première explosion, apparemment très puissante, a eu lieu à 10 h 45 (11 h 45, heure de Paris), à l'entrée du Palais du gouvernement, dans le centre-ville d'Alger. L'explosion a laissé un trou béant dans la façade du bâtiment gouvernemental, qui compte six étages, et a endommagé les immeubles alentours. Des débris de verre jonchaient le sol sur un rayon de deux cents à trois cents mètres à l'entrée du Palais et sur l'esplanade de l'immense bâtisse de plusieurs étages, qui abrite notamment les services du ministère de l'intérieur.
LA FRANCE EXPRIME SA "PROFONDE SOLIDARITÉ"
Selon l'agence APS, les bureaux du premier ministre algérien, Abdelaziz Belkhadem, étaient visés. Le chef du gouvernement a immédiatement réagi à la radio en dénonçant des actes "criminels et lâches commis au moment où le peuple algérien demande la réconciliation nationale".
L'autre attentat a eu lieu à Bab Ezzouar, sur la route de l'aéroport international d'Alger, près de l'une des plus importantes universités du pays. Une des trois explosions a détruit un poste électrique de la compagnie publique algérienne Sonelgaz et les deux autres ont endommagé gravement le commissariat de ce quartier populaire, comptant des dizaines d'immeubles à plusieurs étages. Des responsables des services de sécurité algériens, interrogés sur les lieux des explosions, ont indiqué que les deux attentats ont été perpétrés à l'aide de voitures piégées conduites par des kamikazes.
Paris a réagi dans l'après-midi par la voix du président Jacques Chirac, qui a exprimé "la profonde solidarité" des autorités françaises dans la lutte de l'Algérie contre "le terrorisme international". "La France les condamne avec la plus grande fermeté", écrit le président français dans une lettre à son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, ajoutant que la lutte contre le terrorisme "est un combat partagé par nos deux gouvernements". Dans un télégramme adressé à M. Bouteflika, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, s'est dit "profondément ému" et a exprimé sa "plus ferme condamnation" des attentats.
La porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino a également condamné les attentats, assurant que les Etats-Unis coopèrent avec les autorités algériennes et marocaines pour identifier les auteurs. Pour le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, "cet événement déplorable montre la nécessité d'une action internationale concertée contre le terrorisme".
Un mouvement traqué depuis plusieurs semaines par les autorités
Le double attentat d'Alger intervient alors que l'armée et la police algérienne mènent, depuis plusieurs semaines, une vaste opération de ratissage contre des éléments islamistes appartenant à l'ex-GSPC en Kabylie, à l'est de la capitale. Le mouvement avait déjà tué neuf militaires la semaine dernière à Ain Defla, à l'ouest d'Alger. Depuis début avril, au moins 33 personnes, dont une quinzaine de membres des forces de sécurité algériennes, ont été tuées dans le pays dans des violences attribuées aux islamistes, selon un décompte établi d'après des bilans officiels et de presse. Selon les services de renseignement français, le groupe compte entre 500 et 800 membres en Algérie, en Mauritanie, au Mali et au Niger. – (avec AFP)
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Toujours sur le journal le Monde :
interview audio de Benjamin Stora, spécialiste de l'histoire du Maghreb
http://www.lemonde.fr/web/son/0,54-0@2-321...1-894796,0.htmlinterview audio du journaliste algérien Mohamed Sifaoui, qui publie mercredi son enquête "Combattre le terrorisme islamiste" (Grasset, 17,90 euros)
http://www.lemonde.fr/web/son/0,54-0@2-321...1-894796,0.htmlinterview audio d'un universitaire qui habite la capitale algérienne
http://www.lemonde.fr/web/son/0,54-0@2-321...1-894796,0.htmlun dernier article, source :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-894796,0.htmlHamida Layachi : "Le GSPC et Al-Qaida ont conclu une alliance"
LE MONDE | 12.04.07 | 11h35 • Mis à jour le 12.04.07 | 11h35
Spécialiste de l'islamisme algérien, vous préparez un ouvrage sur le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), à paraître en septembre à Alger. Les attentats-suicides survenus, mercredi 11 avril, au cœur de la capitale algérienne, pourtant hautement sécurisée, étaient-ils prévisibles ?
Ils l'étaient. J'avais d'ailleurs évoqué cette hypothèse il y a un mois et demi dans un hebdomadaire arabophone algérien, de même que sur la chaîne de télévision France24. Pourtant, pendant toutes les années de terrorisme de la décennie 1990, l'Algérie n'a connu qu'un seul attentat kamikaze, perpétré contre un commissariat d'Alger par un jeune de 17ans. Après cette unique fois, on n'a plus entendu parler d'attentats-suicides.
