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Bahreïn

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Bahreïn (مملكة البحرين , Mamlakat al-Baḥrayn), petite monarchie arabe du golfe Persique, est un archipel situé entre la Péninsule du Qatar et la côte nord-est de l'Arabie Saoudite. Bahreïn tient son nom de l'île principale de l'archipel qui en compte 30. La surface totale des îles est de 620 kilomètres carrés.

Géographie

L'archipel ne compte que deux villes importantes: Manama et Al Muharraq. Capitale et port important, Manama, est située dans la partie nord-est de l'île de Bahreïn. Le souk y côtoie les grands hôtels, les boutiques occidentales et les écoles. Al Muharraq, la ville arabe plus traditionnelle, au nord de Manama, abrite dans ses rues étroites et sinueuses une population plus dense. La moitié de la population de l'archipel vit dans ces deux villes. Les villages arabes sont caractérisés par de jolies maisons au toit plat construites en pierres ou en béton. Les baraquements provisoires des pêcheurs ou de la population pauvre, sont bâtis en canne de dattier. La moitié sud de l'île principale est peu peuplée. La culture et le mode de vie à Bahreïn sont essentiellement arabes. La radio locale émet en arabe, la langue officielle, et le pays capte les chaînes de télévision d'Arabie Saoudite. Les hebdomadaires et les quotidiens sont publiés en arabe et quelques uns en anglais. Le Conseil britannique à Manama est la principale institution culturelle étrangère de l'île. En 1981, Bahreïn a été choisi pour accueillir l'université du Golfe.

Le climat de Bahreïn est très humide. La moyenne des températures

Histoire et gouvernement

Histoire

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La position stratégique de Bahreïn dans le golfe Persique et la présence de sources naturelles d'eau douce en ont fait un site très convoité par les marchands et les envahisseurs pendant des milliers d'années. Les Romains, les Grecs, les Portugais, les Britanniques se sont aventurés à Bahreïn pour s'emparer de ce petit archipel ou commercer avec ses habitants. En 1521, les Portugais s'emparèrent de Bahreïn et en firent une étape sur la route de l'Inde jusqu'en 1602, lorsqu'ils furent contraints de quitter la région. Les îles passèrent ensuite sous le contrôle successif de différents envahisseurs arabes et perses jusqu'à ce que les Khalifa, venus d'Arabie, expulsent les Perses, en 1783. Aujourd'hui, l'Iran (l'ancienne Perse) continue à revendiquer Bahreïn. De 1916 à 1971, il fut sous protectorat britannique, le Royaume Uni était responsable de la défense et de la conduite et des affaires étrangères. Bahreïn obtint son indépendance en 1971 et devint membre des Nations Unies.

En 1995, une nouvelle vague de troubles chiites s'est déchaînée, provoquant le premier grand remaniement ministériel en près de 20 ans, bien que les postes clés soient restés entre les mêmes mains. Le nouveau cabinet fut composé de sept membres de la famille régnante al-Khalifa, de quatre autres musulmans sunnites et de quatre chiites. Les tensions subsistent et des appels à l'introduction de réformes démocratiques se font entendre de plus en plus. Depuis de nombreuses années, Bahreïn a un contentieux frontalier avec le Qatar au sujet de l'île de Hawar. Les relations entre les deux pays semblent s'améliorer depuis le début de 1997, mais le conflit n'est toujours pas résolu.

Gouvernement

Le Royaume-Uni a reconnu l'indépendance de Bahreïn en 1913, mais les îles restèrent sous administration britannique jusqu'en 1971. A partir de cette date, Bahreïn devint un état complètement indépendant, dirigé par l'émir Cheikh Issa ibn Salman al-Khalifa, qui en est le monarque absolu depuis 1961. Le souverain nomme un cabinet de ministres pour l'assister; cependant, la majorité des postes clés du gouvernement sont occupés par des membres de la famille al-Khalifa. Bahreïn a adopté le système administratif traditionnel islamique majlis, qui permet au peuple d'adresser directement une requête à l'émir. En pratique, le peu de temps accordé aux citoyens pour rencontrer l'émir ne permet pas d'échanger autre chose que des salutations et des civilités. La Constitution de 1973 prévoyait un corps législatif monocaméral, mais celui-ci a été dissous en 1975 et la Constitution suspendue. Mise en place en 1992, une shura (conseil consultatif) comportant 30 membres désignés peut contester le cabinet et commenter les projets de lois mais n'a pas de pouvoir législatif. Il n'existe pas de partis politiques ni d'élections.

