| Retour à WebArabic · Charte |
Agenda Arcade
Aide
Recherche
T'Chat
|
| Bienvenue invité ( Connexion | Inscription ) | Recevoir à nouveau l'email de validation |
Ce bandeau s'affiche car vous n'êtes pas encore inscrit(e) ou vous n'avez pas validé votre inscription à l'aide du mail que vous avez reçu.
Pour nous rejoindre et profiter pleinement des forums : cliquer ici !
A tout de suite !
| Pages : (5) [1] 2 3 ... Dernière » ( Aller vers premier message non lu ) | ![]() ![]() ![]() ![]() |
kally ![]() |
Ecrit le : Samedi 13 Mai 2006 19h19
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
![]() TRACES Les traces de nos pas aux plages des Syrtes L'ombre d'un nuage aux fontaines des myrtes Et ce bruit de chevreuil des anges de l'Ombrie Frôlant de leurs pieds nus les vergers endormis. Sillons d'écume que creusent dans les vagues Les chevaux de mer dressant leur crête d'algues Douce morsure au creux d'une nuque laissée Caresse d'une main dans une autre gllissée La mer se referme aux sillages effacés L'oubli vient vite au bras qui fléchissent De l'empreinte des genoux qu'ils ont enlacés Traces perdues, lignes brisées, miroir éteint Qui saura lire dessous la paroi lisse Ce lacis de pistes où s'inscrit le destin ? (Auteur inconnu) Kally |
Nagham ![]() |
Ecrit le : Samedi 13 Mai 2006 19h48
|
![]() Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1446 Inscrit le : 01/02/2006 Humeur : Accompli |
...Eros a secoué mes phrènes, comme le vent qui s'est abattu sur les chênes dans la montagne...
Sappho ----------- Poèmes de Renée Vivien A la femme aimée Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume, Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain. Ton corps se devinait, ondoiement incertain, Plus souple que la vague et plus frais que l’écume. Le soir d’été semblait un rêve oriental De rose et de santal. Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids. Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts En le souffle pâmé des angoisses suprêmes. De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour L’agonie et l’amour. Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes La douceur et l’effroi de ton premier baiser. Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes Parmi des flots de sons languissamment décrus, Blonde, tu m’apparus. Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible, D’infini, je voulus moduler largement Un hymne de magie et d’émerveillement. Mais la strophe monta bégayante et pénible, Reflet naïf, écho puéril, vol heurté, Vers ta Divinité. ---------- Chanson Comment oublier le pli lourd De tes belles hanches sereines, L’ivoire de la chair où court Un frémissement bleu de veines? N’as-tu pas senti qu’un moment, Ivre de ses angoisses vaines, Mon âme allait éperdument Vers tes chères lèvres lointaines? Et comment jamais retrouver L'identique extase farouche, T'oublier, revivre et rêver Comme j'ai rêvé sur ta bouche? ----------- Je t'aime d'être faible Je t'aime d'être faible et câline en mes bras Et de chercher le sûr refuge de mes bras Ainsi qu'un berceau tiède où tu reposeras. Je t'aime d'être rousse et pareille à l'automne, Frêle image de la Déesse de l'automne Que le soleil couchant illumine et couronne. Je t'aime d'être lente et de marcher sans bruit Et de parler très bas et de haïr le bruit, Comme l'on fait dans la présence de la nuit. Et je t'aime surtout d'être pâle et mourante, Et de gémir avec des sanglots de mourante, Dans le cruel plaisir qui s'acharne et tourmente. Je t'aime d'être, ô soeur des reines de jadis, Exilée au milieu des splendeurs de jadis, Plus blanche qu'un reflet de lune sur un lys... Je t'aime de ne point t'émouvoir, lorsque blême Et tremblante je ne puis cacher mon front blême, Ô toi qui ne sauras jamais combien je t'aime ! |
kally ![]() |
Ecrit le : Dimanche 14 Mai 2006 00h37
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
C'est splendide Nagham
~ L'ange ~ Cet ange protecteur des mystères des nuits Gardien de leurs secrets au creux de l'ombre enfouis Doux visage lisse sur l'épaule penché Les mains immobiles sur ses genoux posées Dans la chambre close tout près d l'âtre assis Lui qui sait l'alcôve sombre, les draps dénoués Le lourd sillon où roulent les corps emmêlés Le chemin des caresses, les jeux du désir La houle des soupirs, le cri qui délivre Et le bonheur léger des matins apaisés. Dans la chambre close quand l'ombre s'étendra Vers d'autres cris, d'autres râles quand l'heure viendra Chasseur sans haine, messager impassible Calme nautonier des rives inflexibles Enfin, dressé, est-ce lui qui s'avancera ? (P.Navona) Kally |
