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Version complète : Les personnalités arabes
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omar
Les sociétés arabo-musulamanes ont donné naissance à un grand nombre de personnaités qui ont marqué leur Histoire.

je vous propose, à travers ce sujet, de présenter quelques uns des hommes et des femmes qui ont fait l'Histoire moderne du monde arabe.

Ce faisant, nous rendons un hommage mérité à ces personnalité tout en donnant l'opportunité aux webariennes et aux webariens de visiter ou de revisiter l'Histoire des pays arabo-musulmans.

Je commence cette série de portraits par le pére de la Nation algérienne, l'Emir Abdelkader.

Je vous invite à complèter cette galerie de tableaux par des personnages de votre choix.



Descendant d’une famille religieuse de la confrérie de la Qadiria établie près de Mascara, Abdelkader allait connaître un sort éminent lorsque, en 1832, à la suite de la prise d’Alger, son père, Muhay ed-din, conseille aux tribus de l’Ouest algérien de lui confier la direction de la résistance contre les français.

Ses succès amenèrent le commandement français à négocier un partage des zones d’influence (30 mai 1837, Traité de la Tafna).

L’émir (commandeur) administrait les tribus dans une perspective militaire car, pour le musulman, le pouvoir infidèle en terre d’islam ne saurait être que provisoire. Il rallia une grande partie des tribus d’Algérie.

Son administration a souvent été commentée comme représentant une tentative très méthodique d’édifier un Etat algérien. Lorsqu’il se sentit prêt, il déclara le djihad, la guerre sainte (3 juillet 1839).

Ses victoires furent d’abord nombreuses, mais lorsque le général Bugeaud se vit confier la répression en 1840, le pouvoir de l’émir fut atteint. Le 16 mai 1843, sa capitale ambulante, comprenant ses proches, tombait entre les mains des français (prise de la Smala).

L’année suivante, la pression militaire et diplomatique de la France sur le Maroc privait Abdelkader d’une base de repli indispensable. Ses partisans seront progressivement décimés, contraignant leur chef à la reddition (23 décembre 1847).

Bien que la France lui eût promis un libre départ pour l’Orient, l’émir sera incarcéré en France. Libéré en 1852, Abdelkader s’établit à Damas où il consacra à la religion et à la mystique.

Etroitement surveillé, il reste à l’écart des affaires algériennes. Lors de la révolte druze de 1867, il protège efficacement les chrétiens menacés, ce qui lui vaudra le cordon de la Légion d’honneur.

Il mourra à Damas en 1883, chef prestigieux d’une époque, mais figure religieuse toujours respectée.









MEHRI
Omar, C'est une bonne idée bravo.gif

Certes,l'Emir Abdelkader reste l'homme qui a mis en place les bases de la nation algerienne moderne.

Houari Boumédiène, est l'homme d'état qui a mis les premiers jalons de nation algerienne indépendante.
On peut lui reprocher des choses, toutefois, il reste celui qui a récupéré les richesses de notre pays et permis à la quasi-totalité des algériens de beneficier des vertus de l'instruction.
Voici sa biographie que j'ai copiée de http://fr.wikipedia.org/wiki/Houari_Boumediene

Né le 23 août 1932 à Ain hesseinia, près de Guelma, dans une famille pauvre du Constantinois, Boumédiène connut déjà très jeune les événements sanglants du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma, dont il dit plus tard : « Ce jour-là, j'ai vieilli prématurément. L'adolescent que j'étais est devenu un homme. Ce jour-là, le monde a basculé. Même les ancêtres ont bougé sous terre. Et les enfants ont compris qu'il faudrait se battre les armes à la main pour devenir des hommes libres. Personne ne peut oublier ce jour-là. »

Durant les années quarante, il entreprit des études coraniques à l'institut Kettania de Constantine, puis les poursuivit à l'institut Zitouna de Tunis ; il se dirigea par la suite vers l'institut Al-Azhar du Caire.

