Arabie Saoudite
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Le Royaume d'Arabie Saoudite (المملكة العربية السعودية, al-Mamlaka al-ʻArabiyya as-Suʻūdiyya) occupe les quatre cinquième de la Péninsule arabe. Le gouvernement estime que la superficie du royaume est d'environ 1.960.582 kilomètres carrés. L'Arabie Saoudite est séparée de l'Egypte, du Soudan et de l'Ethiopie par la Mer Rouge à l'ouest; de l'Iran par le Golfe Persique à l'est; et de Bahrein par le Golfe de Bahrein, également à l'est. Le pays partage ses frontières terrestres avec sept autres pays arabes: la Jordanie, l'Irak, et le Koweït au nord, la République du Yémen et d'Oman au sud, et les Emirats Arabes Unis et le Qatar à l'est. GéographieLa Péninsule arabe est un ancien plateau incliné. Les plus hautes parties se trouvent le long des bords ouest et sud, les plus basses à l'est. Autrefois, la Péninsule était attachée à l'Afrique, mais elle s'est lentement éloignée en pivotant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Le long de la Mer Rouge, on découvre une étroite plaine côtière. Elle est entourée à l'est de parois verticales montagneuses. Celles-ci atteignent 1.800 mètres d'altitude dans la région de Hejaz au nord-ouest et 3.000 mètres dans la région d'Asir au sud-ouest. On rencontre de nombreux oasis dans la région de Jabal. Ryadh, la capitale du pays, est située dans une de ces oasis. Les autres oasis d'importance sont Buraydah, Unayzah et Al Kharj. Au nord du Nadj, se trouve le désert An Nafud, continuation du désert syrien. Cette région recouverte d'herbe et d'une végétation de steppe, est parcourue par des populations d'éleveurs nomades ou semi-nomades. Au sud du Nadj, s'étendant sur un large demi-cercle, le désert Ad Dahna rejoint ensuite le vaste espace sableux du Rub' al Khali, “le quart vide”, qui est l'un des déserts les plus impénétrables au monde. La plupart du Rub' al Khali totalement aride, est inhabité, même par les nomades. L'est de l'Arabie Saoudite consiste en une longue et large plaine côtière qui est recouverte de sable et de gravier. C'est là que se trouve la plus grande et la plus fertile oasis du pays, autour d'Al Hufuf. Le Golfe Persique, contrairement à la Mer Rouge, est peu profond et contient de nombreux écueils et bancs de sable. Presque toute l'Arabie Saoudite possède un climat désertique. La pluviosité est quasi inexistante et les températures journalières sont extrêmement élevées pendant de nombreux mois de l'année. Le nord reçoit moins de 25 centimètres de pluie chaque année. Au sud, il pleut encore moins. Seule la région des montagnes de l'Asie, située dans le sud-ouest de la Péninsule, reçoit une quantité de pluie appréciable grâce aux moussons de l'océan Indien. Les écarts de températures sont importants, en particulier à l'intérieur des terres. Les températures maximales atteignent souvent 54°C. En hiver, les températures sont douces le jour (20°C) mais tombent souvent en dessous de zéro la nuit. Les régions côtières sont célèbres pour leur humidité oppressante et leur chaleur. Du fait de son extrême aridité, l'Arabie Saoudite n'a pas de rivières permanentes ou de lacs et dépend donc totalement de l'eau de surface. Heureusement, les puits artésiens et les sources sont nombreuses dans l'est de la région d'Al Hasa. ClimatUne chaleur et une aridité extrêmes sont les deux grandes caractéristiques du climat de l'Arabie Saoudite. Les températures moyennes en janvier et en juillet à Riyad sont respectivement de 14 °C et de 42 °C. En raison de sa situation sur la mer Rouge, Djeddah enregistre de plus faibles amplitudes (23 °C et de 31 °C pour les mêmes périodes). Très faibles, les précipitations sont surtout hivernales. En moyenne annuelle, elles ne dépassent pas 81 mm à Riyad et 100 mm à Djeddah . Histoire et gouvernement
