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Version complète : Jamel Debbouze refusé en Algérie
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Joumana
Je viens de lire que l'Algérie avait refusé le visa de Jamel Debbouze. En connaissez vous la raison?
Qu'en pensez vous?
darone
je pense que la raison principale du refus de Jamel Debouzze en Algérie est le
faite qu'il soit marocain et pourtant c'est lui qui a fait une bonne promotion pour le film indigène ... et le film a eu tant de succès c'est par rapport a son intervention
MEHRI
Bonjour Joumana

Voici un lien ou tu peux trouver une tentative d'explication a l'interdiction de sejour de Djamel Debbouze en Algérie:
http://www.elwatan.com/spip.php?page=artic...d_article=51589
Joumana
Merci Mehri smile.gif
Narjess
"INDIGÈNES" : La presse algérienne dénonce une "grande supercherie"
mercredi 11 octobre 2006


La projection en avant-première algérienne du film Indigènes, de Rachid Bouchareb, a suscité l'émotion - mais pas dans le même sens qu'en France. Les commentateurs estiment en effet que le scénario gomme la réalité historique du rapport de force colonial.

"Si, au plan esthétique, le film de Rachid Bouchareb mérite les applaudissements, l'approche historique est, quant à elle, très discutable. On ne scelle pas l'amitié entre les peuples en racontant une histoire se voulant être l'Histoire. S'il y eut des Maghrébins qui ont combattu volontairement aux côtés de la France pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, ce n'était pas le cas de la majorité des mobilisés. La majorité des Algériens, des Tunisiens et des Marocains ont été contraints de s'enrôler et de combattre les Allemands", s'indigne La Tribune à la suite de la projection à Alger, samedi 7 octobre, du film Indigènes à l'Algeria, l'une des plus grandes salles de cinéma de la capitale.

Le quotidien algérien revient donc sur "la mobilisation forcée de près de 130 000 indigènes des colonies françaises pour libérer la métropole et l'Europe". D'ailleurs, poursuit le journal, pendant la Seconde Guerre mondiale, les Maghrébins en général et les Algériens en particulier avaient acquis assez de conscience politique pour ne pas "épouser la cause française avec allégresse et s'engager volontairement dans l'armée pour libérer la France". A ce titre, les personnages du film Indigènes "sont loin d'être représentatifs". Et La Tribune de rappeler au passage comment, en 1916, "l'administration coloniale a fait appel aux tirailleurs sénégalais comme force répressive" pour obliger "les populations des Aurès à s'enrôler dans l'armée française", ou encore comment, pendant la Seconde Guerre mondiale, "les forces armées coloniales avaient regroupé les notables des tribus et les avaient menacés de mort s'ils ne laissaient pas leurs enfants s'engager dans l'armée française".

Même son de cloche dans Le Jeune Indépendant, qui relève que "la première projection a suscité un débat controversé concernant le volontarisme des tirailleurs africains pour participer à la Seconde Guerre mondiale dans le but de sauver la 'mère patrie'. Et la réaction des spectateurs présents était unanime, tant la mémoire collective est présente pour démontrer une vérité indéfectible : le peuple algérien fut quasiment enrôlé de force, à coups de bâton et d'insultes."

Le journal reproche au réalisateur de s'être appuyé "seulement sur des témoignages de tirailleurs qu'il a rencontrés. Et les personnes qu'il a vues, en France, sont celles qui ont fui la misère. C'est dire que Bouchareb n'a pas eu la chance de recueillir les témoignages de ceux qui ont subi les affres du colonialisme."

Bouchareb aurait-il péché par omission ? Dans une interview publiée par El Watan, le réalisateur explique que "tout est dit dans le film à travers les dialogues", que "toutes les scènes du film sont réelles, chaque personnage existe", que "les témoignages recueillis sont véridiques, récoltés auprès de soldats ayant vécu cette poignante période". De même, dans une interview publiée dans Liberté, Bouchareb précise : "Ce sont des gens que j'ai rencontrés en France, mais aussi en Algérie."