En 1955, il retourne en Algérie où il rejoint les rangs de l'ALN (Armée de libération nationale). Très vite, il se fait remarquer et occupe le poste de chef d'état-major. Une fois l'indépendance acquise, il devint vice-président et ministre de la Défense du Conseil de la Révolution qui est présidé par Ben Bella. Ne partageant pas les orientations politiques de ce dernier, il décide le 19 juin 1965 de mener un coup d'État au terme duquel il devient le nouveau président de l'Algérie. Sous sa direction, il entreprit plusieurs actions en vue d'estomper sur le plan intérieur, les tensions nées de la guerre d'indépendance. En 1967, il réussit à faire évacuer la dernière base militaire occupée par la France à Mers el Kébir (Oran) ; alors que sur le plan économique, il opte pour le modèle socialiste, il construisit sur la base de ce choix beaucoup d'usines et d'écoles, et contribua surtout, le 24 février 1971, au nom du principe sacro-saint de la récupération des richesses nationales, à la nationalisation des hydrocarbures, au grand dam de la France.

Cette nationalisation réussie conféra à Boumédiène une dimension internationale qui allait s'affirmer deux ans plus tard, à l'occasion du sommet des non-alignés qui réussit à regrouper à Alger les plus grands dirigeants du tiers monde de l'époque. Il s'en est suivi par la suite un soutien très actif aux différents mouvements de libération d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Et c'est en tant que leader du tiers monde que Boumédiène se déplaça en 1974 à New York, pour prendre part à la vingt-neuvième session de l'Assemblée générale des Nations unies ( qui fut présidée par l'Algérie ); il prononça à cette occasion un discours par lequel il exposa une véritable doctrine économique, appelant entre autres à la nécessité de l'établissement d'un nouvel ordre économique international plus juste. En 1975 il accueille le premier sommet de l'OPEP par le biais duquel les membres du cartel ont pu définir une politique pétrolière concertée. Dans le sillage de cette même réunion, il parvint à sceller la paix entre l'Iran (du Shah) et l'Irak de Saddam. Sur le plan intérieur, il fit voter en 1976 une charte en vertu de laquelle il promulgue la constitution d'une Assemblée législative ainsi que la création du poste de président de la République, soumis au suffrage universel.

À partir de l'année 1978, les apparitions publiques du président Houari Boumédiène se font de plus en plus rares, il s'est avéré qu'il souffrait d'une maladie très rare du cerveau, mais il reste que très peu de choses ont été dites à propos des circonstances qui entourent sa mort, qui survint le 27 décembre 1978.
lalahoum
Omar bingo: smile.gif
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Mon hommage à Boudiaf :


Est-ce le reflet de ton âme
Ou bien tes cris de colère
Qui nous a séduit
Tu as été banni de nos livres d’histoire
et nos mémoires étaient vierges de ton nom
Entre tes mains l’Algérie était fière


Dans ta bouche juste un brin de reproche
Secouez vous, réveillez vous, tel était ton message
Pour tout arme
Tu avais tes idées et tes convictions
Le pouvoir ne t’aveuglait pas
En toi, on voyait un père, un grand père
Avec toi l’espoir était de retour
Ni langue de bois ni mauvaise foi


Toi l’homme honnête
Tendre à mon cœur, cher à mon âme
Jusqu'au trépas
Tu joueras pour moi le rôle
De l’homme d’état.

lalahoum.

Je me souviens de ce jour horrible le 29 juin 1992, je venais de finir ma dernière épreuve du bac. Mon papa qui m’attendait à la sortie arborait un air triste. Mon dieu je me suis dit qu e se passe t’il, était-il arrivé malheur à un membre de ma famille ?
Je n’avais pas eu tord oui il était arrivé malheur à un membre de ma famille, Boudiaf à été assassiné me dit papa. Je n’ai rien dit, je ne savais pas quoi dire !
Le soir en regardant les infos, en visualisant la scène de son assassinat j’ai senti mon être s’effondrait, j’ai sombré dans un tel sanglot que je sentais mon corps tremblait.
Je ne vous cache pas qu’au moment même où j’écris ces lignes l’émotion me gagne !
Je n’ai d’autre à rajouter voici sa biographie :