Nagham ![]() |
Ecrit le : Dimanche 14 Mai 2006 08h55
|
![]() Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1446 Inscrit le : 01/02/2006 Humeur : Accompli |
Extraits de Blessures de l’eau, de Hyam Shoucair Yared
3 Je ne suis d’aucun lieu, d’aucune vague, d’aucun autre. Penchée sur ta rive l’eau m’a bue entière. 4 Dans le naufrage d’une hanche, une étreinte fait lever des îles. Entre une vague et l’autre, nos mains, trop petites, n’ouvrent plus de caresses. Une seule. Douleur androgyne. 7 Ton odeur est une pensée qui ne cherche aucun port, juste un geste où poser ses pas. Dans mon torse elle trouve une fougue et le vent. 8 Tu empruntes l’escalier de mon corps et touches le bruit, l’argile, le soupir des os : demeure que je ne connais pas. 10 Ta main, racine dévorante sous ma peau traverse une solitude. 11 Je me suis retirée de la nuit pour entrer dans ton corps où ta peur me rejoint. Plus rien ne me capture. Ta main m’ouvre le jour. Je suis ta nudité. 12 Il y a la terre en moi à l’état de montagnes. Des bourrasques sourdes prêtes à tomber sans eaux. Une armée de fourmis se trompe de mort grattant l’onde, soulevant mes hanches. Tu me prends par la terre caressant la plante de mes pieds. Je ris. Parce que je n’avais encore jamais respiré par la terre. 13 Assise sur la falaise qui te surplombe j’ai laissé mon empreinte devenir racine avant de te rejoindre. 14 Tu ranges ton corps dans le mien et tu pars. La crypte de ma main est un geste à venir. Le ciel une sonate dans mon sang milles fois mort. Je ne sais si être dans ma chair est une idée, une phrase. Un germe, produit de moi, de toi. Fleur du sacre qui loue la terre et l’air pour que ce bras pendu à mon épaule habite l’oubli. La flamme n’éclaire plus les hiéroglyphes de ton corps. Seul un geste survit. 16 Que faire de la terre pyromane de mes hanches ? De mes jambes croisées en lotus sur des ombres ? Que faire de mes doigts sans l’oiseau de ton aine, son perchoir de lie ? Que faire de tout ce temps qui tient comme des rats, effeuillant nos poumons dans le plomb de l’attente ? Un boulet dans la gorge, une prison dans la peau je passe d’une rive à l’autre. Dans mon corps- cithare du silence, ta voix pince un sanglot. Aucun son ne me répand dans l’absence. 22 Que ne me laisse- tu ta main pour une aube secrète sur le bois de ma porte ? Je n’ai pu fermer la marée derrière toi. Les murs ne m’ont pas laissée te suivre. Tu pars vers d’autres b’autres bâtisses. Ne regarde aucune ombre en partant. Ne décroche rien. Laisse moi seule avec le mur et la fente où je bois le dard à désunir. Tu ne m’as pas entendu venir à pas de louve, déployée sous tes hanches. 24 Ton souffle sur ma nuque flirte avec l’absence. Ta voix me peuple. Les passants marchent, traversent le vide. Le vent se lit en braille. 28 L’eau s’appuie sur l’eau, ton bassin calé entre mes jambes rattrape un fleuve. J’étends mon silence de vagues séchées. 37 L’écume est à peine une vie, un pont sur le péril des vagues. Peut- être qu’une eau existe ailleurs que dans nos larmes, marée silencieuse de nos corps. 41 Dans ta colonne de sang le mutisme est fontaine. Chaque vertèbre murmure le verbe du silence. Un frôlement sur mes seins ranime une douleur en cascade : être corps sur ta peau. 44 La mer est une fileuse d’algues ; et moi fille de l’eau, j’ai appris son métier. Sur des quenouilles imaginaires je me suis piquée le sang à force de filer des vagues autour de toi. 45 Sous la falaise de tes côtes il n’y a pas la mer, il y a moi, eau lascive qui se répand en grappe jusqu’à tes lèvres. 46 Je n’ai pu faire sécher les algues de ton lit, la mer est morte avant. Dans les cernes de l’eau, un sexe : cerceau ouvert à ta chute. 54 Un fleuve a coulé entre nous, ascendant vers la terre. La poussière attend de l’intérieur. Ton corps panse une mémoire. Me conçoit. Je deviens naissance. Chaos ancestral. Ce message a été modifié par Nagham (Dimanche 14 Mai 2006 08h56) |
kally ![]() |
Ecrit le : Dimanche 14 Mai 2006 12h20
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
Sur ce lit de roseau puis-je dormir encore ?