Les premières civilisations arabes connues, sont des campements situés sur le littoral. Dilmun, un des postes commerciaux les plus importants, situé entre la Mésopotamie et la vallée de l'Indus, domina, durant la période située entre 4000 et 2000 ans avant J.C., toute la côte est de la Péninsule Arabe. L'intérieur du pays resta alors inhabité. D'autres civilisations apparurent dans le sud de l'Arabie, aussi appelée Arabia Félix, où une confédération d'états se forma au cours du premier millénaire avant J.C. Ces états établirent un énorme réseau commercial avec de nombreuses routes. Celles-ci permettaient de contrôler les échanges entre l'Inde et l'Afrique. Au IVe siècle de notre ère, l'Arabia Felix s'effondrait peu à peu. Cependant, la route séculaire des caravanes commerçant avec l'Egypte, permit l'édification de villes frontières dans la région de Hejaz. La Mecque, l'une des plus importantes, devint la ville natale du prophète Mohammed en 570. A sa mort, en 632, la majorité de la Péninsule Arabe fut unie sous le principe de la loi islamique. Au début du XVIe siècle, la Péninsule Arabe passa sous la souveraineté des sultans ottomans d'Istanbul, bien que le contrôle des ottomans ne se manifestera jamais de manière absolue. Au milieu du XVIIIe siècle, Mohammed ibn 'Abd al-Wahhab, qui prêchait un retour aux usages orthodoxes pratiqués à l'époque du prophète Mohammed, conclut une alliance bénéfique avec le clan des saoudiens. Ceux-ci règnent aujourd'hui sur le pays. Ensemble, ils commencèrent à purifier l'islam. Le mouvement Wahhabite, stricte et puritain, prit rapidement de l'importance. Cette vague inquiéta alors les ottomans, qui envoyèrent Mohammad 'Ali Pasha en Egypte pour combattre ce mouvement entre 1811 et 1818, et en 1838. Mais les saoudiens wahhabites continuèrent à gouverner l'intérieur du pays jusqu'en 1890, date à laquelle le clan rival des Rashid, avec l'aide des turcs, prit le pouvoir à Riyadh. Ibn Saud, membre de l'ancienne famille régnante, reprit Riyadh en 1902 et exila les Rashids avant de se proclamer seigneur du Nadj. Au début de la première guerre mondiale, il contrôlait le centre de l'Arabie et le littoral de la région de Al Hasa. Mais, Hussayn ibn 'Ali, qui contrôlait la région du Hejaz, accepta toujours la souveraineté de l'empire ottoman. Encouragé par les britanniques, Hussayn finit par proclamer l'indépendance de l'Arabie, déclara la guerre aux turcs et prit le titre de Roi du Hejaz en 1916. En 1924, il se donna finalement le titre de nouveau calife de l'islam. Mais, en 1926, les saoudiens envahirent le Hejaz et prirent possession de La Mecque et de Médina. A cette époque, Nadj et Hejaz étaient deux royaumes séparés, mais en 1932, Ibn Saud les réunit pour former le Royaume d'Arabie Saoudite. GouvernementL'Arabie Saoudite est une monarchie dont la constitution repose sur les lois islamiques. Pour gouverner, le roi doit obtenir l'appui de la famille royale. Les princes de la famille royale détiennent toutes les positions clefs concernant la sécurité nationale. Néanmoins, de plus en plus, des technocrates, choisis en dehors de la famille, dirigent les départements liés à l'économie et au développement social. L'influence de l'Arabie Saoudite a énormément augmenté depuis l'explosion des prix du pétrole. Les revenus du brut ont fourni les moyens nécessaires afin d'aider ou d'influencer les anciens adversaires. La monarchie a toutefois été secouée à plusieurs reprises. La révolution iranienne est à l'origine de nombreux soucis. Les dirigeants iraniens ont ouvertement appelés les peuples du Golfe à renverser les saoudiens et les autres monarchies de la région. De même, la guerre entre l'Iran et l'Irak, qui a fait rage entre 1980 et 1988, est une préoccupation majeure du pays. Les saoudiens craignant la victoire de l'Iran doivent aider financièrement l'Irak. L'Arabie Saoudite risque donc de s'impliquer plus encore dans le conflit et de devenir un ennemi de l'Iran. Ces événements menacent la sécurité de l'Arabie Saoudite. Ils la poussent à renforcer son armement en achetant d'énormes quantités de matériel militaire auprès des Etats-Unis. L'Arabie Saoudite est aussi en grande partie responsable de la création du Conseil de Coopération du Golfe. Son but est d'établir des liens économiques et militaires plus forts entre les monarchies de la Péninsule Arabe pour faire face aux menaces environnantes. Après l'invasion irakienne du Koweït, le 2 Août 1990, l'Arabie Saoudite a dû faire face à la plus grave crise de son histoire. Face à la mobilisation des troupes irakiennes à la frontière saoudienne, le Roi Fahd, pour la première fois, invita des troupes occidentales et arabes à se déployer dans le royaume pour renforcer les armées de la défense saoudienne. Dans les mois qui suivirent, quelques 700.000 hommes de troupe venus de 37 pays différents, ainsi que des milliers d'avions et de blindés, arrivèrent à la rescousse. Quand expira l'ultimatum du Conseil de Sécurité des Nations Unies, demandant le retrait des armées irakiennes du Koweït avant le 15 Janvier 1991, la