| Carte | Drapeau | Armoiries | Hymne |
![]() | ![]() | ![]() |
La Libye (ليبيا, Lībiyā), située en Afrique du Nord, sur la côte méridionale de la Méditerranée, est à la fois un des premiers pays producteurs de pétrole au monde et une nation à très forte tradition islamique.
Le nom officiel de la Libye est la Jamahiriya Populaire Socialiste Libyenne ( الجماهيرية العربية الليبية الشعبية الإشتراكية العظمى, Al-Jamāhīriyyah al-`Arabiyyah al-Lībiyyah aš-Ša`biyyah al-Ištirākiyyah al-`Udhmā). Le mot arabe Jamahiriya signifie “socialisme” ou “fraternité”. Quatrième pays d'Afrique par sa taille, la Libye s'étend vers le sud à partir de la côte méditerranéenne. D'une superficie de 1.759.540 kilomètres carrés, le pays est bordé à l'ouest par la Tunisie et l'Algérie, au sud par le Niger et le Tchad et à l'est par le Soudan et l'Egypte.
La Libye est un mélange de plusieurs formations géographiques, la Cyrénaïque à l'est, la Tripolitaine à l'ouest et le Fezzan au sud. En Cyrénaïque et en Tripolitaine, les précipitations côtières créent d'excellentes conditions pour la culture des céréales, des dattes, des olives et des fruits tropicaux. Dans l'intérieur du pays, beaucoup plus aride, l'élevage prédomine. Au sud et à l'est du pays s'étend le désert de Libye, l'un des plus vastes du monde. Moins de 6% des terres du pays sont exploitables.
Pays très aride, sans aucun cours d'eau permanent, la Libye reçoit moins de 10 centimètres d'eau par an. Dans le désert, quelques oasis fournissent de l'eau aux voyageurs et aux agriculteurs. Lorsqu'il n'y a pas d'eau en surface, les habitants creusent des puits artésiens.
Depuis 1973, l'organe de prise de décision politique est le Congrès général du peuple, qui nomme un Comité général du Peuple, détenant le pouvoir exécutif. Cependant, Kadhafi continue à tenir les rênes de l'Etat.
Les orientations politiques du gouvernement libyen sont basées sur la Jamahiriya, qui peut être défini comme le socialisme islamique. Les fondements de ces orientations sont exposées dans le “Livre Vert” écrit par Kadhafi.
Conformément à la Jamahiriya, les revenus pétroliers ont permis de financer un vaste programme de construction, concernant aussi bien les habitations, les routes, les communications, que le système éducatif.
Article complet : Histoire du pays
Après une longue période de domination turque puis italienne, la Libye devint un État indépendant en décembre 1951. Originaire de la région orientale de Cyrénaïque, le roi Idriss I prit alors la tête du pays. Peu de temps après l'indépendance survint un second événement d'importance : en 1959, d'importants gisements de pétrole furent découverts en Libye, transformant un pays pauvre et sous-développé en une nation prospère.
Durant cette période, le gouvernement libyen choisit de maintenir d'étroites relations avec le monde occidental, malgré une popularité croissante du nationalisme arabe, notamment auprès des jeunes générations.
Le 1er septembre 1969, pendant un séjour à l'étranger du roi Idriss, un groupe de jeunes soldats prit le contrôle du gouvernement et, en quelques heures, abolit la monarchie et proclama la République arabe libyenne. Les 12 membres du Conseil de commandement de la révolution (CCR), responsables du coup d'État pacifique, assumèrent toutes les fonctions législatives. Les chefs annoncèrent l'attachement de la Libye à l'unité arabe et son soutien à la cause palestinienne contre Israël. Le régime rallia une interprétation arabe du socialisme qui mêlait les principes islamiques à la réforme sociale, économique et politique. Le colonel Muammar al-Kadhafi, âgé de 27 ans, devint le nouveau chef de l'État.
Le milieu des années soixante-dix fut le théâtre de nombreux changements dans les systèmes politique et économique du pays. Kadhafi publia son traité, le Livre vert; le Congrès général du peuple (GPC) remplaça le CCR; et enfin, la République arabe libyenne prit le nom de Jamahiriya («État des masses») arabe populaire et socialiste. Entre-temps, Kadhafi découragea toute initiative privée et s'efforça de diversifier l'économie afin de réduire sa dépendance à long terme par rapport au pétrole. Malgré ces améliorations, des milliers d'opposants libyens à la politique de Kadhafi émigrèrent à l'étranger au début des années quatre-vingt.
