La branche nord-africaine du réseau Al-Qaïda a exigé hier la libération de prisonniers en Tunisie et en Algérie en échange de celle de deux touristes autrichiens qu'elle détient. L'ultimatum des ravisseurs, qui menaçent la vie des otages si ils n'obtiennent pas satisfaction, expire dimanche à minuit.

En réponse, le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer a rejeté aujourd'hui toute idée de négociation avec la branche d'Al-Qaïda au Maghreb sur la libération de ses deux ressortissants enlevés en Tunisie, réclamant leur libération immédiate et "sans condition" a indiqué l'AFP.

"L'Autriche ne négocie pas avec des terroristes", a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils n'ont pas "l'intention de répondre aux exigences" des ravisseurs d'autant qu'elles "ne pouvaient pas être remplies" par l'Autriche car "elles concernent la libération de prisonniers qui se trouvent en Tunisie et en Algérie". En conséquence, le chancelier a demandé "la libération immédiate et sans condition de ces otages".