Selon lui, le plus important est que l'histoire de cette période, qui est plutôt ignorée, "soit mieux connue" par les Algériens mais aussi "par les jeunes issus de l'émigration, les jeunes de banlieue, qui ne connaissent pas grand-chose de l'histoire de leurs parents et grands-parents", et d'ajouter : "Si ces jeunes connaissaient le passé glorieux de leurs ancêtres et ce qu'ils ont fait pour la France, ils seraient plus fiers."

Le Quotidien d'Oran n'est pas non plus avare de critiques. Sous le titre "Indigènes : la grande supercherie ?" il se demande si Jacques Chirac a "réellement agi sous le coup de l'émotion après avoir regardé le film" ou si "son geste relève d'une opération de communication habilement préparée". Le quotidien signale que le ministre français délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, d'origine algérienne et lui-même ancien militaire de l'armée française, travaillait depuis trois ans sur le dossier des pensions versées aux anciens combattants des ex-colonies françaises. Finalement, selon Le Quotidien d'Oran, "à quelques mois des élections présidentielles, la droite au pouvoir souhaitait faire un geste en faveur des vétérans issus des colonies [en alignant leurs pensions sur celles versées aux soldats français], mais la mesure, purement symbolique, ne devait pas avoir un impact négatif sur les finances françaises".

Par ailleurs, Le Quotidien d'Oran relève que le film a été financé en partie par "des proches" du roi du Maroc Mohammed VI et dénonce le lancement du film en France comme "une vaste opération de communication franco-marocaine" durant laquelle on a pu voir s'afficher "Jacques Chirac et Jamel Debbouze côte à côte, complices, à l'avant-première du film à Paris, à l'issue de laquelle le président français a annoncé sa décision concernant les pensions". Pour finir, le journal n'hésite pas à charger l'acteur d'origine marocaine Jamel Debbouze, qui "a volé la vedette au réalisateur du film, d'origine algérienne, Rachid Bouchareb, auquel revient pourtant le mérite de la réussite du film". A signaler que Jamel Debbouze n'a pas pu obtenir un visa pour l'Algérie afin d'assister à la projection. Les raisons de ce refus n'ont pas été indiquées par les autorités algériennes.

Quant au film que Rachid Bouchareb projette de réaliser d'ici deux ans sur les massacres perpétrés par l'armée française à Sétif le 8 mai 1945, Le Jeune Indépendant espère qu'il "fera changer la position de la France à l'égard des crimes qu'elle a commis durant la période coloniale, en reconnaissant ses torts, comme elle sait le demander aux Turcs à propos du génocide arménien. Une influence qu'a déjà eue Bouchareb, avec Indigènes, sur la classe politique française, en poussant le gouvernement français à rouvrir le dossier de l'indemnisation des tirailleurs étrangers."

Après le Maroc, où le film a été présenté les 4 et 5 octobre, et l'Algérie, le film sera projeté cette semaine au Sénégal.

Hoda Saliby

Source : Courrier international, 10 octobre 2006.

naserdinne
qu'en pense tu narjess?



les deux freres de mon grand peres ont étais enroler de force sur le front allemend aucun retour ,ils sont mort sans aucune compensations pour sa famille,quoi que leurs parents étais deja mort .

d"apres ce que j'ai compris du film ont parle pas de l'histoire de l'algerie ,mais ont parle de l'histoire de certaines personne ,donc c'est vue avec le prisme d'hommes .
Narjess
Bonjour

Le film en lui même ne traite pas la guerre d'algérie mais des maghrebins qui ont participé à la 2eme guerre mondiale contre l'allemagne, il traite ceux qui ont choisi de leur propre gré d'y participer or la plus grande partie de ces indigènes (comme on les appelaient à l'époque) y ont participé contre leur gré vu qu'ils vivaient sur terre françaises donc faire leur service militaire au profit de la france et du coup participer à cette guerre. Mon grand père en lui a fait son service militaire en tant que français et a participé à la guerre d'indochine.

Et l'article que j'ai mis parle de ceux là.
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