17 mars: le président américain George W. Bush donne 48 heures au président irakien Saddam Hussein pour quitter le pouvoir
20 mars: début de l'invasion de l'Irak conduite par les Etats-Unis. Les forces américaines, britanniques et australiennes pénètrent en Irak dans le cadre d'une opération baptisée “Iraqi Freedom” (Liberté irakienne)
21 avril: le général américain à la retraite Jay Garner, administrateur de l'Irak, prend ses fonctions à Bagdad
1er mai: “les principales opérations de combat en Irak sont finies”, déclare George W. Bush à bord d'un porte-avion, sous une grande banderole où sont inscrits les mots “Mission accomplie”.
13 juillet: entrée en fonction du Conseil de gouvernement irakien, composé de 25 Irakiens de premier plan nommés par les Américains
22 juillet: Oudaï et Qoussaï, les deux fils aînés de Saddam Hussein, sont tués à Mossoul
19 août: un camion piégé saute devant le QG de l'ONU à l'Hôtel Canal, tuant 22 personnes, dont le représentant onusien Sergio Vieira de Mello
13 décembre: capture de Saddam Hussein dans une cache près de Takrit
8 mars: le Conseil de gouvernement irakien édicte une Constitution provisoire
30 avril: publication des premières photos montrant des prisonniers irakiens humiliés et maltraités par la police militaire américaine à la prison d'Abou Ghraïb à Bagdad
31 mars: quatre Américains travaillant pour une société de sécurité privée sont tués dans une attaque contre leur convoi à Fallujah. Leurs corps sont traînés dans les rues de la ville par des habitants en colère, qui démembrent, mutilent et exposent les cadavres
5 avril: début du siège de Fallujah par les Marines; la bataille entre les forces américaines et les insurgés sunnites fait rage pendant plusieurs semaines
28 mai: le Conseil de gouvernement choisit Iyad Allaoui pour prendre la tête du gouvernement provisoire
28 juin: transfert officiel du pouvoir de l'administration civile américaine au gouvernement intérimaire irakien
1er juillet: Saddam Hussein est présenté à un juge
12 août: offensive contre les miliciens chiites de l'imam Moqtada al-Sadr à Najaf; la milice accepte de se retirer le 26 août
7 septembre: les pertes américaines franchissent le cap du millier de morts
16 septembre: le nombre d'étrangers enlevés dépasse la centaine
6 octobre: les inspecteurs américains annoncent ne pas disposer de preuve de ce que le régime de Saddam Hussein ait produit des armes de destruction massive (ADM) après 1991
7 novembre: Allaoui décrète l'état d'urgence pour deux mois en Irak à l'exception du Kurdistan
8 novembre: début d'une offensive d'une semaine des Américains sur le bastion sunnite de Fallujah
novembre: le mois le plus meurtrier pour les forces américaines depuis le début de la guerre (137 morts)
21 décembre: action la plus meurtrière contre les Américains depuis la chute de Saddam Hussein: 24 militaires tués et plus de 60 blessés dans un attentat dans une base à Mossoul
27 décembre: Oussama ben Laden fait du Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, chef d'Al-Qaïda en Irak, son représentant en Irak et appelle au boycott des élections
30 janvier: les Irakiens élisent les 275 députés de leur Assemblée nationale. L'Alliance irakienne unifiée, dominée par les chiites, remporte 48% des suffrages, et la liste des partis kurdes 26%. La majorité de la communauté sunnite boycotte le scrutin
6 avril: le Kurde Jalal Talabani est élu président par les députés; le chiite Ibrahim al-Jaafari est nommé Premier ministre
31 août: au moins un millier de pèlerins chiites meurent dans une bousculade sur un pont de Bagdad
14 septembre: une dizaine d'explosions coordonnées à Bagdad font au moins 167 morts et 570 blessés, constituant l'opération la plus meurtrière de l'insurrection jusqu'alors
15 octobre: la Constitution est approuvée par référendum, malgré une large opposition parmi les sunnites
19 octobre: ouverture du procès de Saddam Hussein, immédiatement ajourné pour cinq semaines
Octobre: les pertes américaines franchissent le cap des 2.000 morts