Sur ce lit de roseaux puis-je dormir encore ? Je sens l’air embaumé courir autour de toi ; Ta bouche est une fleur dont le parfum dévore : Approche, ô mon trésor, et ne brûle que moi. Éveille, éveille-toi ! Mais ce souffle d’amour, ce baiser que j’envie, Sur tes lèvres encore je n’ose le ravir ; Accordé par ton cœur, il doublera ma vie. Ton sommeil se prolonge, et tu me fais mourir : Je n’ose le ravir. Viens, sous les bananiers nous trouverons l’ombrage. Les oiseaux vont chanter en voyant notre amour. Le soleil est jaloux, il est sous un nuage, Et c’est dans tes yeux seuls que je cherche le jour : Viens éclairer l’amour. Non, non, tu ne dors plus, tu partages ma flamme ; Tes baisers sont le miel qui nous donne les fleurs. Ton cœur a soupiré, viens-tu chercher mon âme ? Elle erre sur ma bouche et veut sécher tes pleurs. Cache-moi sous des fleurs. Jeune poéte ~ Ichanour ~ Kally |
Nagham ![]() |
Ecrit le : Lundi 15 Mai 2006 07h36
|
![]() Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1446 Inscrit le : 01/02/2006 Humeur : Accompli |
Oh, si j'étais en ce beau sein ravie
De celui-là pour lequel vais mourant : Si avec lui vivre le demeurant De mes courts jours ne m'empêchait envie : Si m'accolant me disait : chère Amie, Contentons-nous l'un l'autre ! s'assurant Que jà tempête, Euripe, ni Courant Ne nous pourra disjoindre en notre vie : Si de mes bras le tenant accolé, Comme du lierre est l'arbre encercelé, La mort venait, de mon aise envieuse, Lors que, souef, plus il me baiserait, Et mon esprit sur ses lèvres fuirait, Bien je mourrais, plus que vivante, heureuse. Louise Labé |
Narjess ![]() |
Ecrit le : Lundi 15 Mai 2006 11h52
|
|
|
Iqbal: Le chant du temps
Le soleil est dans mon sein, les étoiles sont dans les plis de mes vêtements. Si tu me contemples, je ne suis rien. Si tu regardes en toi, je suis toi-même. Dans la ville et la campagne, dans le palais et la cabane, je suis la douleur et ce qui l'apaise, je suis la joie infinie. Je suis l'épée qui déchire l'univers, je suis la source de la vie. Les Gengis-Khan et les Tamerlan ne sont qu'une poignée de ma poussière. Le tumulte de l'Europe n'est comparable qu'au moindre de mes échos. L'homme et son univers ne sont qu'une de mes esquisses, avec le son de son cœur, je colore mon printemps. Je suis le feu brûlant, je suis le paradis du Très-haut. Vois cet étrange spectacle: je suis à la fois immobile et mouvant. Dans ma coupe d'aujourd'hui, vois se refléter demain. Vois cachés dans mon cœur mille mondes éclatants, vois mille étoiles qui roulent et mille coupoles du ciel. Je suis le vêtement de l'humanité, et la robe de la divinité. Le destin est l'un de mes artifices, la liberté humaine vient aussi de moi. Tu es l'amant de Leyla, je suis le désert de ton amour. Je suis comme l'esprit, au-delà de ta recherche. Tu es le secret de mon cœur, je suis le secret du tien. Je me manifeste par ton esprit, je suis caché dans ton esprit. Je suis le voyageur, et tu es mon but. Je suis le champ, et tu es ma moisson. Tu es la musique de toute harmonie. Tu es l'esprit de la vie. O vagabond fait d'eau et d'argile, vois l'immensité de ton propre cœur: un océan sans borne, contenu dans une coupe. C'est de tes hautes vagues que s'élève la tempête. |
|
|
kally ![]() |
Ecrit le : Lundi 15 Mai 2006 13h21
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
~~ L'amour Outre-Mer ~~
