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Version complète : Des gens courageux sauvent des innocentes
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Sanrival
LES TROIS JEUNES IRAKIENNES N’ONT PAS ÉTÉ EXÉCUTÉES. LA MOBILISATION DOIT SE POURSUIVRE


Suite à une impressionnante mobilisation, les trois jeunes femmes irakiennes dont la pendaison était programmée pour ce mois de mars, n’ont pas été exécutées. Zainab, Wassan et Liqa sont toujours en vie. Cette mobilisation doit se poursuivre. Ci-dessous le communiqué des personnalités à l’initiative de cet élan.


Appel pour une intensification de la mobilisation mondiale

Il y a vingt-quatre heures nous avons lancé un appel urgent, déclarant que la défense des droits de l’homme en Irak est pratiquement impossible du fait de l’occupation US et de ses forces fantoches et sectaires. La prise de conscience exprimée par des milliers de gens est venue témoigner de la puissante mobilisation en faveur de la défense des trois femmes irakiennes face au gibet.

Des organisations de femmes, des associations d’avocats, des groupes de défense des droits de l’homme, des syndicats et des mouvements politiques, des individus et des intellectuels ont travaillé en réseau et ont pris l’initiative à travers le monde. La pression populaire qui a émergé de partout, par des voies différentes a poussé les autorités à agir :

• Le Premier Ministre Recep Tayyip Erdogan, le vendredi 2 mars par un appel téléphonique à Nouri El-Maliki, exprimant l’opposition turque aux exécutions prévues pour Wassan Talib, Zainab Fadhil et Liqa Omar Muhammad. • Ann Clwyd MP, envoyée spéciale de Tony Blair sur les droits de l’homme en Irak, a écrit aux autorités irakiennes soulignant son opposition à la peine de mort dans tous les cas et demandant une enquête sur le procès des trois femmes irakiennes. • Abdullah Gul, Ministre des Affaires Etrangères de Turquie, pour annoncer qu’il mettra les exécutions en Irak à l’ordre du jour de sa réunion avec les Ministres des Affaires étrangères de la Ligue Arabe. • Louisa Morgantini, Vice-présidente du Parlement Européen, pour rappeler au gouvernement irakien qu’aucun état ne dispose du droit de tuer et que Wassan, Zainab et Liqa sont des prisonnières de guerre avec un statut protégé selon les Conventions de Genève. • Martin Schultz, président du groupe socialiste au Parlement Européen pour rappeler à Jalal Talabani que l’Union Européenne est opposée à la peine de mort.

Aujourd’hui nous avons reçu des informations du groupe de travail UN au sujet de la détention arbitraire des trois femmes irakiennes. Elles ne seront pas exécutées tant qu’une cour d’Appel n’aura mis leurs dossiers en règle. C’est une garantie des autorités irakiennes. Ce n’est pas assez. Nous exigeons toutes les informations relatives aux charges retenues contre les trois femmes. Nous exigeons la communication des dates de toutes leurs auditions au tribunal. Nous exigeons qu’une déclaration publique soit faite. Nous exigeons que leur soit garantie toute la protection selon les lois internationale des droits de l’homme et humanitaire. Si l’accusation se rapporte à la résistance contre l’occupation et l’agression étrangères, nous déclarerions l’accusation illégale.

Alors que Wassan, Zainab et Liqa ne sont plus anonymes, 20 millions d’autres Irakiens font encore face à des menaces imminentes dans les villes et villages où des escadrons de la mort, sponsorisés par les forces d’occupation, continuent leur besogne avec une impunité totale, et où le viol, les enlèvements et la torture par les forces US et irakiennes fantoches sont endémiques. Plus d’un million d’irakiens ont été privés arbitrairement du droit élémentaire à une vie normale et plusieurs dizaines de milliers sont arbitrairement détenus. Des forces sectaires et rétrogrades ont été installées au pouvoir et les acquis du peuple irakien pendant les derniers 100 ans ont été réduits en cendres.

