WebArabic
 

Jordanie

Carte Drapeau Armoiries Hymne
DrapeauArmoiries

Petit pays aux ressources naturelles limitées, la Jordanie (الأردنّ‎, Al-Urdunn), dont le nom officiel est le royaume hachémite de Jordanie (المملكة الأردنية الهاشمية) joue depuis des année un rôle-clé dans la lutte pour le pouvoir au Moyen-Orient. Ceci est dû à sa situation stratégique au centre d'une région considérée par les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans comme la Terre Sainte. L'hospitalité des Jordaniens, héritée de leurs origines bédouines, est célèbre et leur a permis d'élever leur nation au rang de plaque tournante commerciale du Moyen-Orient. La capitale Ammam connaît une croissance extraordinaire.

Géographie

Le pays est entouré par la Syrie au nord, l'Irak à l'est, l'Arabie Saoudite au sud et au sud-est et Israël à l'ouest. La Jordanie est célèbre pour ses sites archéologiques, dont de nombreuses ruines romaines, des citadelles construites par les Croisés, comme celle d'Al Karak, la ville rose de Petra et Aqaba, unique port du pays.

Climat

Au printemps, les collines et les vallées ou paissent les troupeaux se couvrent d'herbes et de fleurs sauvages. Aucun poisson ne vit dans la mer Morte, dont le taux de salinité est exceptionnellement élevé, mais les eaux du golfe d'Aqaba abritent de nombreuses espèces marines. Alors que l'ouest du pays, séparé de la mer par Israël, bénéficie d'un climat méditerranéen, l'est est de type désertique. Dans le sud, l'influence des vents secs soufflant sur le Sahara se fait sentir, tandis que le nord-ouest, traversé par le Jourdain est la principale région agricole du pays.

Histoire et gouvernement

(publicité)
La Jordanie est une monarchie constitutionnelle dirigée par des membres de la dynastie hachémite. Le pouvoir législatif est représenté par l'assemblée nationale, constituée d'un sénat, dont les membres sont nommés par le roi, et d'une chambre des députés, élus par le peuple. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans, exceptés les membres de la famille royale.

Jusqu'à la première guerre mondiale, la Transjordanie fait partie de l'empire ottoman, considérablement affaibli par des conflits intérieurs. En 1921, elle passe sous mandat britannique et en 1946 prend le nom de royaume hachémite de Jordanie, état indépendant dirigé par le roi Abdullah. Celui-ci est assassiné en 1951 à Jérusalem. Son fils Talal prend brièvement sa succession, mais est déposé en 1952 pour maladie mentale. C'est le fils de Talal, Hussein qui devient roi en 1953, à l'âge de 17 ans.

Deux ans plus tard, la Jordanie entre aux Nations Unies et en 1957, les liens particuliers unissant la Jordanie au Royaume-Uni sont définitivement coupés. En 1967, après la guerre des six-jours entre Israël et ses voisins arabes, les troupes israéliennes occupent la Cisjordanie et Jérusalem. En 1974, les gouvernements arabes reconnaissent à l'OLP le droit d'établir un état palestinien indépendant en Cisjordanie en cas de retrait israélien.

Suite aux accords de Camp David entre l'Egypte et Israël en 1979, la Jordanie rompt ses relations diplomatiques avec l'Egypte, l'accusant de ne pas avoir soutenu la cause palestinienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont ré-établies en 1984. En 1989, ont lieu les premières élections parlementaires depuis 1967 et en Juillet 1991, le roi Hussein lève officiellement la loi martiale mise en place en 1967. Un traité de paix avec Israël est signé en 1994.

Le traité resta en vigueur mais les tensions devinrent plus vives entre les deux pays lorsque Benjamin Netanyahou, leader du parti de la droite israélienne, le Likoud, fut élu Premier ministre en mai 1996. Il s'ensuivit une série de revers pour le processus de paix avec les Palestiniens et les autres pays de la région. Le mois de mars 1997 fut placé sous le signe de la tragédie lorsqu'un soldat jordanien ouvrit le feu sur un autobus scolaire, tuant sept écolières israéliennes. Le roi Hussein se rendit en Israël peu de temps après le massacre et présenta personnellement ses condoléances aux familles des victimes et réaffirma son attachement à la paix et son engagement à y parvenir. Quelques jours plus tard, il demanda la formation d'un nouveau gouvernement dirigé par Abdul-Salam Majali, qui avait négocié et signé les accords de paix de 1994.