Sur le front international, Kadhafi devint le principal défenseur de l'unité arabe durant les années soixante-dix. Dans le cadre de ce projet, il chercha tour à tour à construire une union politique avec l'Égypte, la Syrie, le Tchad, la Tunisie et le Maroc. Ses tentatives eurent peu de succès. En 1981, le GPC annonça le soutien général libyen aux mouvements nationaux de libération dans le monde entier. Cette politique fut vivement désapprouvée par des gouvernements étrangers, méfiants à l'égard de la Libye, soupçonnée de soutenir les activités de terroristes internationaux et la subversion politique. Au début des années quatre-vingt, plusieurs dossiers posaient problème au régime de Kadhafi : le baisse des revenus pétroliers, la récession économique qui s'ensuivit, l'état de dépendance du pays par rapport au savoir-faire étranger, des relations extérieures tendues et enfin la dissidence interne.
Les relations entre la Libye et les États-Unis tournèrent progressivement à l'hostilité durant les années soixante-dix et quatre-vingt.
La Libye compte environ 5.650.000 habitants, la plus faible population des cinq pays d'Afrique du Nord. La grande majorité des Libyens vivent sur la côte, et plus de 60% d'entre eux habitent une ville de plus de 5.000 habitants.
Environ deux tiers de la population vit en Tripolitaine, un tiers en Cyrénaïque et une infime fraction dans le Fezzan, où les habitants vivent en petits groupes nomades.
La langue officielle est l'arabe, et certaines communautés nomades, telles que les Touaregs, parlent des dialectes berbères. De nombreux Libyens parlent également l'italien, l'anglais ou le français.
La Libye compte une vaste proportion d'étrangers, Européens ou citoyens d'autres pays arabes, qui viennent travailler dans l'industrie pétrolière du pays.
99% des Libyens sont des musulmans sunnites.
L'art et la musique libyenne sont marqués par le patrimoine romain et islamique du pays. Les ruines romaines abritent de superbes mosaïques qui ornaient jadis les temples, ainsi que les habitations de riches marchands.
Les vastes mosquées richement décorées reflètent l'importance de l'art décoratif dans la religion islamique. Les marchés et les petites boutiques vendent des tapis, des paniers, des objets en cuir et des bijoux.
L'économie libyenne est presque entièrement basée sur le pétrole, bien que l'agriculture et l'élevage restent importants pour de nombreuses familles rurales.
Les exportations de pétrole représentent la quasi totalité des revenus du commerce extérieur.
Le pays a investi une grande partie de ses revenus pétroliers dans d'autres secteurs économiques, en particulier l'agriculture, l'industrie et l'exploitation minière.
Les grosses exploitations agricoles, dont la plupart sont possédées par l'Etat, ont commencé à produire les aliments que le pays importait, dont le mais, le blé, les agrumes, le bétail, les moutons et la volaille. Cependant, la chute des revenus pétroliers dans les années 1980 a donné un coup d'arrêt au développement économique et le pays se voit de nouveau obligé d'importer une grande partie de sa nourriture.
Le gouvernement s'efforce de développer l'industrie lourde afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations étrangères.
La Libye possède une autoroute qui suit la côte sur 1.600 kilomètres entre Tripoli et Banghazi. Des chemins ruraux relient l'autoroute aux villages ruraux, aux exploitations pétrolières et aux exploitations agricoles. Le pays possède une compagnie aérienne. L'amélioration du réseau de télécommunications est une des priorités du gouvernement.
Le gouvernement détient et gère les services postaux et de télécommunications du pays. Des communications radios assurent la liaison entre l'intérieur du pays et les régions côtières.
Le quotidien de la Libye, Al-Fajr al-Jadid, publié à Tripoli, était diffusé à 40.000 exemplaires environ au début des années quatre-vingt-dix.
L'enseignement est gratuit et obligatoire jusqu'au lycée (de 6 à 15 ans). Autrefois, seules les villes possédaient des écoles. Aujourd'hui, il en existe également en zone rurale, ce qui permet aux enfants des fermiers et des éleveurs nomades d'acquérir une éducation.
L'analphabétisme a considérablement diminué depuis 1973, date à laquelle près de 50% des Libyens ne savaient pas lire.
Les Libyens ont le choix entre diverses formes d'enseignement supérieur : universités, collèges d'enseignement technique, agricole, professionnel, etc. L'université Gar Younis de Benghazi et l'université Al Fatah de Tripoli sont les plus réputées.