coalition internationale de défense, portant le nom de “Desert Shield” (Bouclier du Désert), commença une offensive, nom de code “Desert Storm” (Tempête du Désert). Cette opération militaire débuta le 16 Janvier. Le Koweït fut libéré le 27 Février. Bien que l'Irak ait lancé des missiles Scuds contre l'Arabie Saoudite, la plupart furent détruits avec succès par des roquettes antimissiles américaines de type Patriot. Les habitantsLa population exacte de l'Arabie Saoudite n'est pas connue mais on estimait qu'elle était d'environ 18.000.000 habitants en 1996. Au début des années 70, un quart de la population vivait dans les zones urbaines. Au début des années 90, c'était le cas de plus de 75%. Ryadh, la capitale, n'était qu'un petit village lorsque le royaume fut créé en 1932. Elle abrite aujourd'hui environ 1,3 millions d'habitants. Les tribus jouent un rôle crucial dans la vie du royaume. L'appartenance à une tribu est un principe de vie qui permet aux individus de s'identifier culturellement et socialement. La majorité de la population est sédentaire, et l'a probablement toujours été. Le nomadisme est en déclin, bien que de nombreux saoudiens élèvent toujours des chameaux, des chèvres et des moutons. Souvent, une partie de la tribu s'occupe de l'élevage pendant que l'autre cultive. Au niveau culturel, la population indigène d'Arabie Saoudite est relativement homogène. Presque tous les saoudiens nés dans le pays sont des musulmans et parlent l'arabe. L'islam possède un statut important. L'Arabie Saoudite est le lieu de naissance du prophète Mohammed et la gardienne des deux endroits les plus sacrés de l'islam, Mecca et Médina. Chaque année, 2 millions de musulmans, venus de tous les coins du monde, font un pèlerinage à La Mecque (Mecca). La majorité des saoudiens suivent les préceptes de Muhammad ibn 'Abd al-Wahhab, un réformateur musulman du XVIIIe siècle qui prêchait pour un Islam strict et puritain. C'est pour cette raison que l'Arabie Saoudite est un des états islamiques le plus conservateur. Cependant, tous les saoudiens n'appartiennent pas à ce courant. Une grande majorité de la population est sunnite, mais on estime à 400.000 le nombre de musulmans shi'ites. Ils vivent pour la plupart à l'est de l'Arabie Saoudite près des oasis de Al Hasa et de Al Qatif. Environ un tiers des saoudiens vivant dans la province orientale est shi'ite. Les relations entre les sunnites et les shi'ites ont souvent été tendues. Historiquement, les shi'ites ont été exclus des positions importantes par pure discrimination. Le gouvernement saoudien est préoccupé par le mécontentement des shi'ites, surtout depuis la révolution iranienne de 1979, l'Iran étant un pays shi'ite. L'Arabie Saoudite se compose d'une population étrangère. Il n'existe pas de statistiques précises. Néanmoins, on estime que le nombre d'étrangers vivant dans le pays dépasse les 4,6 millions. Beaucoup de musulmans étrangers s'implantèrent dans la région après leur pèlerinage à La Mecque. Cette ville compte donc d'importantes communautés indiennes et indonésiennes. Les étrangers arrivés dans le pays pour y travailler durant le boom pétrolier de la fin du XXe siècle est important. Sans cette main d'oeuvre expatriée, l'Arabie Saoudite ne pourrait vivre. Plus de 50% de ces travailleurs viennent de pays voisins, et en particulier du Yémen. Mais un nombre sans cesse croissant arrive du Pakistan, de Corée, des Philippines ainsi que d'autres pays d'Asie. Beaucoup d'Américains travaillent aussi dans le royaume, surtout dans l'industrie pétrolière. L'Arabie Saoudite espère pouvoir se passer de la main d'oeuvre étrangère. Pour atteindre cet objectif, il faut qu'elle accorde une priorité importante à l'éducation de son peuple. Les traditionsA tableLes plats de la cuisine saoudienne se composent principalement de riz accompagné d'agneau ou de poulet, et le kabsah (à base de riz et d'agneau) est l'une des spécialités les plus populaires. Thé ou café (parfumé à la cardamome) sont servis après chaque repas, et le lait de chamelle est une boisson très courante. Interdit par l'islam, le porc et l'alcool ne sont pas vendus sur le territoire saoudien. Vie en sociétéLa poignée de main, associée à la phrase Al-Salaamu Alaykum («Que la paix soit avec toi») est la forme de salutation la plus fréquente. Souvent, les hommes prolongent le salut en posant la main gauche sur l'épaule droite de leur interlocuteur et en s'embrassant sur les