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Somalie

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La Somalie (الصومال‎, aṣ-Ṣūmāl), appelée officiellement République Démocratique de Somalie ( جمهورية الصومال‎, Jumhūriyyat aṣ-Ṣūmāl) est située dans la Corne de l'Afrique, partie la plus à l'est du continent africain. C'est un des pays les plus pauvres du monde.

Géographie

La Somalie s'étend au delà de l'équateur au sud, jusqu'au golfe d'Aden au nord et est bordée à l'est par l'océan Indien, au nord-ouest par Djibouti, à l'ouest par l'Ethiopie et au sud-ouest par le Kenya. La Somalie occupe une superficie de 637.660 kilomètres carrés.

La capitale de la Somalie est Mogadishu (Mogadiscio) qui est aussi la plus grande ville et le centre commercial du pays.

Le paysage est surtout constitué de plaines et de plateaux. Le Guban, une plaine semi-aride, est parallèle au golfe d'Aden dans la partie septentrionale du pays. Elle est recouverte de broussailles et son apparence est austère. Au sud-ouest, se dressent les montagnes Ogo Highlands, qui forment le point culminant du pays. Shimbir Berris est le sommet le plus élevé avec une altitude de 2.408 mètres. Au sud, les montagnes laissent la place à la région du Haud, qui est plus fraîche mais aussi plus sèche. L'extrême sud est principalement constitué de plaines. Le littoral de l'océan Indien est bordé de dunes de sable permanentes. Les deux rivières principales sont la Juba et la Wabi Shebelle. La région située entre ces deux rivières est la plus riche zone agricole du pays.

Climat

Le climat oscille entre un climat subtropical aride et un climat tropical. En été, les températures moyennes de la côte nord est varient entre 35° C et 38° C, alors que dans le sud, les températures annuelles se situent autour de 28° C. Les précipitations sont généralement plus importantes dans le sud et dans l'est. Les sécheresses sont fréquentes. On rencontre uniquement des forêts dans les hautes terres. La végétation se compose principalement d'arbustes. Environ la moitié des terres est formée de pâtures destinées à l'élevage du bétail. La faune se compose de lions, de léopards, d'éléphants, de hyènes, de renards, de girafes et de zèbres.

Gouvernement

La Somalie est une république démocratique. Il n'y a pas de gouvernement central, le pays étant actuellement divisé en différentes zones contrôlées par des seigneurs de la guerre qui s'opposent. Cependant, les structures politiques traditionnelles fondées sur l'appartenance aux clans existent toujours et tiennent une place importante. Dans le Nord, la coutume attribue le pouvoir à un shir, sorte de conseil nommé par divers clans.

Il n'y a pas de hiérarchie au sein du shir mais un chef (le sultaan) est souvent élu. Les décisions sont prises à l'unanimité. Le shir peut déclarer la guerre ou la paix et prendre des mesures au nom de tous les participants. Les alliances n'étant ni définitives ni stables, un shir ne peut être considéré comme une autorité permanente. Des partis politiques tels que le Congrès de la Somalie unie (CSU) sont des exemples de shir modifié. Les conflits interclaniques sont souvent arbitrés au moyen du dialogue ou de la guerre par un comité non officiel désigné par le shir.

Dans les clans du Sud, les chefs sont en principe les vieux sages des villages. Cela donne un semblant de fixité aux corps dirigeants mais la vie politique est loin d'être insitutionnalisée. Les changements au sein des organisations locales traditionnelles révèlent les tensions entre l'autorité centrale (particulièrement si elle est dominée par un autre clan) et le gouvernement national.

Histoire contemporaine

Article complet : Somalie : histoire du pays

Histoire contemporaine

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En 1960, le Somaliland italien (rebaptisé depuis Somalie) fusionna avec la Somalie britannique, et la république unie de Somalie fut proclamée.

Le nouvel État éleva aussitôt des prétentions sur l'Ogaden, plateau frontalier occupé par l'Éthiopie et peuplé de nomades somalis, et une longue guerre larvée entre les deux pays commença en 1964. En 1969, un coup d'État porta au pouvoir le général Mohammad Siyad Barré, qui suspendit la Constitution et le Parlement, interdit les partis politiques d'opposition et proclama la république démocratique de Somalie. Il instaura un régime socialiste soutenu activement par l'URSS (qui y installa en 1975 une base aéronavale pour le contrôle de la mer Rouge) et chercha à réduire l'influence des clans en les déclarant officiellement hors la loi.

