ALGRE (Reuters) - Les forces de sécurité ont abattu il y a trois jours en Kabylie le "cerveau" présumé des attentats à la bombe qui ont ensanglanté récemment l'Algérie, rapporte le quotidien gouvernemental El Moudjahid.
Rachid sid Ali, "conseiller militaire" d'Al Qaïda au Maghreb arabe (AQMI), était tenu pour responsable du triple attentat suicide qui a fait 33 morts à Alger le 11 avril ainsi qu'un attentat suicide au camion piégé contre une caserne de l'armée qui a tué huit soldats trois mois plus tard en Kabylie.
Sid Ali a été abattu, ainsi que son lieutenant Haroun el Achaachi, le 30 juillet grâce à la coopération de la population d'Iboudranène, un village proche de Tizi Ouzou, à l'est d'Alger, précise le journal en citant des sources proches des services de sécurité.
Il supervisait l'ensemble des opérations menée par AQMI, ordonnait de les filmer, s'occupait de trouver les voitures piégées et projetait d'autres "attaques à grande échelle", ajoute le journal.
Emanation de l'ancien Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dernier groupe armé encore actif issu de l'insurrection islamiste de 1992, AQMI, qui a fait allégeance l'an dernier à la mouvance d'Oussama ben Laden, a promis le mois dernier de nouveaux s attentats contre diverses cibles à travers le Maghreb.