2 novembre : Lord Arthur James Balfour, ministre britannique des affaires étrangères envoie une lettre à Lord Walter Rothschild, représentant des juifs britanniques qui annonce que le gouvernement britannique « envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif ». Les Britanniques s'assurent ainsi un allié de poids dans la région - notamment face à la France - et ouvrent la perspective de création d'un Etat juif.
29 novembre : L'Assemblée générale des Nations unies adopte, à la majorité des deux tiers, le plan de partage de la Palestine par la résolution 181 qui prévoit un Etat juif, un Etat arabe et une zone « sous régime international particulier ».
Les premiers affrontements débutent fin 1947. Jusqu'en mars 1948, les combats tournent plutôt à l'avantage des Palestiniens : ils interrompent les voies de communication, encerclent les colonies juives et isolent les grandes villes, dont Jérusalem.
9-10 avril : Massacre de 250 habitants du village palestinien de Deir Yassine par les troupes de l'Irgoun de Menahem Begin et du Lehi de M. Itzhak Shamir.
14 mai : Proclamation de la naissance de l'Etat d'Israël par David Ben Gourion.
15 mai : Les armées des Etats arabes, refusant le plan de partage pénètrent en Palestine (armées de Transjordanie, d'Egypte et de Syrie, aidées de contingents libanais et irakiens).
11 décembre : Adoption par les Nations unies de la résolution 194 qui décide, par son article 11 « qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables ».
Le 16 juin 1948 David Ben Gourion déclare : « Nous devons empêcher à tout prix leur retour ».
11 mai : L'État d'Israël devient membre de l'ONU.
Du 23 février au 20 juillet : Les accords d'armistice signés par Israël et ses voisins arabes entérinent les résultats de la guerre : l'Etat palestinien est mort-né, Israël a grandi d'un tiers son territoire et en a expulsé quelque 800 000 à 900 000 Palestiniens.
24 avril : Annexion de la Cisjordanie par la Transjordanie. L'Egypte assure son contrôle sur Gaza.
Octobre : Israël refuse le plan de paix de l'ONU, accepté par l'Egypte, la Syrie, le Liban et la Jordanie.
Février : Signature du pacte de Bagdad (le 24). Attaque israélienne contre Gaza ( le 28).
Octobre-novembre : Crise de Suez. Agression d'Israël, de la France et de la Grande-Bretagne contre l'Egypte, après la nationalisation par Nasser du canal de Suez, le 26 juillet.
1er février : Union de l'Egypte et de la Syrie au sein de la République arabe unie (RAU).
Octobre : Premier congrès du Fath, créé au Koweït.
13-17 janvier : Premier sommet des chefs d'Etat arabes au Caire.
29 mai : Création de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Jérusalem.
1er janvier : Première action militaire du Fath contre Israël.
5-10 juin : Guerre des six jours. Israël occupe le reste de la Palestine (Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est), le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Dès l'été, leur colonisation commence.
22 novembre : Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 242.
21 mars : Bataille de Karameh, en Jordanie, entre les troupes israéliennes et les Palestiniens.
10-17 juillet : Réunion du quatrième Conseil national palestinien de l'OLP. Modification de la Charte nationale.
1er-4 février : Cinquième Conseil national palestinien. M. Yasser Arafat devient président du Comité exécutif de l'OLP.
Février : Graves affrontements entre l'OLP et le gouvernement jordanien.
Juillet : Acceptation par le président égyptien Nasser et le roi Hussein de Jordanie du plan américain Rogers, qui prévoit l'application de la résolution 242.
Septembre : Les affrontements entre l'OLP et l'armée jordanienne aboutissent à l'écrasement de l'OLP. Pour venger ses morts, une partie de la direction palestinienne se lance, sous le sigle « Septembre noir », dans une série d'opérations terroristes. Cette phase se terminera en 1974 par la venue de M. Arafat aux Nations unies. En 1971, l'OLP est expulsée de Jordanie. La direction de la Résistance palestinienne s'installe au Liban.
5-6 septembre : Assassinat de plusieurs athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich par un commando de l'organisation palestinienne « Septembre noir ».