Les élections législatives de novembre 1997 furent marquées par le boycott des mouvements islamistes protestant ainsi contre la politique extérieure du souverain, et manifestèrent l'exaspération grandissante d'une partie de la population exclue de la croissance et touchée par un fort taux de chômage. Le 7 février 1999, le roi Hussein décéda à Amman ; son fils Abdallah, désigné prince héritier du royaume quelques jours auparavant, lui succéda automatiquement et prêta serment le jour même devant le Parlement. Militaire de carrière et bénéficiant du soutien de l'armée, il appela les Jordaniens à l'unité et assura qu'il poursuivrait la politique de Hussein dans les domaines diplomatiques, politiques et économiques.

Les habitants

Les Arabes, musulmans ou chrétiens, composent la grande majorité de la population jordanienne qui s'élève à quatre millions environ. 93 % des Jordaniens adhèrent à la branche sunnite de l'islam. La plupart des chrétiens appartiennent à l'Église orthodoxe grecque. Les Bédouins constituent la plus importante ethnie, après les Palestiniens. Parmi la population non arabe, citons les Circassiens, les Arméniens, les Kurdes et les Turcs. La population du pays s'accroît au rythme surprenant de 4 % par an environ, et près de la moitié des habitants ont moins de 15 ans.

Après la création de l'état d'Israël en 1948 et l'occupation de la Cisjordanie par les troupes israéliennes en 1967, les réfugiés palestiniens affluent. Des milliers d'entre eux vivent de façon plus ou moins permanente dans des camps établis par l'O.N.U. Les conditions de vie y sont assez déplorables ; les tentes ont été remplacées par des baraques en ciment et 900 villages sont ainsi dispersés dans la campagne jordanienne, chacun disposant de petites zones de culture. Le point central du village est généralement la mosquée. Les familles élargies, regroupant plusieurs générations, vivent dans des locaux séparés. Les villageoises portent des tuniques et des manteaux longs, amples et multicolores. Les hommes portent le keffieh, une coiffure faite d'un tissu carré. Dans les villes, en revanche, presque tout le monde est en tenue occidentale.

En 1921, la région située à l'est du Jourdain, appelée Transjordanie, est placée sous mandat britannique. Sa population est constituée principalement de tribus nomades et d'une faible minorité circassienne, venue du Caucase au XIXe siècle. Aujourd'hui la population est en grande partie urbanisée.

La Jordanie à maintenant 5.700.000 habitants, dont 99% d'arabes et seulement 1% de Circassiens. La population est à 90% musulmane. La langue officielle est l'arabe et le taux d'analphabétisme est d'environ 20%.

Les traditions

A table

La plupart des repas se composent de pain et de viande (poulet, agneau) accompagnés de légumes (tomates, oignons, aubergines et choux) et de fruits de saison. Il existe une grande variété de pains, dont le plus courant est plat et rond. Le plat national en Jordanie est le mansaf, un grand plateau de riz accompagné de morceaux d'agneau cuit en ragoût avec la tête, et de jameed (sauce au yoghourt). On le déguste avec la main, directement dans le plat. Les mahshi (légumes farcis), le musakhan, (poulet aux oignons, à l'huile d'olive et aux pignons de pin, accompagné de sauces) et le meshwi, ou shish kebab, figurent parmi les plats préférés des Jordaniens. La plupart des musulmans ne mangent pas de porc et ne boivent pas d'alcool.

Traditionnellement, on ne doit utiliser que la main droite pour manger. Si l'on est invité chez quelqu'un, il est d'usage de laisser un peu de nourriture dans son assiette pour indiquer que l'on a été généreusement servi. Le café occupe une place importante à chaque repas. Le qahwah saadah (café bédouin) est amer, et on le boit lentement, dans de petites tasses. Le café arabe ou turc, en revanche, est plus doux; on ne le remue pas, afin de laisser le marc au fond de la tasse.

Vie en société

Les Jordaniens saluent chaleureusement aussi bien les étrangers que leurs amis. La plupart du temps, on se serre la main, et l'on s'enquiert de la santé de son interlocuteur. Il est courant que des amis de même sexe s'embrassent sur les deux joues. Le salut préféré des Jordaniens est Salam («Paix») ou Al-Salamo Alaykom («Que la paix soit avec toi»), à quoi l'on répond en principe Salam ou Wa Alaykom Al-Salam («Que la paix soit avec toi aussi»). On peut également dire Mar-haba («Salut») et, pour accueillir quelqu'un, Ahlan Wa sahalan («Salut, bienvenue») ou Ahlein Mar-haba, qui signifie la même chose. Lorsqu'on entre dans une pièce ou lorsqu'on en sort, il est habituel de serrer la main à chaque personne présente. Les gens ne s'appellent pas par leur prénom lors d'une première rencontre.