La fin de l’oppression, des exécutions sommaires, des assassinats, des détentions arbitraires, des viols et des tortures, des massacres de masses, des conflits civils, du génocide, de la destruction de la civilisation, de la culture et de l’histoire ne viennent qu’avec la fin de l’occupation.

L’occupation de l’Irak n’est rien d’autre que la concrétisation sur le terrain de l’idéologie qui dirige la prétendue « guerre contre la terreur » ; guerre permanente, annulation des libertés civiles, l’exclusion des relations internationales du droit international qui protège la coexistence pacifique et le développement simultané des peuples et des cultures. La forte solidarité dans la défense de la dignité humaine, de la justice et des droits humains le plus élémentaires qui s’est exprimée dans le cas de ces trois femmes irakiennes, est une preuve que l’humanité refuse cette régression.

De Berlin à Bagdad, nous saluons tous ceux qui, par les manifestations, par les convictions morales personnelles, par la résistance à la situation donnée, se sont accrochés aux vies de ces trois femmes - en fait à toutes les femmes irakiennes - pour la dignité et la forte résistance de la nation de l’Irak sous le joug d’une occupation en échec.

A l’approche du 4ème anniversaire de l’invasion de l’Irak, le 20 mars, nous espérons que toutes et tous demeurent mobilisés et nous aident pour assurer le bien-être de Wassan, Zeinab et Liqa. Nous demandons la libération de tous les prisonniers politiques en Irak.

Nous appelons à une intensification de la mobilisation mondiale :

Pour mettre fin à l’occupation illégale et sanguinaire, Pour préserver le droit international et le raffermir à travers sa reconnaissance par le gouvernement irakien fantoche, criminel et sectaire,

Pour la reconnaissance de la résistance irakienne comme seule représentation de la volonté du peuple irakien Pour demander le retrait inconditionnel et immédiat de toutes les forces occupantes.

La seule solution en Irak est la souveraineté du peuple irakien.

Nous sommes des millions à nous tenir debout pour défendre la justice.

Nous sommes des millions à nous tenir debout pour défendre l’Irak.

Nos cœurs sont irakiens.

Hana Al Bayaty

Ian Douglas

Abdoul Ilah Albayaty

Iman Saadoon

Dirk Adriaensens

Ayse Berktay

Traduit de l’anglais par Frigga Karl, Corrigé par Ahmed Manaï

Sources>>>

http://www.euroPalestine.com
Sanrival

La suite de l'action pour la libération des ces résistantes irakiennes...!!!
Des LUCIE OBRAQUE DONT LA RESISTANCE SE CONJUGUE TOUJOURS AU PRESENT
Sanrival
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VIVE LA LIBÉRATION DES FEMMES IRAKIENNES PAR LES ETATS-UNIS !


Dans une interview publiée par le Journal "20 minutes", Houzan Mahmoud, porte-parole de l’Organisation pour la libération des femmes en Irak, établie à Londres depuis 1996 et ancienne opposante au régime de Saddam Hussein, en vient à quasiment "regretter" ce dernier , en le comparant à ce que vivent les femmes irakiennes depuis l’occupation américaine. Ci-joint ses propos dans le quotidien gratuit.


Houzan Mahmoud souligne notamment que les femmes irakiennes "doivent batailler pour réussir à tenir leur foyer, vu la pénurie de ressources comme l’eau ou l’électricité. Et elles redoutent d’envoyer leurs enfants à l’école, parce qu’ils peuvent se faire enlever contre une forte somme d’argent, que les parents n’ont pas la plupart du temps". Elles sont par ailleurs "victimes de viols, d’enlèvements, d’assassinats, parfois en public, et de crimes d’honneur depuis le début de l’occupation américaine en 2003". "Environ cent femmes sont victimes chaque mois de crimes d’honneur à Bagdad. Imaginez à l’échelle du pays. C’est aussi pour ça que les familles ne viennent pas chercher ou reconnaître les corps des femmes retrouvées mortes, souvent décapitées, mutilées, et déposées à la morgue. Elles ne veulent pas que cela se sache. Nous avons ouvert deux centres d’accueil, à Bagdad et Kirkouk, pour accueillir ces femmes menacées de crimes d’honneur".

