Au début de son histoire, le Liban est occupé par de nombreux peuples, dont les Phéniciens, les Grecs, les Romains et les Byzantins. Le christianisme est introduit au Vème siècle et l'islam deux cents ans plus tard.
Durant de nombreux siècles, le Liban est un lieu de refuge pour les minorités persécutées. Ainsi, les maronites s'installent dans le nord et les Druzes dans le sud. Les deux communautés vivent en paix jusqu'au XIXème siècle, lorsque des révoltes paysannes contre les propriétaires terriens se transforment en guerre ouverte entre Druzes et maronites, faisant des milliers de victimes. Les sultans turcs de l'Empire ottoman, qui règnent sur le pays depuis le XVIème siècle, soutiennent les Druzes, tandis que les maronites se tournent vers l'Europe et en particulier vers la France.
Après la défaite turque durant la Première Guerre Mondiale, le Liban est administré par la France sous mandat de la Société des Nations et devient la seule nation à majorité chrétienne du Moyen-Orient. Après la défaite française en 1940, les dirigeants de la France Libre acceptent de mettre fin à leur mandat, et le Liban déclare son indépendance en 1943. Le pays connaît une courte période de prospérité et de liberté, interrompue par l'émergence du mouvement nationaliste arabe, la naissance de l'Etat d'Israël en 1948, et le début des conflits entre les différentes communautés libanaises.
En 1958, certains groupes religieux se révoltent. L'insurrection est écrasée avec l'aide des troupes américaines. En 1970, l'OLP, expulsé de Jordanie, transfert son quartier général au Liban, d'où il lance des attaques terroristes contre Israël. Le gouvernement libanais s'efforce alors de contenir les activités militaires des Palestiniens.
La guerre civile entre chrétiens et Libanais éclate en 1975. Les deux premières années de la guerre font 60.000 victimes. Entre 1976 et 1982, les troupes syriennes et les forces des Nations Unies s'efforcent de faire respecter un précaire cessez-le-feu entre chrétiens, musulmans, Palestiniens et Israéliens. En juin 1982, Israël envahit le Liban et exige le départ de l'OLP du sud du pays. En août, 15.000 combattants palestiniens quittent Beyrouth. A la fin du mois, le dirigeant chrétien phalangiste Bechir Gemayel est élu président de la République. Il est assassiné le mois suivant. Les forces israéliennes rentrent alors dans Beyrouth. Le lendemain, des milices chrétiennes libanaises massacrent 600 civils palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, sous contrôle israélien. Une force d'intervention multinationale, composée essentiellement de Français, d'Italiens et d'Américains est alors envoyée à Beyrouth. En septembre, Amin Gemayel, frère de Bechir Gemayel, est à son tour élu président de la République.
En mais 1983, un accord signé entre Israël et le Liban prévoit le retrait des troupes syriennes et israéliennes mais la Syrie refuse et la guerre reprend de plus belle entre les différentes factions. En février 1984, la force multinationale commence à quitter le pays. En 1985, les Israéliens se retirent du Sud-Liban, tout en gardant des troupes à la frontière.
Lorsque le mandat d'Amin Gemayel arrive à son terme en 1988, l'Assemblée nationale ne peut se mettre d'accord sur un nouveau président, et la direction du pays est confié à un gouvernement militaire intérimaire dirigé par Michel Aoun. Celui-ci déclare une “guerre de libération” contre la Syrie et lorsque l'Assemblé parvient enfin à élire un président, il occupe le palais présidentiel et refuse d'abandonner le pouvoir. Malgré la révision des accords de Taëf redistribuant le pouvoir de manière plus juste entre les différentes communautés, la guerre reprend en 1990. Aoun est renversé en octobre après une attaque menée par les forces gouvernementales et les troupes syriennes.
La paix revient peu à peu en 1991, lorsque les milices armées et le PLO commencent à rendre leurs armes. En mai, l'armée libanaise reprend le contrôle de la côte et en décembre, les derniers otages britanniques et américains sont libérés.