joues. Lorsqu'un homme est accompagné d'une femme portant le voile, il ne présente pas celle-ci à son interlocuteur, et celui-ci n'est pas censé lui serrer la main. Bonjour se dit Sabah al-Khair, et bonsoir, Mesah al-Khair. D'une manière plus décontractée, on peut dire Marhaba (équivalent de «salut»). L'invitation à se rendre dans un foyer saoudien est souvent faite à l'homme seul. Si sa femme est invitée, elle se rendra avec les autres femmes de la maison dans une pièce ou un endroit séparé pour y prendre le repas. Il convient de retirer ses chaussures en entrant dans une maison. Il est inconvenant qu'une personne invitée pour la première fois apporte un cadeau à la femme de l'hôte, mais il est courant d'offrir des fleurs, des confiseries ou autres petits cadeaux aux hôtes pour les remercier de leur hospitalité. Les Saoudiens encouragent leurs invités à se resservir et apprécient qu'ils le fassent. Une tasse vide est systématiquement remplie à nouveau. Lorsqu'une personne ne désire plus de thé ou de café, elle doit couvrir la tasse de sa main ou la secouer doucement en appuyant éventuellement son geste de l'expression bes, qui signifie «assez». Aucune boisson alcoolisée n'est proposée ni ne doit être offerte à un Saoudien : la loi islamique interdit en effet la consommation d'alcool et les contrevenants sont sévèrement punis. Du café est servi à la fin d'une visite, juste avant que les invités se retirent. Les compliments sont généralement adressés à l'hôte, qui les retransmet à sa femme. Vacances et fêtesLe calendrier musulman est fondé sur le mois lunaire – il comporte donc onze jours de moins que le calendrier grégorien. L'ère de l'islam, l'hégire, commence le 16 juillet 622 de l'ère chrétienne, date de l'émigration de Mahomet de La Mecque à Ramadan sont l'occasion de rendre visite aux parents âgés et d'offrir des cadeaux aux enfants, vêtus de neuf de pied en cap. La naissance du prophète Mahomet et le nouvel an musulman sont également fêtés. Fixée au 22 septembre du calendrier occidental, la fête nationale commémore la fondation du royaume d'Arabie Saoudite en 1932. L'artMusiqueLa grande tradition musicale arabe s'est développée au VIIe siècle avec le rayonnement de l'islam à partir de son centre originel, l'actuelle Arabie Saoudite. La musique de l'art savant arabe, un système de modes mélodique et rythmique, s'est d'abord nourrie de la poésie chantée des Arabes nomades, de la musique de la cour de Perse ainsi que de la musique byzantine, pour ensuite subir une adaptation locale. Si elle s'est affaiblie dans l'Arabie Saoudite d'aujourd'hui, cette tradition s'est maintenue dans d'autres pays de langue arabe tels que l'Égypte, la Syrie et l'Irak. Le dynamisme de l'industrie musicale cairote a permis la diffusion, dans les États du Golfe et les autres États arabes, de la musique populaire saoudienne, principalement représentée par Muhammad Abduh et Etab. Bibliothèques et muséesLes principales bibliothèques d'Arabie Saoudite se trouvent à Riyad. Des collections d'ouvrages religieux sont conservées dans les bibliothèques de La Mecque. EconomieLa production de pétrole brut et de ses dérivés constitue l'industrie principale de l'Arabie Saoudite. Malgré une industrialisation rapide et une tentative visant à diversifier l'économie, le pétrole reste pratiquement l'unique exportation du pays. On suppose que le royaume possède un quart des réserves naturelles mondiales et le plus important gisement du monde. L'Arabie Saoudite est un membre important de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et ses décisions affectent énormément les prix du pétrole. Tous les gisements de pétrole d'Arabie Saoudite sont situés à l'est du pays, bien que l'on ait découvert, durant les années 80 et 90, six nouveaux gisements au centre du royaume. Le gigantesque gisement de Ghawar, le plus grand au monde, contient plus de pétrole que toutes les réserves des Etats-Unis. La plupart du pétrole saoudien était exporté par des tankers à partir des terminaux situés sur le Golfe Persique, jusqu'à ce qui la sécurité de cette traversée ne soit affectée par le début des conflits de cette région. En 1981, il fut donc décidé de construire un oléoduc trans-arabe jusqu'à Yenbo, sur le littoral de la Mer Rouge. Ce pipeline court circuite le détroit d'Hormuz et raccourcit les distances parcourues de près de 3.200 kilomètres (2.000 miles). Un deuxième oléoduc, parallèle au premier, fut