En 1977, la Somalie envahit l'Ogaden, entra en guerre avec l'Éthiopie et rompit ses relations avec l'URSS qui soutenait le régime marxiste d'Addis-Abeba. Elle se tourna vers les États-Unis. Au début des années quatre-vingt, les autorités somaliennes durent faire face à deux mouvements d'opposition armée, tous deux soutenus par l'Éthiopie, le clan des Issas, à la tête du Mouvement national de Somalie (MNS), et les Majerteen, représentés par le Front démocratique pour le salut de la Somalie (FDSS). La répression du gouvernement fut inefficace et Siyad Barré quitta le pouvoir en 1991. Les combats entre bandes ennemies reprirent, et la Somalie sombra dans l'anarchie, les Issas, représentés par le MNS, instaurèrent dans le Nord la république indépendante du Somaliland. En octobre, la scission du Congrès de la Somalie unifiée (CSU) donna naissance à deux factions rivales, le mouvement du général Mohammed Farah Aidid et l'Alliance nationale somalienne (ANS) d'Ali Mahdi, qui entrèrent en guerre dans le sud du pays en commençant par la capitale, Mogadiscio.

Devant l'intensification des combats, les États-Unis, sous l'égide des Nations unies, lancèrent Restore Hope («Rendre l'espoir»), une intervention militaire pour protéger les organisations humanitaires qui tentaient de porter secours à la population gagnée par la famine. Mais en février 1995, les Casques bleus, auxquels s'attaquèrent violemment les clans rivaux, évacuèrent le pays,sans avoir réussi à régler la situation politique.

L'opération coûta la vie à plusieurs Casques bleus et membres des organisations humanitaires. Un accord de paix entre les deux factions en guerre fut signé en mars 1994, puis un autre dans le sud en juin. Cependant, les combats continuent en Somalie et les alliances entre les clans changent. L'espoir d'un gouvernement national durable s'efface. Après les négociations qui se sont déroulées en Éthiopie en janvier 1997, les leaders des différentes factions ont eu le projet de former le premier gouvernement de ce genre depuis six ans, mais les grandes figures, notamment Hussein Mohammed Aidid, fils et successeur de Mohammed Farah Aidid, assassiné, s'y opposent.

Les habitants

Les Somaliens forment le principal groupe ethnique du pays. Environ la moitié de la population mène une existence de nomades et élève du bétail. Ils se déplacent jusqu'au Kenya et en Ethiopie pour y faire paître leurs troupeaux. Les cultivateurs et les éleveurs sédentaires vivent principalement dans la partie sud du pays. Les zones habitées sont de petites tailles et très parsemées.

On estime la population de la Somalie à 7,43 millions d'habitants (estimation 2000). Plus des trois quarts de la population est composée de Somalis mais il existe une importante communauté arabe sur le littoral. Dans le Sud vivent les Sabs, organisés en communautés agricoles, et dont sont issues les deux principales familles, Digils et Rahanwayn.

Le somali et l'arabe sont les langues officielles, mais l'anglais et l'italien sont également parlés couramment.

Environ la moitié de l'islam constitue la religion officielle et la plupart de la population est musulmane de confession sunnite.

Les traditions

A table

On trouve plus facilement des fruits et des légumes frais dans le sud de la Somalie que dans le nord. Les cultures les plus répandues sont les céréales, les tomates, les laitues, les agrumes et les bananes. Les productions agricoles ont été gravement endommagées par les guerres, la sécheresse et les inondations. Les bergers nomades du Nord vivent traditionnellement de l'élevage. La viande et les produits laitiers, comme le lait de chamelle, servent de base à leur alimentation. Le mot «somali» vient de deux mots qui signifient à peu près : «du lait pour soi». Comme tout musulman, les Somaliens doivent s'abstenir de manger du porc et de boire de l'alcool.

