Guerre d'Algérie
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La montée du nationalismeLe nationalisme se développe après la Première Guerre mondiale parmi des musulmans qui réclament l'égalité entre Arabes et Européens. Ferhat Abbas et Ahmed Messali Hadj (1898-1974), un communiste, sont parmi les plus importants leaders des années 1920 et 1930. En 1936, le gouvernement français propose un plan instaurant l'égalité pour les vétérans de guerre, mais l'Assemblée nationale le rejette. Durant la Seconde Guerre mondiale, Ferhat Abbas, furieux contre l'obstination des colons, organise avec Messali Hadj un parti militant anti-français. Après la guerre est créée la première assemblée parlementaire algérienne, avec des délégués français et musulmans en nombre égal. Ce système, inefficace, ne satisfait ni les Algériens ni les colons. Les nationalistes prônent alors la révolte armée. Au début des années 1950, beaucoup d'entre eux prennent le maquis ou quittent le pays. La Guerre d'Algérie. En mars 1954, Ahmed Ben Bella, un ancien sergent de l'armée française, rejoint huit algériens exilés en Egypte; ils forment un comité révolutionnaire qui prendra plus tard le nom de Front de Libération National (F.L.N.). Le 1er novembre 1945 (la “Toussaint rouge”), le F.L.N. entame son combat en attaquant des bâtiments publics, des postes de polices, des casernes et les équipements de communication. La guérilla s'intensifie durant les deux années qui suivent, et les Français se voient contraints d'appeler des renforts. 400.000 soldats français occupent l'Algérie. La stratégie du F.L.N. combine la guérilla d'Abd el-Kader et le terrorisme. L'armée répond alors à la guérilla, tandis que les meurtres et les enlèvements d'Européens et d'Algériens ne soutenant pas activement le F.L.N. créent un climat de peur dans tout le pays. Un contre-terrorisme fait son apparition, les colons et les soldats français attaquant des villages musulmans pour en massacrer les habitants. En 1956, la guerre gagne les villes. A Alger, les cafés, les écoles et les magasins deviennent des cibles faciles; les nationalistes cherchent à miner le moral des français et à attirer l'attention du monde entier sur leur combat. La révolte d'Alger est durement réprimée. Dans le reste du pays, les Français remportent les combats en employant de nouvelles tactiques. Des villages entiers sont rasés, pour punir leurs habitants d'avoir soutenu la guérilla. Des Algériens sont déportés dans des camps étroitement surveillés. Des clôtures électrifiées le long des frontières tunisiennes et marocaines empêchent les membres du F.L.N. exilés de rejoindre les troupes présentes en Algérie. Les militaires français n'hésitent pas à pratiquer la torture pour faire parler, ou dissuader, les dirigeants de la rébellion. Malgré sa supériorité militaire, la France ne parvient pas à trouver une issue à la crise. La pression internationale sur la France se fait plus forte, et ses alliés de l'OTAN s'inquiètent de la position des armées françaises dans une guerre très controversée. En mai 1958, les colons et les officiers de l'armée française s'allient pour renverser le gouvernement. Un Comité de Salut Public demande le retour au pouvoir du général de Gaulle, dans l'espoir qu'il mettra fin à la guerre et sauvera l'Algérie française. Après avoir repris le pouvoir, de Gaulle, réaliste, reconnaît qu'il n'est pas possible de gagner la guerre. En 1959, il annonce qu'il va demander aux Algériens de choisir entre l'indépendance et la poursuite de la colonisation. Cette décision fait l'effet d'un coup de tonnerre parmi les colons. Ils fomentent une révolte contre de Gaulle; celle-ci échoue en 1960. En 1961, un groupe de généraux tente à nouveau de le renverser. Néanmoins, l'armée demeure fidèle au gouvernement. Aux côtés des généraux rebelles se trouve un groupe de colons et de militaires extrémistes, l'Organisation de l'Armée Secrète (O.A.S.). L'O.A.S. mène une violente campagne de terrorisme contre le F.L.N. et les autorités françaises. En mars 1962, un cessez-le-feu est décidé à Evian entre le gouvernement et les représentants du F.L.N.. Un référendum, depuis longtemps réclamé, a lieu en juillet de la même année. L'Algérie, à une écrasante majorité, choisit l'indépendance. Les colons quittent massivement le pays; avant la fin de l'année, il ne reste presque plus d'Européens en Algérie. La Guerre d'Algérie aura provoqué la chute de la IVème République française et suscité un profond malaise dans l'opinion publique. Guerre d'AlgérieEn mars 1954, Ahmed Ben Bella, un ancien sergent de l'armée française, rejoint huit algériens exilés en Egypte; ils forment un comité révolutionnaire qui prendra plus tard le nom de Front de Libération National (F.L.N.). Le 1er novembre 1945 (la “Toussaint rouge”), le F.L.N. entame son combat en attaquant des bâtiments publics, des postes de polices, des casernes et les équipements de communication. La guérilla s'intensifie durant les deux années qui suivent, et les Français se voient contraints d'appeler des renforts. 