Liban
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Etat arabe du Moyen-Orient bordé au nord et à l'est par la Syrie et au sud par Israël, la République du Liban (لبنان, Lubnān) est située sur la rive orientale de la Méditerranée. Couvrant une superficie de 10.400 kilomètres carrés, le pays possède 217 kilomètres de côtes et sa largeur moyenne est de 48 kilomètres. Beyrouth, la capitale, est également la plus grande ville du Liban. GéographieTopologiePays au relief accidenté, le Liban est couvert par deux chaînes de montagnes parallèles. La chaîne du Liban est séparée de la Méditerranée par une étroite plaine côtière, tandis que la chaîne de l'Anti-Liban court le long de la frontière syrienne. Entre les deux chaînes s'étendent les terres fertiles de la vallée de Bekaa. Elles sont irriguées par les eaux du fleuve Litani, qui coule vers le sud puis tourne brutalement vers l'ouest pour se jeter dans la Méditerranée après avoir traversé la chaîne du Liban. ClimatLa côte bénéficie d'étés chauds et secs et d'hivers doux et pluvieux, tandis que la vallée de Bekaa connaît des étés très chauds et des hivers frais. Les montagnes subissent de fortes chutes de neige et de pluie en hiver, en particulier sur les versants ouest. La végétation varie avec l'altitude et le climat. Les riches terres de la plaine côtière sont propices à la culture des oranges, des olives, des bananes, des figues et du raisin. Aux pieds des collines poussent des pommes et des pommes de terre. La vallée de la Bekaa, fertile région agricole, produit du tabac, des légumes, du coton, des céréales et des mûres. Les montagnes, à la végétation détruite par l'érosion, sont très arides. Les célèbres cèdres du Liban ne se trouvent plus guère que dans quelques endroits protégés. GouvernementDepuis l'indépendance du Liban en 1943, le pouvoir est traditionnellement partagé entre les communautés chrétiennes et musulmanes. Ainsi, le président est maronite, le premier ministre sunnite et le président de l'Assemblée chiite. Le ministre de la défense est souvent druze. Le Parlement unicaméral est constitué d'une Assemblée dont les membres, élus pour un mandat de quatre ans, représentent des communautés religieuses plutôt que des partis politiques. Le président est élu par l'Assemblée pour une période de six ans et nomme le premier ministre. Depuis un accord survenu en 1989, les sièges du Parlement sont répartis également entre groupes chrétiens et musulmans. Histoire du paysArticle complet : Liban : histoire du pays Les habitants
Plus de la moitié de la population est musulmane, tandis que l'autre moitié est chrétienne. Les groupes musulmans les plus importants sont les sunnites et les chiites, suivis par les Druzes. Les chrétiens sont en majorité maronites, Grecs orthodoxes ou catholiques. Le pays possède également une minorité kurde, protestante et juive. Il existe 17 communautés religieuses reconnues. La majorité d'entre elles parlent l'arabe, bien que certaines utilisent également leur propre langue. Le taux d'alphabétisme est d'environ 80%. Le niveau d'éducation, généralement élevé, est supérieur chez les chrétiens, en particulier chez les maronites, que dans les autres groupes religieux. Les principaux établissements d'enseignement supérieur, situés à Beyrouth, sont l'université St-Joseph, l'université américaine, l'université libanaise et l'université arabe. Plus de la moitié des élèves et des étudiants sont inscrits dans des écoles religieuses. Cette situation tend à exacerber les divisions entre les différentes communautés, les Libanais étant habitués depuis l'enfance à se considérer comme membres de leur propre communauté religieuse plutôt que comme citoyens d'un même pays. L'artMusiqueAvant 1500 av. J.-C., le Liban était au centre du pays de Canaan-Phénicie, une civilisation antique dont l'influence culturelle a survécu aux conquêtes grecques et romaines. Les archéologues ont prouvé qu'à cette époque, culte et musique entretenaient des liens étroits. Toutefois, on ne sait rien de sa structure ou de son mode d'interprétation. Au cours des VIe et VIIIe siècles de notre ère, les chrétiens maronites du nord de la Syrie émigrèrent au Liban. La musique religieuse de cette communauté est tout à fait particulière. Il n'existe en effet aucune parenté avec la musique artistique arabe ou celle d'autres Églises. Les instruments à percussion y occupent une place de choix : clochettes, cymbales et crécelles assurent fréquemment l'accompagnement musical. Intégré à l'Empire ottoman, le Liban subit quatre siècles de domination turque qui laissèrent une empreinte indélébile dans la musique laïque et accéléra le déclin d'un style musical typiquement libanais. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Beyrouth devint un centre cosmopolite prospère. Il s'ensuivit un renouveau de la musique libanaise, ainsi qu'un regain d'intérêt pour la musique arabe au détriment de la musique artistique turque. Une interminable guerre civile éclata dans les années soixante-dix, provoquant l'exil vers Paris d'une bonne partie de l'industrie musicale libanaise. Cependant, certains musiciens populaires, tels que la chanteuse Fayrouz et son fils Ziad, un joueur de jazz expérimental, restèrent actifs et apportèrent leur contribution à la musique libanaise contemporaine. Bibliothèques et muséesLa Bibliothèque nationale de Beyrouth abrite les documents des Nations unies (Onu). La bibliothèque du monastère de Saint-Jean à Khinsharah (Khonchara) date de 1696. Elle garde en ses murs l'une des premières presses typographiques (avec caractères arabes et grecs) du Proche-Orient. Le musée de l'Université américaine (American University Museum) et le Musée national de Beyrouth sont riches en antiquités et en objets d'art retrouvés dans la région. EconomieL'économie libanaise est traditionnellement basée sur le commerce, Beyrouth ayant longtemps été considéré comme le centre financier du Moyen-Orient et un de ses principaux ports. Tripoli, Zahlé et Saïda sont les autres grandes villes du pays. Un réseau ferroviaire relie le Liban aux autres pays arabes, ainsi qu'à l'Europe, via la Turquie. L'activité économique comprend le raffinage du pétrole, l'industrie alimentaire, l'industrie textile, les services, l'industrie chimique et métallurgique et le tourisme. Le pays exporte principalement des produits pharmaceutiques, des textiles, du tabac, des produits manufacturés, des métaux précieux et des bijoux. L'économie a considérablement souffert de la guerre civile et de l'occupation étrangère. Communication et éducationCommunicationsUne grande partie du réseau routier a été détruite par les combats et le réseau ferroviaire ne fonctionne plus. Les bus et les taxis, qui portent une immatriculation rouge, desservent les villes. De nombreuses familles possèdent une voiture et les embouteillages sont fréquents dans les zones urbaines. Les transports et les systèmes de communication, endommagés par la guerre, sont en cours de restauration. EducationLes écoles publiques peu onéreuses sont nombreuses, cependant l'enseignement y est de qualité médiocre. Les familles aisées envoient leurs enfants dans des écoles privées. La guerre civile a perturbé le système éducatif, mais les établissements scolaires se sont adaptés; ainsi, quand les cours étaient interrompus, l'année scolaire était rallongée d'autant et les études intensifiées. L'éducation est considérée comme la clé de la promotion sociale, et les enfants sont fortement encouragés à entrer dans l'enseignement secondaire. On incite les garçons à poursuivre des études scientifiques ou à suivre un enseignement technique, laissant les études littéraires et artistiques aux femmes. Les universités libanaises sont considérées comme les meilleures du Moyen-Orient; citons en particulier, l'université Saint-Joseph, l'Université libanaise et l'American University of Beyrouth. Voir aussi |