construit à la fin des années 80 afin de réduire encore la dépendance de l'Arabie Saoudite sur la route qui passe par le détroit d'Hormuz. En 1932, du pétrole fut découvert pour la première fois en quantité importante par la Compagnie des Pétroles Américano-Arabe (Aramco), qui produit d'ailleurs toujours en 1980 plus de 90% de tout le pétrole saoudien. L'augmentation de la production de pétrole a été particulièrement importante dans les années 70. L'Arabie Saoudite utilise une partie de ses revenus pétroliers pour financer un ambitieux programme d'industrialisation. Elle construit des raffineries et des usines de traitement destinées à l'exploitation des gigantesques ressources de pétrole et de gaz naturel du royaume. La plus grande et la plus vieille raffinerie est située à Ras Tanura. L'Arabie Saoudite possède également une petite industrie sidérurgique et a investi d'importantes sommes d'argent afin de développer une industrie produisant des engrais. Les plans ambitieux de l'Arabie Saoudite, en matière d'industrie lourde, comprennent un projet de récupération de gaz naturel, qui fournira les matériaux bruts destinés au secteur pétrochimique et à la production d'énergie nécessaire au développement industriel. Plusieurs usines de traitement de gaz naturel ont été construites. L'Arabie Saoudite va bientôt devenir le principal exportateur de gaz liquide. L'essor industriel de l'Arabie Saoudite concerne également la construction de deux nouvelles cités industrielles. L'échelle de ce projet est gigantesque. Le grand complexe de Jubail accueillera éventuellement 3 raffineries, 6 usines pétrochimiques, une fonderie d'aluminium, une aciérie, et un grand port ainsi que des habitations et des services pour les nouveaux habitants. Le gouvernement saoudien encourage le secteur privé à développer des petites et moyennes entreprises et, pour ce faire, a créé des zones industrielles. L'agriculture emploie un quart de la main d'oeuvre du pays mais ne représente que 3% du PNB (Produit National Brut). Les seules zones cultivées d'Arabie Saoudite sont les oasis et les régions irriguées. Elles n'occupent que 1% de la superficie du pays. Près de 39% des terres sont destinées à l'élevage. Les régions cultivées ont cependant augmenté, même si la main d'oeuvre agricole a diminué. Les niveaux de production ont connu, eux aussi, une forte croissance. Le gouvernement a attribué des aides substantielles aux fermiers. L'état s'intéresse de près au développement de l'agriculture. Il ne souhaite plus dépendre des importations de denrées alimentaires et souhaite améliorer les conditions de vie rurales. La rareté de l'eau est le principal souci de l'agriculture. Le gouvernement a mis en place un programme ambitieux afin d'augmenter les réserves d'eau du royaume, notamment grâce à la surveillance des nappes phréatiques et à la construction de barrages et de réseaux d'irrigation. Des terres en friche sont données aux nomades et la mécanisation est encouragée. Communications et éducationTransportsJusqu'au milieu des années 60, les seules routes goudronnées se trouvaient dans la région de Jiddah-Mecca-Médina. Le gouvernement a depuis concentré ses efforts sur la construction d'un réseau autoroutier et le royaume compte aujourd'hui environ 64.000 kilomètres (40.000 miles) de routes. On rencontre cinq ports principaux: Jidah, Yenbo et Qizan sur la Mer Rouge; Dammam et Jubail sur le Golfe Persique. Le transport aérien a connu une croissance rapide en raison de la grande superficie du pays. On dénombre 24 aéroports dont les terminaux internationaux de Jiddah, Dhahran et de Riyadh. Le transport ferroviaire est pratiquement inexistant. La voie principale relie Dammam, située sur le Golfe, à Riyadh. Une route inondable relie l'île de Bahrein à l'Arabie Saoudite. EducationL'école maternelle, mixte, accueille les enfants âgés de 4 à 6 ans. Dès qu'ils atteignent l'âge de 6 ans, garçons et filles sont dirigés vers des écoles séparées. Les garçons et, depuis les années quatre-vingt, également les filles, fréquentent l'école primaire (ibtida'i) pendant six années, puis suivent trois ans d'enseignement intermédiaire (mutawassit) et enfin trois ans d'enseignement secondaire (thanawi). Tous les établissements, y compris l'université, sont placées sous l'autorité du gouvernement. Le gouvernement affiche clairement sa volonté de rendre l'enseignement accessible à tous et d'en augmenter la qualité. |