Les habitants

Près du quart de la totalité des résidents de Bahreïn sont des immigrés provenant de pays voisins, d'Asie, d'Europe, d'Afrique ou encore d'Amérique du Nord. Les véritables citoyens de Bahreïn ne représentent que les deux tiers de la population totale. Pendant des siècles, la population de la région a enseveli ses morts sur les îles, et quelque 175 000 tumulus sont encore visibles aujourd'hui. Certaines sépultures sont vieilles de 3 000 ans.

Les traditions

A table

Le petit déjeuner est composé de kobouz frais (pain non levé), d'œufs brouillés mélangés à des cheveux d'ange (vermicelle) et saupoudrés de sucre, cuisinés avec des haricots. Le déjeuner comprend généralement des plats de riz épicé comme le beryani (riz à la viande) ou le machbous (riz, viande, tomates et lentilles). Parmi les autres mets populaires, on peut citer le saloneh (assortiment de légumes) et le harees, un plat traditionnel servi durant le mois du Ramadan. Le harees est un mélange de blé et de viande cuits jusqu'à l'état de bouillie, recouvert de graisse fondue. Le halwa, sorte de pudding épais mélangé à des graines de cardamome écrasées, du safran, du sucre et de la matière grasse, est servi traditionnellement avant le qahwa (café non sucré) qui termine le repas de midi. Le repas du soir est constitué essentiellement de bajella (haricots bouillis), de kobouz, d'un assortiment de fromages et de thé au lait sucré. Les rottab (dattes) sont servies à chaque repas. Le poisson et les fruits de mer font également partie des aliments de base de la gastronomie locale. L'influence occidentale sur l'alimentation est de plus en plus marquée, surtout dans les foyers urbains.

Les gens mangent assis sur un coussin qui repose à même le sol. À l'aide de ses mains, chacun se sert dans les plats collectifs. Les repas quotidiens s'appellent iftar ou foutour (petit déjeuner), ghada (déjeuner), et esha (dîner). Les musulmans ne mangent ni ne boivent avec leur main gauche, qui est traditionnellement réservée à la toilette du corps. Les usages et la politesse exigent que l'on laisse un peu de nourriture dans son assiette. Traditionnellement, un thé sucré est servi en accompagnement des repas et à n'importe quelle occasion.

Bahreïn comprend de nombreux restaurants et établissements de restauration rapide. La coutume veut que l'homme le plus âgé du groupe règle l'addition, surtout lors d'une sortie en famille.

Vie en société

Les salutations personnelles sont importantes dans la société de Bahreïn. Le salut le plus utilisé est Assalam alikum («Que la paix d'Allah soit sur vous»). La réponse usuelle est Alikum essalam, qui a quasiment la même signification. La réponse à SabaHel khair («Bonjour») est SabaHel nur («Bonne journée» ou littéralement, «Que votre journée soit pleine de lumière») et à MasaEl khair («Bonsoir»), on répond MasaEl nur («Bonne soirée», ou littéralement, «Que votre soirée soit pleine de lumière»). Les gens répondent à «Comment allez-vous ?» (Eshloanak pour un homme; Eshloanich pour une femme) par Zain, al-Humdulillah («Bien, Allah soit loué»). «Au revoir» se dit Ma'assalameh.

Les poignées de main sont courantes et peuvent se prolonger pendant toute la conversation. Serrer doucement le bras de quelqu'un indique également une attitude amicale. Les hommes entre eux et les femmes entre elles se font parfois plusieurs accolades mais il est socialement inacceptable qu'un homme salue une femme, en dehors des salutations en vigueur dans le cadre des affaires. Les femmes, surtout celles issues de familles traditionnelles, doivent regarder le sol en présence d'un homme.