Vous avez découvert que de nombreuses femmes peuplaient les prisons...
En 2006, notre organisation a effectivement révélé, grâce à une enquête menée dans des conditions difficiles dans la prison de Al Kazamiah, que des femmes et leurs enfants sont détenus en prison soit parce qu’elles ont un lien, même très vague, avec des insurgés, soit sans aucun motif. Elles n’ont aucun avocat ni recours légal. Certaines nous ont montré des marques de tortures qu’elles ont subies pendant leur enfermement, où elles sont maltraitées et violées par des gardiens ou des soldats irakiens.

Qu’en est-il des mariages dits « de plaisir » ?
Ils ont été initiés par l’Armée du Mehdi, du milicien chiite Al-Sadr, dans le sud de l’Irak. Sadr a demandé ouvertement à des femmes chiites de rejoindre son armée pour quelques jours pour distraire ses hommes. C’est de la prostitution version islamique. Humiliées, elles risquent là encore d’être tuées si la famille l’apprend. Mais ces miliciens ont la force et les armes, donc ils peuvent imposer ce qu’ils veulent. Sous Saddam Hussein, ce n’était évidemment pas idéal, mais au moins les femmes ne subissaient pas toutes ces violences arbitraires. Avant, nous avions un seul dictateur, donc on savait contre qui on luttait. Désormais nous en avons des centaines.

Comment était-ce sous Saddam Hussein ?
Les femmes pouvaient travailler, aller à l’école, divorcer, des droits acquis grâce à un mouvement de défense des femmes datant des années 1950. Aujourd’hui, elles peuvent se faire tuer pour rien. Nous assistons à une « brutalisation » de la société, à laquelle participe l’Etat.

Le président américain Bush avait notamment argué de la situation des femmes en Irak pour justifier l’invasion en 2003...
Bush ne s’est jamais préoccupé de la situation des Irakiennes. C’était un prétexte. Aujourd’hui, les femmes sont encore plus cloîtrées chez elles. Mon opinion, c’est que l’administration américaine est responsable des violences qui leur sont faites, car les miliciens terrorisent les femmes sous la supervision des Etats-Unis. Les Irakiennes pâtissent d’une radicalisation de la société et d’un virage réactionnaire, tribal et sectaire qu’accroît la présence des troupes étrangères. Il faut que les Etats-Unis partent. J’étais contre la guerre, je suis contre l’occupation.

La société civile tente-t-elle de résister aux violences des milices ?
Oui. La solidarité du peuple est capitale. Par exemple, quand en 2005 le pont que traversaient des milliers de chiites en pèlerinage s’est effondré, les sunnites du voisinage ont accouru pour les sauver de la noyade. Le problème, c’est que les milices et le gouvernement tentent de politiser les religions. Je m’élève contre cela. Je suis athée, je veux avoir le droit de critiquer la religion. Les gens essayent de lutter contre l’islamisation. C’est pour ça que les milices nous persécutent.

Cette lutte vous a valu des menaces de mort...
Au Kurdistan (nord de l’Irak), d’où je viens, un projet de loi visait à introduire la charia. Je m’y suis opposée. Cela rendrait la situation plus difficile encore pour les femmes. En février dernier, j’ai reçu un mail, intitulé « kill » (« meurs ») du groupe djihadiste Ansar al-Islam, lié à al-Qaida. Il me menaçait de mort pour « faire campagne contre l’islam ». Mais ce n’est ni une surprise, ni un obstacle pour nous empêcher de poursuivre notre combat.

Propos recueillis par Faustine Vincent pour 20 Minutes, éditions du 14/03/2007 - 23h04
dernière mise à jour : 15/03/2007 - 01h14


Voir sources et photo ci-dessus>>>

http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2557
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