L'hospitalité est en Jordanie une tradition ancestrale. Un invité peut apporter des fleurs ou des bonbons, mais jamais d'alcool. On offre presque toujours du thé ou du café au visiteur, même s'il ne reste qu'un bref moment; on sert alors le café peu avant le départ supposé des visiteurs, qui ne doivent pas prendre congé avant qu'il n'ait été apporté. Le café arabe (bédouin) se boit dans de petites tasses, que l'on agite, une fois vides, pour signifier que l'on ne souhaite pas en reprendre. On invitera le plus souvent un visiteur venu pour d'autres raisons à rester pour partager le repas, et il est convenable de décliner trois fois l'invitation avant d'accepter.

Un visiteur ne doit pas manifester une admiration trop marquée pour un objet de la maison, car ses hôtes se verraient dans l'obligation de le lui offrir pour prouver leur générosité. Dans ce cas, s'il est normal de refuser le présent, les maîtres de maison peuvent néanmoins insister, arguant qu'ils seraient gênés par un refus définitif, mais, d'une façon générale, il est incorrect d'accepter un cadeau sans protester. Il faut également s'abstenir de faire aux enfants trop de louanges, censées porter malheur.

Economie

À la différence de nombreux pays du Moyen-Orient, la Jordanie n'a pas de pétrole et dépend de l'aide des États arabes producteurs de pétrole, également pourvoyeurs d'emplois pour beaucoup de Jordaniens. Lorsque, dans les années quatre-vingt, les prix du pétrole se sont effondrés, beaucoup de ces travailleurs sont rentrés en Jordanie rejoindre les rangs des chômeurs, et l'aide s'en est trouvée réduite. Pendant la guerre du Golfe, en 1991, la Jordanie, préconisant un règlement pacifique du conflit, refusa de participer à la coalition militaire contre l'Irak, l'un de ses principaux partenaires commerciaux et fournisseurs de pétrole; un soutien manifeste - ou perçu comme tel - ainsi que l'embargo économique international pesant sur l'Irak ont contribué à affaiblir encore davantage l'économie nationale.

La Jordanie a des ressources naturelles limitées, qui comprennent néanmoins des phosphates, de la potasse et du calcaire. Elle exporte essentiellement des fruits et des légumes, des phosphates et des engrais. L'industrie emploie un peu plus du cinquième de la population active, tandis que le tiers de cette quantité travaille dans l'agriculture. Le taux de chômage demeure élevé, mais le gouvernement multiplie les efforts pour encourager les exportations et la modernisation des industries afin de stimuler la reprise économique. Après les bouleversements provoqués par la guerre du Golfe, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 11,3 % en 1992, mais le taux de croissance annuelle pour 1995 semble s'être ralenti, pour n'atteindre que 6 %. Une aide d'une valeur de 200 millions de dollars a été accordée à la Jordanie par le Fonds monétaire international (FMI) en 1994. Le PIB par habitant est de 1 620 dollars (1998). La monnaie locale est le dinar (jordanien).

Communications et éducation

Communications

Une autoroute traverse la Jordanie entre Ammam et le port d'Aqaba sur la mer Rouge et sert aux transport des marchandises destinées à l'exportation. De nombreuses autres autoroutes sont en cours de construction. Le pays a une station de télévision et une station de radio et capte une autre station de radio émettant de Jérusalem.

Education

En Jordanie, le niveau d'instruction de la population active est l'un des plus élevés des pays arabes. L'éducation est l'une des préoccupations majeures du gouvernement. L'instruction publique est gratuite et obligatoire pendant dix ans, à l'issue desquels les meilleurs élèves peuvent étudier trois années supplémentaires. La grande majorité des enfants sont scolarisés. L'examen du Tawjihi permet à ceux qui le souhaitent de poursuivre des études supérieures. Il y a neuf universités en Jordanie : quatre sont publiques et cinq privées.

 
Dernière modification: 18/03/2008 22:17
 

Recent changes RSS feed Creative Commons License Powered by PHP Valid XHTML 1.0 Valid CSS Driven by DokuWiki