Mais, au cours des quatre dernières années, le GSPC a perdu quelque 4000 hommes. La dissidence de la khatiba [compagnie] Al-Roulaba, qui a opté, il y a deux ans, pour la réconciliation nationale [proposée par le président Bouteflika, en échange d'une amnistie], lui a porté un coup très dur. Le GSPC ne compte plus aujourd'hui qu'un millier d'hommes sur le terrain. Il a en outre perdu sa légitimité auprès de la population algérienne. Il lui fallait donc changer de stratégie. Il s'est réorganisé, a placé de nouvelles figures à sa tête. Son nouveau "conseil" est constitué de gens instruits sur le plan idéologique, formés pour la plupart en Afghanistan, d'où ils ont ramené de nouvelles méthodes.
L'actuel émir [chef] du GSPC n'est plus Hassan Hattab, mais un intellectuel pragmatique, Abou Moussab, ingénieur, spécialisé dans les explosifs. Cet ancien "Afghan" a conclu une sorte de marché avec Al-Qaida : il est devenu le représentant du mouvement de Ben Laden au Maghreb et, en échange, il bénéficie de la médiatisation dont il avait besoin, en particulier de la part des médias arabes, tels Al-Jazira. Le numéro 2 d'Al-Qaida, [Ayman] Al-Zawahiri, n'a jamais caché, ces dernières années, tout l'intérêt qu'il portait au Maghreb.
Le GSPC et Al-Qaida ont donc conclu une alliance…
Il n'y a pas de doute. Quand Al-Zawahiri a annoncé cette alliance, il a publié l'organigramme du nouveau mouvement, de façon très officielle et très crédible. Ses travaux d'approche vers le GSPC ne datent pas d'hier. Dans les années 1990, il avait tenté cette unification, mais en vain. A l'époque, le GSPC faisait encore partie des GIA [Groupes islamistes armés]. Il s'en est séparé en 1996 avant de surgir, sous son appellation propre, en 1998.
Longtemps, le GSPC a bénéficié d'une image relativement positive en Algérie. Il était supposé épargner les civils et ne s'en prendre qu'aux forces de sécurité algériennes…
Ce temps-là est révolu. La stratégie du GSPC a changé. Il accentue son rejet absolu de toute réconciliation et signifie qu'il a désormais deux ennemis : le pouvoir algérien et l'Occident, en particulier la France. Dans l'un de ses derniers communiqués, dûment authentifié, il y a environ trois mois, il le dit clairement. Le choix de ses cibles, mercredi, ne doit d'ailleurs rien au hasard : le Palais du gouvernement est le cœur même du pouvoir algérien. C'est aussi un bâtiment qui date de l'époque coloniale française. Il abritait autrefois le siège du gouvernement général, autrement dit les représentants du pouvoir métropolitain, et surplombait le fameux "Forum". C'est là qu'en 1958, le général de Gaulle a prononcé son fameux discours – "Je vous ai compris…" – qui a été interprété par les colons comme l'assurance que l'Algérie resterait française. La symbolique est donc double et particulièrement forte. Si le GSPC avait choisi de faire un millier de morts, il aurait envoyé ses kamikazes rue Didouche-Mourad [l'une des principales artères de la ville], par exemple. Il ne l'a pas fait, délibérément.
Quelles conséquences ces attentats-suicides peuvent-ils avoir ?
La première, c'est la fragilisation du processus de réconciliation voulu par M.Bouteflika. C'est un coup dur pour le président, et même un camouflet. La population algérienne est sous le choc. Le pouvoir va devoir réagir. Je ne crois pas qu'il puisse se limiter à une riposte purement sécuritaire. Je m'attends à un discours musclé sur le plan politique, peut-être même à une initiative. Les autorités vont être obligées de faire quelque chose pour tenter de débloquer les choses et de rétablir la confiance.
L'Algérie doit-elle s'attendre à d'autres attentats de ce type, aussi meurtriers ?
C'est à craindre, malheureusement. L'Algérie, le Maroc et même la Tunisie risquent d'être encore frappés. Il y a des liens entre les kamikazes algériens et marocains. Il a été prouvé que des terroristes tunisiens, récemment arrêtés et jugés en Tunisie, avaient fait le maquis avec le GSPC en Algérie. Les uns et les autres ont réussi à se coordonner au Maghreb, sous le label d'Al-Qaida.