Il est d'usage de saluer un membre de la famille royale en employant le titre de Cheikh, pour un homme ou de Cheikha pour une femme.

Bin et Ibn signifient «fils de». Ainsi, Ibn Khuldoon est le fils de Khuldoon. Abu veut dire «père de» lorsqu'il est utilisé avant le nom donné au fils aîné. Par exemple, Abu Mohammed est le père de Mohammed. Les diminutifs informels employés entre amis sont souvent des adaptations du nom donné à une personne. On peut citer Aboud pour Abdulla, Hamoud pour Mohammed, Fatoum pour Fatima, Abbasi pour Abbas et Salmano pour Salman.

Les habitants de Bahreïn invitent souvent chez eux familiers, amis et étrangers. Généralement, une invitation est la perspective d'un grand repas. Selon le style de vie des hôtes, les hommes et les femmes peuvent manger ensemble à la même table.

Dans les demeures traditionnelles, l'invité reste jusqu'à ce que ses hôtes apportent le bakhour (encens) et le parfum. L'encens est brûlé sur un charbon ardent appelé mabkhara. L'encens et le parfum sont mélangés, puis jetés en direction du corps et des cheveux. Après ce rituel, l'invité est supposé s'en aller.

Vacances et fêtes

Les fêtes religieuses sont célébrées d'après le calendrier lunaire Hijri, plus court que le calendrier grégorien d'environ 11 jours. Comme les dates sont fixées en fonction des phases de la Lune, les jours fériés changent d'une année à l'autre. Les fêtes les plus importantes sont 'Aid al-Fitr et 'Aid al-Adha. 'Aid al-Fitr est une fête de trois jours célébrée après le mois de jeûne du Ramadan. 'Aid al-Adha commémore la volonté d'Abraham de sacrifier son fils sur l'ordre d'Allah, et marque le temps du hadj ou pèlerinage annuel vers La Mecque. Une troisième date importante est celle du jour anniversaire du prophète Mahomet. La communauté chiite de Bahreïn célèbre Assura, une fête de deux jours au cours de laquelle les croyants défilent en processions dans les rues, rejouant la souffrance du martyr Hussein, petit-fils de Mahomet.

La fête nationale de Bahreïn est le 16 décembre. Elle marque l'indépendance du pays vis-à-vis du Royaume-Uni, survenue en 1971. Noël, qui est connu comme la «saison des festivités», tient une place d'honneur dans le calendrier; il n'est pas rare que les habitants de Bahreïn décorent des sapins de Noël et s'échangent des cadeaux, même si la signification religieuse de cette journée est quasiment inexistante pour les Bahreïnis.

L'art

Musique

Bien que les styles régionaux soient très variés, la musique populaire à Bahreïn et dans tout le monde arabe, est étroitement liée à la poésie. Les répons sont des chants qui font alterner un soliste et un chœur, et sont courants dans la musique populaire arabe. La participation du groupe par des claquements de mains contribue également à la structure rythmique complexe et subtile de cette musique. Les mélodies de la musique arabe sont variables, passant de celles composées de courtes séries de notes qui se répètent, souvent utilisées dans les chants alternés, aux lignes mélodiques étendues et complexes du chant à une voix. Alors que l'essentiel de la musique populaire arabe consiste en une partie mélodique unique, qui peut être jouée ou chantée par plusieurs artistes, certains styles traditionnels de Bahreïn et du Koweït comportent plusieurs lignes mélodiques. C'est notamment le cas dans un genre appelé nahami, qui est un chant de divertissement chanté sur les bateaux des chercheurs de perles : une ligne mélodique est chantée par un professionnel engagé pour l'occasion, et soutenue par une autre mélodie entonnée par les pêcheurs. La partie des pêcheurs, généralement un bourdon de sons soutenus et durables, est chantée sur un ton très bas.

A Bahreïn et dans toute la région du golfe Persique, la musique sert également à renforcer l'identité des différentes communautés. Certains genres de musique – comme les styles d'inspiration africaine provenant de Tanzanie et du Kenya, apportés par les anciens esclaves d'Afrique orientale – sont toujours joués dans les centres urbains.

