Yasser Arafat
Dès lors, la vie de Yasser Arafat s'identifie à l'histoire du Fatah et à celle de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dont il prend la tête en février 1969, arbitrant les oppositions entre les différentes factions, se réclamant à la fois du marxisme, du nationalisme arabe et de l'islam. Abou Ammar, son nom de guerre, est entouré d'une légende qui lui attribue une chance surnaturelle capable de déjouer toutes les tentatives d'attentats dont il est l'objet. Cette dualité militaire et diplomatique a fait de lui un négociateur itinérant infatigable qui cherche à s'attacher le soutien souvent contradictoire des « pays frères », mais aussi celui des Européens et des États-Unis. De fait, Yasser Arafat incarne désormais le peuple palestinien. L'image de l'ancien activiste au célèbre keffieh et uniforme vert olive, responsable d'une organisation qui s'est rendue coupable de nombreux attentats meurtriers au Moyen-Orient comme dans le reste du monde, a cédé la place à celle du président de l'Autorité palestinienne, cherchant à conduire son peuple vers une paix durable et digne. En 1993, il signe les accords d'Oslo. En 1994, il reçoit le prix Nobel de la Paix. |