Jusqu'à la fin de la nuit Temps de la rosée du matin Avant que le soleil ne monte à la baie Je resterai près de toi À écouter les perroquets sur les palmiers Et à regarder les mouettes voler dans le ciel À sentir la brise fraîche de la mer Et à surveiller les cerfs-volants dansant si hauts Je t’attendrai à tout jamais Dans cette petite île Au bord du monde Regardant au loin si tu approches Ta peau est lisse comme la soie Mes mains autour de tes hanches Une saveur de lait de cacao J'aurai le goût de tes lèvres Juste une fois ma belle Pour notre îlot d'amour L’espace d’un instant Que notre rencontre soit au rendez-vous Chaque jour vous jouez avec les vagues Vous nager en mer comme une sirène Reine de mes désires les plus gentils Vous êtes un dauphin d'argent Faites les premiers pas belle sirène Dans cette lagune profonde et bleue Regardant ces amants libres comme l’oiseau Voler dans la nuit vers leur lune de miel Ils miroitent comme deux comètes En chantant les crabes du bosquet Écoutez leurs battements de cœur C'est un amour d'outre-mer Viendra bientôt le jour du bonheur Jour de noces dans un palais plein de roses Elle portera une robe blanche Et le rêve deviendra réalité. Regardez juste le bateau rêveur Avancez-vous les amis Le voyage de miel commence ici Et durera toute la vie. (poète inconnu) Kally |
kally ![]() |
Ecrit le : Mercredi 17 Mai 2006 05h10
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
~~ Parles moi ~~
![]() Oh ! j'aurais tant aimé entendre ta voix douce Me susurrer les mots qui séduisent mon coeur Ils chantent à mon oreille comme l’eau de la source Et transcendent l’amour avec tant de fraîcheur. C’est au-delà des mots que ta voix me transporte, C’est un souffle, c’est un son, ta voix est mélodie. Je m’abandonne à elle sur sa vague elle m’emporte Tes mots et puis ta voix raniment mes envies. Oh ! Redis moi encore, ces mots que j’aime entendre, Ces mots simples, qui pour moi sont toujours aussi tendres. Oui, tu sais, ceux qui sont doux comme des caresses. Use, abuse, murmure et joue de ta tendresse, Ta voix devient présence, m’enlace comme l’amant J’entends sans écouter ta voix est un diamant. (inconnu) kally |
kally ![]() |
Ecrit le : Mercredi 17 Mai 2006 06h19
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
Près de toi
![]() Ma vie était sans toi Telle un nuage gris, J'étais seule parfois Et mon coeur assombri. Et puis je t'ai connu, Ainsi, un beau matin, Comme un bel inconnu Debout sur mon chemin. Amoureux, pas à pas, Tu m'ouvrais le chemin; Moi je suivais tes pas Comme on suit son destin. Je marchais près de toi Sans m'éloigner d'un pas, Et mon amour pour toi Croissait à chaque pas. (inconnu) Kally |
kally ![]() |
Ecrit le : Mercredi 17 Mai 2006 07h10
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
~~~~~~~~~~~ Amour ! ~~~~~~~~~~~~~~
Amour ! Pourquoi ma bien-aimée a-t-elle changé ? Oubliée, sa passion et nos liens mon coeur blessé a vu ses rêves dispersés demain, égaré, il ira vers sa perte pardonne-moi : car mon coeur ne peut pleurer ni mes larmes retenues couler tant que sa vision à elle est gravéedans mon esprit et au coeur de mon coeur ô mon amour vaincu, la rosée nest tombée que pour fleurir à jamais le jardin comme une graine aveugle nest enterrée que pour croître, verte pousse, dans les massifs ou comme un cyprès qui, craignant de rompre, ne pliait sous le vent que pour se redresser en drapeau hissé flottant au sommet des monts je porte la trace de larmes-lames pointées vers mon coeur torturé moi qui ai affronté les pleurs de la Vierge serai-je comme loiseau aux ailes rognées étreignerai-je une perle dont la pureté a quasi brisé les fibres de mon coeur ? (Jamal Quawar) Kally |
Nagham ![]() |
Ecrit le : Mercredi 17 Mai 2006 12h52
|
![]() Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1446 Inscrit le : 01/02/2006 Humeur : Accompli |
La saveur du savoir
Dans la nudité des jours et les ajours de la Lune Je laisse deviner ce que tu ne savais pas avant Que je suis toute Nue, que je suis toute à Toi Garde l’arôme des paroles Qui dansent nues sur ma peau Donne- moi les mains avec lesquelles tu dessines Les infinis chemins de miel Qu’à peine je connais presque apeuré Mais que je garde presque en secret Garde ma saveur muette Car je ne dirai rien de ce que tu sais Du frémissement de la flamme du désir Du soudain frisson de te posséder… Dans la nudité des jours et les ajours de la Lune…. Rui Branco --------- Secret Ne raconte pas que J’enlève Ma robe par le haut Ni que je