Mohamed Boudiaf est né le 23 juin 1919 à Ouled Madi (Wilaya M’sila).
En 1942, il est commis aux écritures au service des Contributions à Jijel.
Il adhère au P.P.A. et devient un membre important de l’organisation Spéciale ( O.S ).
En 1950, il est jugé et condamné par contumace ; il rejoint la France en 1953 et devient membre du M.T.L.D. Il rentre en Algérie et devient l’un des principaux organisateurs du C.R.U.A. (Comité Révolutionnaire pour l’Unité et Action), membre du groupe des 22 ayant déclenché la guerre de libération.
Le 22 octobre 1956 il est capturé avec ses compagnons suite à l’arraisonnement par l’aviation française de l’avion qui les menait du Maroc vers la Tunisie.
Le 20 septembre 1962, il fonde le Parti de la Révolution Socialiste (P.R.S.). En juin 1963, il est arrêté et exilé dans le sud Algérien où il reste détenu pendant trois mois puis il rejoint le Maroc. A partir de 1972, il se déplace entre la France et le Maroc en activant pour son parti, le P.R.S. et en animant la revue El Djarida.
En 1979, après la mort de Houari Boumediene, il dissout le P.R.S et va se consacrer à ses activités professionnelles en dirigeant à Kénitra au Maroc une briqueterie.
Le 14 janvier 1992, après la démission du président Chadli Ben-Djedid, il fut rappelé pour devenir le président du Haut comité d'État. Par son long exil, il apparaissait en effet paradoxalement comme un homme neuf, non impliqué dans les tribulations de la dictature algérienne et donc susceptible de sortir le pays de l’impasse. Il souhaitait une Algérie démocratique, tournée vers la modernité et disait vouloir mettre fin à la corruption qui gangrenait l'état. Boudiaf est assassiné six mois plus tard, le 29 juin 1992, lors d'une conférence des cadres qu'il tenait dans la ville d'Annaba. Un sous-lieutenant du groupe d'intervention spécial (GIS), Lambarek Boumaarafi, jeta une grenade sur scène et tira une rafale sur le président Boudiaf qui fut touché mortellement. La motivation de son assassinat est sujet de controverse, entre la piste d’une action isolée commise par un militaire ayant des sympathies islamistes et celle d’un complot plus vaste.
source: wikipédia, web.
MEHRI
Merci Lallahoum

J'ai eu les larmes aux yeux en lisant ton poème.

Ces vers dénotent la grande sincérité de tes sentiments vis a vis de ce grand homme, que nous n'avons pas eu la chance de le voir terminer son oeuvre nationaliste.

Tous les algériens ont aimé du fond de leur coeur, ce géant et père de la révolution algérienne.

Nous avons tous été traumatisés et himiliés par cette image sordide, que la television algerienne a montré un certain 29 Juin. Nous avons regrette ce jour d'être des algériens

La diaspora algérienne ne recule devant rien. Elle a programmé en direct, l'assassinat d'un septagénaire dont le seul tors etait de revenir diriger son pays, au detriment de leurs affaires.
lalahoum
Citation (MEHRI @ mardi 02 mai 2006 à 14:49)

La diaspora algérienne ne recule devant rien. Elle a programmé en direct, l'assassinat d'un septagénaire dont le seul tors etait de revenir diriger son pays, au detriment de leurs affaires.

De rien MEHRI comme dh'ab je parle tjs avec mon coeur contente que tu es pu ressentir la sincérité de mes propos!!

