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Guerre du Golfe

Conflit qui opposa l'Irak, après son invasion du Koweït en août 1990, à une coalition de 30 pays, conduite par les Etats-Unis sous l'égide de l'ONU. La guerre commença le 17 janvier 1991 et le Koweit fut libéré le 28 février suivant. Le 2 août 1990, l'Irak envahit le Koweït, son voisin, déclenchant une violente réaction internationale suivie d'une guerre dévastatrice. La mainmise de l'Irak sur les côtes koweïtiennes aurait donné à l'Iraq un meilleur accès au Golfe persique. Le président iraquien, Saddam Hussein, exigea également des droits sur les champs pétrolifères de Rumailah situés sur la frontière koweïto-iraquienne. Les services de renseignements ne reçurent que peu d'informations, laissant ainsi les forces occidentales dans une position stratégique et psychologique désavantageuse pendant les premières semaines du conflit.

Le conseil de sécurité des Nations Unies condamna l'invasion du Koweït par l'Iraq, exigeant un cessez-le-feu immédiat, ainsi que le retrait des troupes iraquiennes.

Au lieu d'obtempérer, Saddam Hussein renforça son contrôle sur le Koweït. Afin de le contrer et prévenir toute autre agression, les Nations Unies mirent en place l'opération Bouclier du désert. En Grande-Bretagne cette opération était connue sous le nom d'Opération Granby, et en France sous le nom d'Opération Daguet. Le général Norman Schwartzkopf fut nommé commandant en chef de cette opération. Le 30 août, 260.000 soldats américains furent envoyés dans le Golfe ainsi qu'en Arabie Saoudite. Les forces arabo-islamiques, émanant de 13 pays, avoisinaient les 200.000 hommes. L'Iraq envoya 550.000 soldats et 4.200 chars d'assaut au Koweït.

Le 16 janvier 1991, l'opération Bouclier du désert fit place à l'opération Tempête du désert, nom de code de l'offensive lancée par les Nations Unies afin de repousser les forces iraquiennes hors des frontières koweïtiennes. Les forces occidentales étaient déjà en alerte maximale depuis plusieurs jours, mais les frappes aériennes des Nations Unies eurent lieu dans la surprise la plus totale.

Les avions alliés pilonnèrent sans relâche des sites stratégiques en Irak et au Koweït, notamment les lieux abritant des missiles Scuds et autres armements de moyenne et longue portée, les postes de commandement et les centres de communications, enfin les concentrations militaires et les emplacements d'artillerie.

Les Iraquiens lancèrent des missiles Scuds en direction d'Israël et de l'Arabie Saoudite. Le 24 février, le général Schwartzkopf entama la guerre au sol; le premier corps de marines prit la tête des unités égyptiennes, arabes et koweïtiennes au Koweït et s'empara de Koweït City. La première division de blindés britanniques, accompagnée des troupes américaines, lança une offensive au sud de l'Iraq, et anéantit les blindés de la Garde républicaine, puis poursuivit sa route en direction de Bassora.

Prises au piège par la stratégie d'encerclement des forces alliées, les troupes iraquiennes furent battues en 100 heures de combat. Seules deux divisions sur les 42 recensées dans le secteur sud demeuraient opérationnelles.

Le 28 février 1991, un cessez-le-feu était décidé.

Pertes américaines : 389 morts (certains accidentellement) et 457 blessés. Parmi le reste des Alliés : 77 morts, 830 blessés. Pertes iraquiennes : 100.000 morts, 300.000 blessés (selon le ministère de la défense américaine); 30.000 morts, 100.000 blessés (selon le ministère de la défense britannique).

Au moment du cessez-le-feu, les forces occidentales en présence représentaient pratiquement 500.000 hommes; les Etats-Unis avaient envoyé 100 navires, la Grande-Bretagne 18 et la France 10, sans omettre la participation de 14 autres pays ayant fourni un total de 46 bateaux. Les Etats-Unis ont en outre utilisé 250 navires supplémentaires afin de ravitailler leur armée.

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Dernière modification: 30/01/2008 19:46 (édition externe)
 

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