Yémen
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Yémen (اليَمَن, al-Yaman), officiellement appelé République du Yémen ( الجمهورية اليمنية, al-Jumhuuriyya al-Yamaniyya) GéographieLe Yémen se subdivise en plusieurs unités topographiques distinctes: une plaine côtière étroite et sablonneuse, le plateau du Yémen aride et montagneux qui s'élève jusqu'à plus de 3.000 mètres, la chaîne montagneuse du Yémen où le mont Hadur Shu'ayb avec ses 3.760 mètres d'altitude représente le point culminant de la Péninsule arabique, l'étroite plaine côtière aride de Tihama en bordure de la mer Rouge et un vaste plateau désertique descendant jusqu'au Rub'al Khali. La plaine côtière au climat chaud et humide est aride. Les territoires désertiques bénéficient de moins de 41 centimètres de pluie par an alors que les précipitations arrosant la région montagneuse du sud-ouest atteignent, quant à elles, plus de 41 centimètres. Histoire du paysVoir article complet : Histoire du pays Histoire contemporaine
La République du Yémen a été créée en 1990, après l'unification de la République arabe du Yémen (RAY) et de la République démocratique et populaire du Yémen (RDPY). La RAY était communément appelée Nord-Yémen et la RDPY, Sud-Yémen, bien que ce Sud-Yémen se trouve en fait plutôt à l'est et au sud-est du Nord-Yémen. En mai 1994, la guerre civile éclata entre dirigeants du Nord et du Sud-Yémen, qui avaient conservé des armées et des forces de sécurité séparées, de même que des différences politiques. Le conflit, qui dura plus de deux mois, fit des milliers de victimes et causa de sérieux dommages au niveau de l'économie et des infrastructures. Il s'acheva par la défaite des sécessionnistes du Sud et permit la survie du Yémen unifié. Depuis 1990, le président du Yémen unifié est Ali Abdallah Saleh, ancien dirigeant du Nord-Yémen. Ali Salem al-Baïd, l'ancien leader du Sud-Yémen, a occupé la fonction de premier ministre jusqu'à la guerre civile de 1994, durant laquelle il a conduit les forces sécessionnistes. Réélu en 1994 pour un mandat de cinq ans, Saleh a de nouveau remporté les élections en 1999, obtenant 96,3% des suffrages exprimés. GouvernementEn avril 1993 eurent lieu les premières élections depuis l'unification du pays afin de désigner les 301 membres du parlement. Les premières élections multipartites de la Péninsule arabique furent soumises au suffrage universel. Les anciens partis dirigeants du Yémen du Nord et du Yémen du Sud fusionnèrent pour que le Yémen soit gouverné par un parti unique. Le premier président fut Ali Abdullah. Les habitantsLa population est presque essentiellement constituée d'Arabes et de musulmans. Plus de la moitié de celle-ci fait partie de la secte islamique de Sunnah. La tribu des Zaydi adhère à la secte de Shi'ah. Environ 90% de la population est répartie dans des tribus vivant dans des villages et de petites villes au sud-ouest du pays. Quelques tribus nomades, spécialisées dans l'élevage des chameaux, occupent les régions intérieures du plateau. Le Yémen possède le taux d'analphabétisme le plus élevé de toute l'Asie. La majeure partie de la population adulte n'a jamais été officiellement scolarisée bien que l'état ait mis en place des écoles primaires et secondaires gratuites. Les universités de San'a et d'Aden se chargent de l'enseignement supérieur. L'arabe est la langue officielle. Les traditionsVie en sociétéAu Yémen, l'habitat varie d'une région à l'autre. Dans la Tihama, près de la mer Rouge, les gens vivent dans des habitations en roseau. Les habitants des montagnes – souvent des agriculteurs ou des éleveurs – résident parfois dans des maisons en pierre ou en pisé, de plusieurs étages, souvent décorées de façon complexe avec de l'albâtre ou des vitraux. Les citadins habitent également ces demeures traditionnelles, ou des appartements et des maisons plus modernes. Au Yémen, les femmes vivent le plus souvent à l'écart des hommes n'appartenant pas à la famille, même si cela est moins vrai à la campagne et dans l'ancien Sud-Yémen, où les conditions de vie sont plus souples. L'un des rites yéménites élevé au rang d'institution est la «session de qat», une réunion d'après-midi détendue au cours de laquelle hommes et femmes discutent séparément tout en mâchant les feuilles au pouvoir légèrement narcotique du qat, ou khat. Le régime alimentaire des Yéménites est à base de riz, de pain, de légumes, de poisson et d'agneau. Un ragoût épicé, le salta, est l'un des plats les plus populaires du Yémen. L'artLes cultures des divers groupes régionaux du Yémen sont marquées par des différences notables. Nombre d'habitants de l'Hadramaout témoignent de l'influence culturelle du Moyen-Orient, avec laquelle le district entretient des relations commerciales depuis toujours. La cosmopolite Aden, autrefois régie par le Royaume-Uni, porte toujours des traces de la culture du sous-continent indien. Le Yémen a une tradition riche et variée en matière d'art et d'artisanat. Outre la peinture, la sculpture et la ferronnerie, le vitrail est l'une des formes majeures