tire les Rideaux Pour épaissir la pénombre Laisse- moi refermer L’anneau Autour de ton cou Avec mes longues Jambes Et l’obscurité de mon puits Ne raconte rien sur mon Echeveau Ni sur la quenouille Ni ce que je fais Avec eux Afin d’entendre crier Maria Teresa Horta --------- Quand tu te déshabilles Quand tu te déshabilles Les rideaux même Ouvrent grand la bouche Sur la lumière du jour Tes yeux demandent Mais tes lèvres exigent Que tes jambes soient inondées De toute la lumière du jour Même ton sexe Noir et scintillant S’éveille peu à peu A la lumière du jour Et la nuit comprend En te voyant dévêtue Le grand mystère Qui hante la lumière du jour David Mourao- Ferreira (kally, je n'arrive pas du tout à lire le poème Parle- moi |
kally ![]() |
Ecrit le : Mercredi 17 Mai 2006 14h40
|
||
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
~~ Parles moi~~ Oh ! j'aurais tant aimé entendre ta voix douce Me susurrer les mots qui séduisent mon coeur Ils chantent à mon oreille comme l’eau de la source Et transcendent l’amour avec tant de fraîcheur. C’est au-delà des mots que ta voix me transporte, C’est un souffle, c’est un son, ta voix est mélodie. Je m’abandonne à elle sur sa vague elle m’emporte Tes mots et puis ta voix raniment mes envies. Oh ! Redis moi encore, ces mots que j’aime entendre, Ces mots simples, qui pour moi sont toujours aussi tendres. Oui, tu sais, ceux qui sont doux comme des caresses. Use, abuse, murmure et joue de ta tendresse, Ta voix devient présence, m’enlace comme l’amant J’entends sans écouter ta voix est un diamant. Kally |
||
lalahoum ![]() |
Ecrit le : Mercredi 17 Mai 2006 22h25
|
||
|
|
Coucou Naghem j'aime bien celui là Ce message a été modifié par lalahoum (Mercredi 17 Mai 2006 22h26) |
||
|
|
kally ![]() |
Ecrit le : Mercredi 17 Mai 2006 23h26
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
~~~Ici je t'aime~~~
![]() Ici je t'aime. Dans les pins obscurs le vent se démêle. La lune resplendit sur les eaux vagabondes. Des jours égaux marchent et se poursuivent. Le brouillard en dansant qui dénoue sa ceinture. Une mouette d'argent du couchant se décroche. Une voile parfois. Haut, très haut, les étoiles. Ô la croix noire d'un bateau. Seul. Le jour parfois se lève en moi, et même mon âme est humide. La mer au loin sonne et résonne. Voici un port. Ici je t'aime. Ici je t'aime. En vain te cache l'horizon. Tu restes mon amour parmi ces froides choses. Parfois mes baisers vont sur ces graves bateaux qui courent sur la mer au but jamais atteint. Suis-je oublié déjà comme ces vieilles ancres. Abordé par le soir le quai devient plus triste. Et ma vie est lassée de sa faim inutile. J'aime tout ce que je n'ai pas. Et toi comme tu es loin. Mon ennui se débat dans les lents crépuscules. Il vient pourtant la nuit qui chantera pour moi. La lune fait tourner ses rouages de songe. Avec tes yeux me voient les étoiles majeures. Pliés à mon amour, les pins dans le vent veulent chanter ton nom avec leurs aiguilles de fer. (Willie Lapierre) Kally |
MEHRI ![]() |
Ecrit le : Jeudi 18 Mai 2006 09h26
|
|
|
La mer et l'amour
Et la mer et l'amour ont la mer pour partage Et la mer est amère, et l'amour est amer. L'on s'abîme en la mer aussi bien qu'en l'amour, Car l'amour et la mer ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage. Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer qu'il ne se laisse pas par l'amour emporter Car tous deux ils seraient sans hasard de naufrage La mer de l'amour eut la mer pour berceau, Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau. Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes. Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux, Ton amour qui me brûle est si fort douloureux, Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes... Pierre de Marbeuf |
|
|
Nagham ![]() |
Ecrit le : Jeudi 18 Mai 2006 11h43
|
![]() Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1446 Inscrit le : 01/02/2006 Humeur : Accompli |