Economie

L'économie ne repose pas sur l'agriculture qui ne réussit à fournir que partiellement le pays en fruits et les légumes. On élève aussi quelques milliers de têtes de bétail (moutons, bovins et chèvres). Bahreïn doit son succès de relais commercial, à sa situation stratégique dans le golfe Persique. C'est un centre financier important regroupant plus de 60 banques internationales et une zone franche où beaucoup de compagnies étrangères ont installé leur siège social.

Les principales industries produisent des dérivés de pétrole et de gaz naturels, qui constituent l'essentiel des exportations du pays. En 1978, le gouvernement a nationalisé l'industrie pétrolière. Bahreïn s'est alors rapproché des autres monarchies du golfe, l'Arabie Saoudite, le Koweït, le Qatar, Oman et les Emirats Arabes Unis, en formant le Conseil de Coopération du golfe en mars 1981.

Grâce à ses industries perlière, de tissage, de pêche et de construction navale, Bahreïn a longtemps fait partie des pays relativement riches de la région. Aujourd'hui, Bahreïn dépend considérablement de l'Arabie Saoudite, à laquelle il est relié depuis 1986 par un pont-digue, baptisé «pont de l'amitié». Bahreïn n'est pas autosuffisant en matière de production alimentaire et, actuellement, la surface déjà limitée de terre arable souffre de désertification.

Le développement économique depuis les années soixante-dix était fondé sur les ressources pétrolières de Bahreïn, aujourd'hui en diminution. Les produits pétroliers (Bahreïn possède l'une des plus grandes raffineries de pétrole au monde) restent le principal revenu d'exportation, mais le pays a diversifié son économie pour devenir une importante place financière et un centre de communications et de services dans la région du Golfe. Le secteur bancaire a cependant été affecté par la guerre Iran-Irak dans les années quatre-vingt, et par la crise du Golfe, en 1990 et 1991, provoquée par l'invasion du Koweït par l'Irak. Les industries non pétrolières sont les usines d'aluminium, la construction navale, la métallurgie et les produits chimiques. Afin de diversifier encore l'économie, le gouvernement encourage le déploiement des industries légères et envisage l'établissement d'un nouveau port et d'une zone de libre-échange à Al Hadd. Il essaie également d'encourager le développement du tourisme.

Parmi les industries traditionnelles, la pêche de la perle fine ne cesse de décliner depuis l'introduction des perles de culture, mais la pêche est toujours une activité importante, bien qu'elle soit essentiellement destinée à la consommation nationale. La monnaie est le dinar.

Communications et éducation

Transports

Le réseau de transports de Bahreïn est moderne, et la plupart des habitants possèdent des voitures. Les services publics d'autobus sont utilisés essentiellement par les immigrés, moins fortunés. Un grand aéroport international se situe sur l'île de Muharraq. La majorité des foyers possèdent le téléphone. Les journaux du monde entier sont disponibles. Trois journaux locaux, soumis au contrôle du gouvernement, rassemblent un vaste lectorat : le quotidien Al-Ayam («Aujourd'hui») ; Al-Shariq Alawsat («le Moyen-Orient»), journal saoudien dont la rédaction se trouve à Londres mais qui est distribué par satellite en Arabie Saoudite, au Maroc, à Bahreïn et aux États-Unis; et Al-Watan («l'État»), un journal koweïtien. Il existe également un quotidien de langue anglaise, le Gulf Daily News, tiré et distribué à Bahreïn à plus de 20 000 exemplaires. Des émissions internationales sont disponibles sur les chaînes de radio et de télévision.

Education

Bahreïn est réputé dans la région du Golfe pour son système éducatif. Les écoles publiques, qui sont gratuites, sont séparées pour les garçons et les filles jusqu'à la terminale, mais la plupart des écoles privées sont mixtes. L'université de Bahreïn accueille les hommes comme les femmes. Le taux d'alphabétisation global est de 85,2% (1995), mais il approche 100 % chez les jeunes.

 
Dernière modification: 22/04/2008 21:21
 

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