Ce que tu dis là est tellement vrai merci d'avoir rajouter ton commentaire, qd tu dis que ce jour là tu as regretté d'être algérien je comprends ton sentiment, moi je me souviens m'être dit "on est foutu c'est fini pour nous".
C’est incroyable comme cet homme à su nous réconcilier, avec la politique, y’en avait marre du « tbal3it , l’hypocrisie », je ne me souviens plus de celui qui lui a succédé, en un mot ça m’importait peu .Je me souviens juste avoir demandé à mon père et lui il est bien ? je n’ai pas eu de réponse, sans silence etait tt de même éloquent: encore une autre marionnette. sad.gif
omar
Lalahoum, j'ai des frissons en lisant ton post sur ce monument du nationalisme algérien.
Cet homme qui a consacré toute sa vie au service de notre belle Algérie!
Cet homme qui a su redonner l'espoir à tout un peuple en détresse et écrasé par des décennies de marginalisation!
Merci pour cet hommage ô combien mérité!
omar
@ Mehri, mon ami, je me permets de te rappeler que c'est ce que on appelle la "mafia politico-financière" qui serait à l'origine de l'assassinat de notre Président Mohamed Boudiaf et non la dispora.
Je me permets, par ailleurs de te rappeler, amicalement, que le terme de diaspora s'applique aux algériens vivant à l'étranger.

Avant de terminer, bravo pour ton post sur Houari Boumédienne!
wanchariss
je ne sais pas comment pouvez juger une perssonne que vous avez jamais connu puisque monsieur boudiaf a vecu au maroc
ou peut etre parceque il a donner l'ordre d'ouvrir des camps de concentration pour des algeriens(islamistes) au milieu du desert que meme la france na pas fait au temp du colonialisme
il a eut ce qu'il merite
le crime ne paye pas
omar
Boudiaf est un des hommes qui ont déclenché la Révolution algérienne et qui ont libéré le pays.

Boudiaf est un des hommes qui se sont sacrifiés pour te permettre d'être un homme libre!

Tu as une vision vraiment sectaire des évènements que notre pays a vécu pendant 10 ans!

Tu devrais avoir un peu plus de respect pour Boudiaf et les milliers d'algériens égorgés par les monstres assoiffés de sang que tu sembles aimés et défendre!

Tu devrais lire l'Histoire de ton pays et montrer un minimum de gratitude envers ces hommes qui t'ont permis d'aller à l'école.

Insulter les morts est une attitude que réprouve la morale et que réprouve notre religion!
lalahoum
Citation (wanchariss @ mercredi 03 mai 2006 à 00:08)
je ne sais pas comment pouvez juger une perssonne que vous avez jamais connu puisque monsieur boudiaf a vecu au maroc

A qui la faute!!


Tu fais partie de ces arbres qui persistent encore à cacher la forêt.


"Inconnu pour la majorité des jeunes algériens, du fait de la culture de l’oubli inséminée par le système qui s’est arrogé le pouvoir, au sortir de la guerre de libération nationale, Boudiaf va tout de suite cristalliser l’opinion. Son pedigree, incontestable et irréprochable, ravit la jeunesse en manque de repères et totalement désenchantée par des gouvernants, qui n’excellent que dans leur reproduction. C’est, non seulement, un nationaliste, un vrai historique, mais aussi et surtout un homme sobre, dont le style de vie et de communication se juxtapose parfaitement à l’image idéale que quêtent les Algériens pour leur chefferie. Boudiaf avait les traits du père de la nation, pour rester dans le schéma, certes, éculé, mais opérationnel dans des situations de grandes fragilités et où tout est à recontextualiser. Malgré de longues années d’exil, en France puis au Maroc où il s’était établi à la tête d’une petite entreprise familiale, Boudiaf ne s’était pas écarté de sa filiation du 1er Novembre 1954"
Par Djamel Bouatta, Liberté



Omar tu as tout dit merci !
omar
lalahoum

Je te remercie!
Je pense qu'il existe des façons de débattre d''un sujet qui ne doivent laisser aucune place à l'invectve et aux dépassements inconsidérés de langage!

Pour la sérénité des échanges et pour faire en sorte que ces dernier soient instructifs, il est, selon moi, indispensable d'étayer les interventions, avec des arguments clairment présentés.

On ne devrait pas se contenter de lancer des propos sans avoir pris, au préalable, ls soin d'expliquer leur sens et leur portée!
lalahoum
Citation (omar @ mercredi 03 mai 2006 à 00:58)

On ne devrait pas se contenter de lancer des propos sans avoir pris, au préalable, ls soin d'expliquer leur sens et leur portée!