d'art populaire; on utilise souvent du verre aux couleurs éclatantes pour la décoration d'édifices publics et de maisons particulières. Le Yémen du Nord est connu pour ses délicats bijoux en argent; autrefois ceux-ci étaient souvent l'œuvre d'artisans juifs, installés depuis en Israël. Les Yéménites ont également une tradition de littérature orale. Des poésies sont souvent déclamées à l'occasion de fêtes ou diffusées par la radio ou la télévision. Le pays est orné d'ouvrages à l'architecture spectaculaire, depuis les villages de pierre fortifiés à flanc de montagne jusqu'aux gratte-ciel de pierre et de torchis, souvent décorés dans un style très fleuri, de Sanaa et de Shibam. On trouve d'autres exemples d'architecture étonnante dans les constructions tortueuses en terre de Sa‘dah, au nord, et dans les bâtiments en pisé et aux motifs géométriques de Zabîd, dans la Tihama. Parmi les sites culturels du Yémen figure le palais républicain de Sanaa, jadis résidence de l'imam, le responsable politique zaydite. Il existe d'importantes mosquées dans la plupart des grandes villes du Yémen; on en dénombre plus de 40 dans la seule Sanaa. La plus remarquable est la Grande Mosquée de Sanaa, important lieu de culte zaydite. EconomieL'agriculture représente la principale activité économique et emploie plus de la moitié de la population active du Yémen. Le sorgho est cultivé dans les régions du sud-ouest et le coton dans celles de Tihama et autour de Lahej. Les autres cultures concernent les tomates, le café, le millet, les pommes de terre, le sésame, le tabac et le blé. Le Kat, dont l'écorce possède un pouvoir narcotique, est devenu un produit agricole très rémunérateur et les meilleures terres sont consacrées à sa culture. Le Yémen se consacre également à la culture de fruits comme les bananes, le raisin, les papayes et les melons d'eau. L'élevage de moutons, de chèvres et de bétail est pratiqué dans les prairies et les pâturages qui couvrent à peu près un tiers du territoire. La pratique de la pêche, en pleine expansion, est concentrée dans la région de Mukala. Des gisements de pétrole suffisamment importants pour être exploités commercialement ont été découverts en 1983. Les raffineries d'Aden et de Marib, dépendantes du pétrole importé, couvrent plus de la moitié de la production industrielle. On trouve également des usines de ciment, de briques et de tuiles, de peinture, d'allumettes, ainsi que des usines textiles, de mise en bouteille de boissons sucrées et de plantes fourragères. La maroquinerie, le tissage et la joaillerie font partie de l'artisanat traditionnel. Les principales exportations du Yémen concernent le café, les cigarettes, les biscuits, la maroquinerie, le raisin et le sésame. Les importations concernent les produits alimentaires, les biens de consommation et de transport ainsi que l'outillage. Les aéroports internationaux sont situés à Hodeina, San'a, Ta'izz, Khormaksar et Riyan. Le Yémen possède environ 40.000 kilomètres de routes mais est totalement dépourvu de réseau ferroviaire. Communication et éducationCommunicationLe Yémen possède des aéroports internationaux à Sanaa, Aden, Taïz, Hodeïda, Sagwun, et Al Mukalla, ainsi qu'un bon réseau aérien national. Les ports d'Aden et de Hodeïda donnent accès aux principales routes maritimes. Il n'existe pas de voies ferrées, mais depuis les années soixante un vaste réseau de routes pavées se substitue aux pistes. Camions et voitures sont désormais largement utilisés pour le transport par voie terrestre; de nombreux Yéménites continuent cependant à leur préférer ânes et chameaux. La fourniture d'équipement divers (électricité, eau, évacuation des eaux usées, accès au téléphone, à la radio et à la télévision) s'améliore à travers tout le pays. Au début des années quatre-vingt-dix, le Yémen compte environ cinq stations de radios et dix chaînes de télévision; le gouvernement contrôle la diffusion des programmes. Les principaux quotidiens yéménites sont l'Al-Thawra – l'organe du gouvernement –, à Sanaa, et le 14 October, à Aden. EducationJusqu'à Jusqu'à ces dernières années, très peu de Yéménites accédaient à l'enseignement : le pays a toujours eu l'un des plus faibles taux d'alphabétisation d'Asie. Cela vaut surtout pour les femmes du Yémen, qui n'ont généralement pas été encouragées à suivre des études. Cependant, la constitution yéménite garantit à tout citoyen le droit à l'éducation, mais le système éducatif du pays - probalement meilleur au sud qu'au nord - oublie encore une trop grande partie de la population, notamment au niveau primaire de l'enseignement. S'il existe des écoles publiques dans les grandes villes, les enfants de la plupart des zones rurales vont dans des écoles religieuses musulmanes. Beaucoup d'étudiants issus des écoles secondaires du Yémen se dirigent à présent vers l'université de Sanaa et l'université d'Aden, qui se développent toutes deux depuis les années soixante-dix. L'Association internationale de développement (Ida) contribue à cet essor de l'enseignement. Voir aussi |