15 décembre: les Irakiens élisent un nouveau Parlement: l'Alliance irakienne unifiée, coalition de partis chiites, arrive en tête, avec 128 des 275 sièges, mais n'obtient pas assez d'élus pour gouverner seule
25 janvier: début des tractations sur la formation d'un gouvernement de coalition devant inclure des membres des principaux partis chiites, sunnites et kurdes
22 février: un attentat contre le mausolée chiite de Samarra déclenche des violences entre chiites et sunnites, faisant plus de 500 morts et plongeant le pays dans un cercle vicieux d'attaques et représailles
13 mars: Londres annonce le retrait de 10% de ses troupes en Irak, soit 800 soldats
7 juin: Abou Moussab al-Zarqaoui est tué avec plusieurs de ses lieutenants dans un bombardement aérien américain
5 novembre: Saddam Hussein est condamné à mort par pendaison par le Tribunal spécial irakien, pour le massacre de 148 civils chiites dans le village de Doujaïl en 1982
6 décembre: un rapport du Groupe d'étude sur l'Irak (ISG), co-présidé par l'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker, constate que la politique menée sur place par l'administration Bush “ne fonctionne pas” et prône une approche diplomatique en vue d'un retrait militaire progressif
30 décembre: Saddam Hussein, 69 ans, est pendu
31 décembre: les pertes américaines franchissent le cap des 3.000 morts
10 janvier: George W. Bush annonce l'envoi en Irak de 21.500 soldats supplémentaires, admettant pour la première fois avoir commis une erreur en n'ordonnant pas une intensification des opérations militaires dès 2006
16 janvier: l'ONU fait état de 34.452 civils tués en 2006 en Irak, soit trois fois plus que le chiffre de 12.357 avancé par le gouvernement irakien
28 mai: pour la première fois depuis 27 ans, l'Iran et les Etats-Unis reprennent le dialogue pour évoquer la situation en Irak
24 juin: Ali Hassan al-Majid, dit “Ali le chimique”, cousin de Saddam Hussein, est condamné à être pendu avec deux anciens hauts responsable du régime, pour leur rôle dans le massacre de 180.000 civils kurdes dans le cadre de l'opération baptisée “Anfal” en 1988
12 juillet: le gouvernement irakien soutenu par Washington n'a véritablement atteint aucun des objectifs politiques, économiques et militaires fixés pour réformer et sécuriser le pays, selon un rapport d'étape du gouvernement américain demandé par le Congrès; Bush exclut un retrait
13 septembre: George W. Bush approuve une réduction progressive des troupes américaines en Irak
14 août: quatre attentats-suicide visant la communauté religieuse Yézidi dans le nord-ouest de l'Irak font au moins 520 morts et 350 blessés
10 septembre: le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, juge possible le retrait d'environ 30.000 hommes d'ici à l'été 2008
11 septembre: 59% des Américains estiment que l'Histoire retiendra la guerre en Irak comme un échec, selon un sondage Ipsos pour l'Associated Press
23 octobre: le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés fait état de près de 2,3 millions de déplacés en Irak, et de plus de 2,2 millions de personnes ayant fui vers des pays voisins.
16 décembre: les forces britanniques transfèrent officiellement aux autorités irakiennes la responsabilité de la sécurité dans la province de Bassorah (sud), la dernière région qui était encore placée sous leur contrôle
9 janvier: environ 151.000 Irakiens sont morts dans des violences dans les trois années qui ont suivi l'invasion du pays par les Etats-Unis, selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du gouvernement irakien
25 janvier: le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki annonce une offensive majeure contre Al-Qaïda à Mossoul et promet que les combats “seront décisifs” dans la grande ville du Nord, où deux attentats ont fait 37 morts et plus de 220 blessés les jours précédents
1er février: deux femmes kamikazes tuent près de 100 personnes sur un marché de Bagdad
25 février: le département de la Défense annonce qu'un total d'environ 140.000 soldats américains seront déployés en Irak en juillet, contre 132.000 au début du renforcement en janvier 2007