En effet Omar, certaines personnes ne savent répondre que par la bêtise et « lahwa, du vent ».
L’Algérie allait s’enfoncer dans des années sombres... Pour Boudiaf, l’islamisme s’est nourri dans la détresse des algériens (Hogra"mépris", chômage) J'ai eu des amis qui ont voté F.I.S juste par esprit de contradiction: pour dire BASTA
à la corruption d'un régime totalitaire.
sylvy
EXCUSEZ-MOI

Y'a t'il d'autres personnalités arabes ??? cool.gif
lalahoum
A ton avis sylvy smile.gif à toi parle nous d'une personnalité homme ou femme t'as vraiment le choix.
sylvy
Euh......bah......euh...... gratte-tete.gif unsure.gif blush.gif
Yo-man
Hello Omar,
bravo.gif pour ce sujet instructif et positif super.gif

Je connais mieux les influences modernes par le journalisme ou les écrivains, mais comme Omar à commencé par une personnalité que j’admire énormément pour ses actions pacifiques et loyales, je me permets de rajouter quelques infos sur l’émir Abd el-Kader :

Les citations qui m’ont le plus marqué de ce grand homme, celles que je trouve les plus significatives de sa sagesse et de sa personnalité. Ces extraits sont tirés d’articles de Bruno Etienne (prof . à l’institut universitaire de France et directeur de l’observatoire du religieux à l’institut d’études politiques d’Aix en Provence.) :

_ Comme un bodhisattva ou le chevalier Kadosch, il retarda sa fana, son extinction dans l’Un, pour, par compassion à l’égard de toutes les créatures, enseigner la bonne voie, le beau modèle, celui de l’acceptation de l’autre. La position de l’émir, tirée de celle de son maître Ibn Arabi, tient au fait qu’il considère que la nomination des hommes ne change rien à l’essentialité de l’Etre, donc que tout orant ( croyant en prière ) ne prie que lui ; il n’y a pas de juif, de chrétien, d’idolâtre inférieur au musulman dans le salut :
« Notre Dieu et le Dieu de toutes les communautés opposées à la notre sont véritablement un Dieu unique […]
Il s ‘est manifesté à tout adorateur d’une chose quelconque _ pierre, arbre ou animal _ sous la forme de cette chose ; car nul adorateur d’une chose finie ne l’adore pas pour elle-même ; ce qu’il adore, c’est l’épiphanie en cette forme du vrai Dieu …
».
Très tôt, cette conviction le conduit à des actes surprenants pour son temps : en pleine guerre de conquête, il négocie les échanges de prisonniers avec Mgr. Dupuch, évêque à Alger, dans des conditions qui lui valent de durables amitiés. Il rédige un traité à cet effet, 100 ans avant les conventions de Genève !
Il existe plusieurs traductions de ces – règlements donnés par l’émir Abd el-Kader à ses troupes régulières – (1843).
« Tout arabe ayant un français ou un chrétien en sa possession est tenu pour responsable de la façon dont il est traité […] Au cas ou le prisonnier se plaindrait des plus petits sévices, l’Arabe qui l’a capturé perdrait tout droit à la récompense. »
Je n’aurai pas l’impudence de rappeler les exactions de l’armée française à cette époque …

Je reprends le fil pour conclure que c’est cet exemple qui m’a fait prendre conscience de la supériorité de la sagesse sur la violence et de ce qu’est une véritable victoire !
Narjess
Cheikh Abdelhamid Ben Badis
Educateur et Réformateur religieux

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Abdelhamid Ben Badis, Président de l'Association des Oulémas musulmans algériens, figure emblématique du mouvement réformiste musulman en Algérie, dans la première moitié du XXème siècle, est né le 5 décembre 1889 à Constantine où il mourut le 16 avril 1940. Il appartenait à une famille patricienne dont les origines remontaient aux Zirides. Bologhine Ibn Ziri, le fondateur d'Alger, est l'une des plus célèbres figures de cette famille princière. C'est dans sa ville natale qu'il apprit le Koran selon les usages traditionnels, et les bases de ses connaissances en langue et littérature arabes, ainsi que celles des sciences de la religion islamique. Tout enfant, il est placé sous le préceptorat de Hamdân Lounissi, adepte de la confrérie mystique des Tidjâniyya, qui marquera durablement le jeune Abdelhamid.