Vie en société

À la différence des femmes, les hommes se serrent souvent la main pour se saluer. Pour faire connaissance, l'usage est de demander des nouvelles du clan de son interlocuteur, et la réponse détermine le comportement mutuel.

Chacun s'adresse à l'autre par son nom ou son surnom dans la pratique courante. Les Somaliens se considèrent égaux et n'attachent pas d'importance aux titres; il n'existe pas, en langue somalie, d'équivalents à «Monsieur», «Madame» ou «Mademoiselle».

Rendre visite aux amis et aux parents est une tradition sociale primordiale que la guerre civile et la famine ont interrompue, même si les hommes ont conservé l'habitude de se réunir pour le thé et de mâcher du qat (feuilles de l'arbuste du même nom recherchées pour leur effet enivrant).

En ville, les femmes se retrouvent seulement chez elles ou au marché tandis que les hommes ont de multiples occasions de se rencontrer. Dans les zones rurales, les gens se réunissent plutôt en famille. Femmes et hommes sont alors séparés sauf dans les villes où ils se mélangent.

Vacances et fêtes

La principale fête musulmane est la cérémonie de clôture du mois du Ramadan. Quarante jours après la fin du Ramadan, fixé par le calendrier lunaire, on commémore le jour où Abraham accepta de sacrifier son fils. Cette fête marque également la saison des pèlerinages. Le pays fête aussi d'autres événements religieux et laïques. La fête de l'Indépendance est célébrée le 1er juillet.

L'art

La poésie a toujours occupé une place de choix, et la société somalienne est considérée comme une nation de poètes. Aujourd'hui, poèmes et chansons sont enregistrés sur cassette. De nombreux poèmes ont pour thème les amours de jeunesse, mais d'autres font référence à certains événements politiques.

La poésie politique, appelée gabay, a gardé une place très forte pendant les troubles. Au cours des siècles passés, elle était utilisée pour transmettre des messages parfois même entre belligérants. Sa signification est tantôt ambiguë, tantôt très claire, selon l'intention du poète. Certaines métaphores poétiques sont bien connues dans la société somalienne et facilitent par là même l'unification de la culture. La poésie, dont les styles sont variés, fait usage de l'allitération et de règles complexes de scansion et de débit rythmé.

Les danses somalies sont acccompagnées de chants, d'instruments à cordes (dans le Sud) et de percussions. Deux rangées séparées d'hommes et de femmes dansent en parallèle, tandis que d'autres forment des cercles dans lesquels des danseurs seuls ont suffisamment d'espace pour se mouvoir.

Economie

L'économie de la Somalie repose principalement sur l'élevage et l'agriculture, bien que 13% seulement des terres soient cultivables.

Les bananes constituent la principale production commerciale et la principale exportation du pays. Elles sont cultivées le long des rivières Juba et Wabi Shebelle.

Les autres cultures comprennent la canne à sucre, le sorgho, le maïs, les graines de sésame et les fruits. La Somalie produit également de l'encens et du myrrhe. Les pêcheries se sont développées à partir du milieu des années 70, et cette industrie est maintenant en expansion. Le sol du pays contient du gypse, du minerai de fer et de l'uranium.

Communication et éducation

Communication

La plupart des gens se déplacent à pied. Certains utilisent comme moyen de transport une charette tirée par un âne. En principe, les gardiens de chameaux ne montent pas leurs bêtes, et ce sont d'autres bêtes qui servent à tirer les charettes ou à transporter les charges. Dans tout le pays, d'énormes camions, qui font souvent l'objet de pillages et de détournements, transportent les marchandises et les biens d'équipement. Les routes, rarement pavées ou goudronnées, sont peu praticables par temps de pluie. Il n'y a pas de chemin de fer, et la guerre a mis fin aux liaisons entre villes par bus. La Somalie possède plusieurs aérodromes et comptait autrefois une ligne aérienne intérieure.

Education

L'éducation est gratuite pour tous les niveaux d'études, mais elle n'est pas obligatoire. L'illétrisme a longtemps été un problème et, jusqu'en 1972, l'alphabet n'existait même pas. C'est durant cette année que le gouvernement a fini par adopter l'alphabet latin et depuis, le taux d'illétrisme a considérablement diminué.

Voir aussi

 
Dernière modification: 25/06/2009 17:26
 

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