Si ton âme te reproche de me voir si proche
Jure à cette âme aveugle que je suis ton Désir, Ton âme sait qu'ici le désir tient sa place; Exauce par amour, ma douce, mon voeu d'amour. De Désir brûlera le trésor de ton amour, Ah, remplis- le de désirs, mon désir est unique; Nous serons à l'aise dans un vaste nombre Au milieu de la foule on ne compte personne. Laisse- moi donc, dans le nombre, passer inaperçu, Bien que je fasse partie de la totalité. Et prends- moi pour rien, s'il te plaît d'avoir eu Ce rien que je suis, si cela te fut doux. Fais de mon nom ton amour, ton amour pour toujours; Et ce sera m'aimer car nom nom est Désir. Shakespeare |
Nagham ![]() |
Ecrit le : Jeudi 18 Mai 2006 16h12
|
![]() Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1446 Inscrit le : 01/02/2006 Humeur : Accompli |
Passions diagonales
De quoi parle l'aube? Le murmure des pavés? Les silences de liqueur? De quoi parle la nostalgie d'une étoile fugitive? Ils parlent de nous, mon Amour. Que connaissent les ruelles? Et la mémoire des balcons ancrés dans le soleil couchant? Que connaissent les cristaux des passions diagonales? Ils nous connaissent, mon amour. Pourquoi revient cette tristesse? Le destin à notre table? Le silence d'une procession? Pourquoi tout retourne à la mer Sans même avoir besoin de revenir? C'est pour nous qu'ils reviennent, mon amour. Pourquoi tout s'en va un jour? Ce qui embrasait nos lèvres Jusqu'à n'être plus personne. Tout est eau qui coule Et chaque fois que quelque chose meurt en nous, Elle renaît un peu plus loin. Joao Monge ----------- Circe Mon amour envahit mon corps Avec de légers baisers sur les doigts Pour que les ombres de ta peau Apprennent mes secrets Mon amour envahit ton corps Avec les baisers légers des doigts Pour que les ombres de ma peau Naviguent dans tes secrets Mon amour envahit mon corps Avec de légers baisers plein les doigts, Pour que les ombres de ma peau S'allègent de tes secrets. Julio Pomar |
kally ![]() |
Ecrit le : Jeudi 18 Mai 2006 18h05
|
|
Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1483 Inscrit le : 26/03/2006 |
Un monde parfait
![]() Dans un monde parfait Chaque jour avec toi je me réveillerai, Chaque soirs mes bras je t offrirai, Chaque instant près de toi je serai, Chaque moment j’apprécierai. Dans un monde parfait, Je serai la, a tes cotés, Ton visage tous les jours m’illuminera, Les jours de tristesse tes larmes je sécherai, Des aubes, des aurores, de bonheur je te fabriquerai. Dans un monde parfait, Merveilleux tes rêves seraient, Je contemplerait tes paupières se fermer, Je sentirai ton souffle s accentuer, Dors ma princesse, je te veillerai…… Dans un monde parfait, De ta source chaque soir je m’enivrerai, Sur ton corps l’amour je dessinerai, La sève, de ton intimité j’extrairai, Et de ton calice je me désaltérerai. Dans un monde parfait, Un fil d’or entre nous je broderai Tu es ma perle, mon bien le plus sacré Sur un plateau d’or, ta vie je servirai, Pour toi je me sacrifierai. Dans un monde parfait Tous les soirs devant notre cheminée, Mes yeux continueront a te dévoré, Ma main dans ta main je glisserai, Mes bras encore te protégeront. Dans un monde parfait, Le calendrier de la vie je figerai, Jamais le mot regret sera prononcé Nous serons fiers de nous aimer. Mon dernier souffle c’est a toi que je le transmettrai. Dans ce monde parfait Si le ciel te réclame avant moi, Ce monde serait tellement parfait Que ma vie je t’offrirai, Et en toi j’existerai……. Dans ce monde parfait, Du haut tous les jours je continuerai A te murmurer je t’aime Et pour l’éternité Je continuerai a t‘aimer (Dominique) Kally |
Nagham ![]() |
Ecrit le : Jeudi 18 Mai 2006 18h15
|
![]() Maxi-WebArabien ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : WebArabiens Messages : 1446 Inscrit le : 01/02/2006 Humeur : Accompli |
Je pense que c'est un fil d'une grande beauté.
|
|
|
Pages :
(5) [1] 2 3 ... Dernière »
|
|