Elève, à partir de 1908, de l'Université Zeitouna à Tunis, il y subit l'influence de maîtres, notamment de Tahar Ben Achour, adeptes du mouvement salafi- réformiste musulman prônant le retour à un Islam purifié de toutes les déformations qui l’avaient dénaturé. Ce mouvement s'était répandu dans la deuxième moitié du XIXè siècle au Proche-Orient et en Egypte. Après avoir obtenu son diplôme en 1912, Abdelhamid va enseigner pendant une année à la Zitouna, conformément aux usages appliqués par cette prestigieuse université tunisienne.

Pour honorer la mémoire et l’œuvre de cet imam du siècle défunt, que fut le cheikh Abdelhamid Ben Badis, illustre éducateur et l’une des grandes figures de notre Panthéon national, le 16 avril a été institué par les pouvoirs publics : Youm El Ilm/ Journée de la science.

lire en detail : http://www.el-mouradia.dz/francais/algerie...hives/badis.htm



lalahoum
Mohamed Bencheneb
Un homme de foi et de culture

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L’homme de culture qu’était ce premier docteur d’Etat algérien

demeure totalement méconnue, notamment par la nouvelle génération. Mohammed Ben Cheneb est l’auteur d’importants ouvrages dont le recueil traite des proverbes algériens et maghrébins des siècles passés.

Il s’agit d’un ouvrage de mille pages scindé en trois tomes, écrit dans les deux langues, arabe et française. Dans le cadre de l’Année de l’Algérie en France, le livre a été réédité et est disponible dans les librairies.

Mohamed Ben Cheneb est né en 1869 à Médéa (70 km à l’ouest d’Alger). Il a assumé, tout au long de sa vie, plusieurs fonctions. Il a été, entre autres, engagé comme instituteur dans un petit village situé aux alentours de la wilaya de Aïn Defla (près de 150 km à l’ouest d’Alger).

Après avoir reçu une formation à l’Ecole normale de Bouzaréah, il poursuit ses études supérieures en arabe et en français pour devenir plus tard professeur à la medersa d’Alger. Ensuite, il succédera à son maître René Basset à l’université. Mohammed Ben Cheneb est l’auteur de plusieurs publications, spécialisées en littérature et en histoire qu’il a publiées dans la Revue africaine. Il a aussi réalisé des dictionnaires en version bilingue (arabe-français).

Mohammed Ben Cheneb est décédé le 5 février 1929. Mais il a laissé derrière lui un héritage qui comprend un ouvrage de trois mille proverbes de tous les temps.

Il ne s'est pas contenté de classer les proverbes par ordre alphabétique afin de faciliter les recherches, d'en donner la traduction accompagnée d'explications pour en indiquer l'emploi, d'en rechercher pour certains d'entre eux les équivalents en français : il note les localités où il les a entendu employés et établit des parallèles avec ceux qui existent dans d'autres pays arabes.


Une anecdote à son sujet : alors qu’il voyageait en train un colon français le traita de « salle arabe » mohammed ben cheneb répondit : « mes pieds sont 5 fois plus propre que votre visage » faisant bien sûr allusion aux ablutions.

source: le web et mes souvenirs biggrin.gif
MEHRI
Merci Lalahoum, pour ses précieuses informations

Tu t'intéresses à l'Algérie profonde, C'est vraiment fabuleux

Des contes de la Casbaah à Mohamed Bencheneb en passant par Nasreddine Dinet, Là sincèrement tu nous livres les trésors de l'Algérie et ses secrets

Merci ya Lala biggrin.gif

lalahoum
De rien Mehri, c'est un plaisir. biggrin.gif
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