400.000 soldats français occupent l'Algérie. La stratégie du F.L.N. combine la guérilla d'Abd el-Kader et le terrorisme. L'armée répond alors à la guérilla, tandis que les meurtres et les enlèvements d'Européens et d'Algériens ne soutenant pas activement le F.L.N. créent un climat de peur dans tout le pays. Un contre-terrorisme fait son apparition, les colons et les soldats français attaquant des villages musulmans pour en massacrer les habitants. En 1956, la guerre gagne les villes. A Alger, les cafés, les écoles et les magasins deviennent des cibles faciles; les nationalistes cherchent à miner le moral des français et à attirer l'attention du monde entier sur leur combat. La révolte d'Alger est durement réprimée. Dans le reste du pays, les Français remportent les combats en employant de nouvelles tactiques. Des villages entiers sont rasés, pour punir leurs habitants d'avoir soutenu la guérilla. Des Algériens sont déportés dans des camps étroitement surveillés. Des clôtures électrifiées le long des frontières tunisiennes et marocaines empêchent les membres du F.L.N. exilés de rejoindre les troupes présentes en Algérie. Les militaires français n'hésitent pas à pratiquer la torture pour faire parler, ou dissuader, les dirigeants de la rébellion. Malgré sa supériorité militaire, la France ne parvient pas à trouver une issue à la crise. La pression internationale sur la France se fait plus forte, et ses alliés de l'OTAN s'inquiètent de la position des armées françaises dans une guerre très controversée. En mai 1958, les colons et les officiers de l'armée française s'allient pour renverser le gouvernement. Un Comité de Salut Public demande le retour au pouvoir du général de Gaulle, dans l'espoir qu'il mettra fin à la guerre et sauvera l'Algérie française. Après avoir repris le pouvoir, de Gaulle, réaliste, reconnaît qu'il n'est pas possible de gagner la guerre. En 1959, il annonce qu'il va demander aux Algériens de choisir entre l'indépendance et la poursuite de la colonisation. Cette décision fait l'effet d'un coup de tonnerre parmi les colons. Ils fomentent une révolte contre de Gaulle; celle-ci échoue en 1960. En 1961, un groupe de généraux tente à nouveau de le renverser. Néanmoins, l'armée demeure fidèle au gouvernement. Aux côtés des généraux rebelles se trouve un groupe de colons et de militaires extrémistes, l'Organisation de l'Armée Secrète (O.A.S.). L'O.A.S. mène une violente campagne de terrorisme contre le F.L.N. et les autorités françaises. En mars 1962, un cessez-le-feu est décidé à Evian entre le gouvernement et les représentants du F.L.N.. Un référendum, depuis longtemps réclamé, a lieu en juillet de la même année. L'Algérie, à une écrasante majorité, choisit l'indépendance. Les colons quittent massivement le pays; avant la fin de l'année, il ne reste presque plus d'Européens en Algérie. La Guerre d'Algérie aura provoqué la chute de la IVème République française et suscité un profond malaise dans l'opinion publique. L'indépendanceLes accords d'Evian déclarent l'indépendance de l'Algérie, et lui garantissent une aide de la France pour réparer les dégâts dus à huit ans de guerre. De plus, la France lui reconnaît la possession du Sahara, avec ses puits de pétrole et de gaz mis en place pendant l'occupation. De son côté, le F.L.N. garantit la protection et l'égalité civile aux Européens qui sont restés en Algérie. La France a perdu 100.000 hommes, l'Algérie plus d'un million; 1,8 million d'Algériens sont réfugiés. De plus, 150.000 musulmans pro-français sont assassinés par le F.L.N.. Le départ des Européens prive l'Algérie d'une grande partie de son élite. Des rivalités internes, négligées pendant la guerre, divisent le F.L.N.. A Tripoli, les leaders du F.L.N. font de l'Algérie un Etat socialiste, le Front de Libération Nationale devient la seule organisation autorisée. L'autorité politique est exercée par un bureau central du F.L.N.. L'économie est contrôlée par l'Etat, et les anciennes terres des colons sont gérées par leurs ouvriers. Sur les autres sujets, les désaccords sont nombreux, et une guerre civile éclate entre différentes factions. Le Colonel Boumediène, chef de l'Armée de Libération Nationale, soutient Ahmed Ben Bella qui, en septembre 1962, est élu au poste de président. Il le restera trois ans, tentant de reconstruire le pays. La première constitution est approuvée par les électeurs en 1963; elle instaure un gouvernement présidentiel. Le seul moyen de contrôler les actes du président est une décision de censure votée aux deux tiers par l'Assemblée nationale. Ben Bella se laisse prendre au piège d'un tel pouvoir, cherche à augmenter encore son autorité personnelle et devient de plus en plus tyrannique. En 1965, Boumediène, ministre de la défense, réalise que Ben Bella va trop loin; il le fait arrêter et prend le pouvoir. Voir aussi
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