Avril : Opération israélienne à Beyrouth et assassinat de trois importants dirigeants de l'OLP. Grandes manifestations de solidarité avec la Résistance palestinienne au Liban.
Août : Constitution du Front national palestinien dans les territoires occupés.
6 octobre : Offensive des troupes égyptiennes et syriennes pour reconquérir les territoires occupés par Israël. Début de la guerre d'Octobre, dite aussi guerre de Kippour ou du Ramadan.
22 octobre : Adoption de la résolution 338 du Conseil de sécurité. Les combats cessent quelques jours plus tard.
26-28 novembre : Sommet arabe d'Alger. L'OLP est reconnue comme « seul représentant du peuple palestinien ». La Jordanie s'abstient sur cette résolution.
1er-9 juin : Douzième Conseil national palestinien. L'OLP accepte l'idée d'une autorité nationale sur « toute partie libérée de la Palestine ». Quelques semaines plus tard se crée le Front du refus conduit par le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).
26-29 octobre : Sommet arabe de Rabat. La Jordanie se rallie au point de vue majoritaire et reconnaît l'OLP.
13 novembre : Discours de Yasser Arafat à l'ONU. Les Nations unies reconnaissent le droit des Palestiniens à l'indépendance et l'autodétermination. L'OLP obtient le statut d'observateur.
Avril : Début de la guerre civile libanaise.
30 mars : Journée de la Terre en Galilée organisée par les Palestiniens d'Israël. Les manifestations sont violemment réprimées (six morts).
13 avril : Élections municipales en Cisjordanie occupée. Large victoire des candidats proches de l'OLP.
1er Juin : La Syrie qui veut renforcer son hégémonie au Liban fait intervenir ses troupes, qui entrent massivement au Liban et écrasent, avec l'aide des Phalangistes, l'OLP et le Mouvement national libanais. Cette invasion est suivie du massacre par les Syriens du camp palestinien de Tall Al Zatar.
6 septembre : L'OLP est admise comme membre à part entière de la Ligue arabe.
12-20 mars : Treizième Conseil national palestinien de l'OLP au Caire. Acceptation de l'idée d'un Etat palestinien indépendant édifié sur une partie de la Palestine.
17 mai : La droite gagne pour la première fois les élections en Israël. Son leader, Menahem Begin devient premier ministre.
1er octobre : Déclaration américano-soviétique sur la paix au Proche-Orient ; elle bénéficie de l'appui de l'OLP.
19-21 novembre : Voyage du président égyptien Anouar Al Sadate à Jérusalem.
14 mars : Israël envahit le Sud-Liban.
17 septembre : Signature des accords de Camp David entre l'Egypte, Israël et les Etats-Unis, condamnés par le sommet arabe de Bagdad en novembre.
Juin : Attaque israélienne contre le réacteur nucléaire Osirak à Tamouz, en Irak.
Juillet : Guerre israélo-palestinienne à la frontière libanaise. Bombardements israéliens de Beyrouth.
7 août : Plan de paix proposé par l'émir Fahd, prince héritier d'Arabie Saoudite.
6 octobre : Assassinat du président Sadate.
14 décembre : Au lendemain de la déclaration de l'« état de guerre » en Pologne, Israël annexe le Golan.
Mars-avril : Insurrection palestinienne dans les territoires occupés. Destitution des maires élus.
25 avril : Fin de l'évacuation du Sinaï par Israël.
6 juin : Début de l'invasion israélienne du Liban et siège de Beyrouth. L'OLP entame en septembre, sous la protection de la Force multinationale, l'évacuation de la capitale libanaise.
1er septembre : Discours du président américain M. Reagan présentant son « plan de paix ».
9 septembre : Adoption de la résolution finale du sommet arabe de Fès qui appelle à la création d'un Etat palestinien indépendant, reconnaît l'OLP comme représentant unique et légitime du peuple palestinien et le droit à la paix de « tous les Etats de la région ».
14-18 septembre : Assassinat du nouveau président du Liban, élu mais non encore intronisé, Béchir Gemayel (14/09). Entrée des troupes israéliennes à Beyrouth-Ouest. Le 16 septembre, les Forces libanaises (miliciens chrétiens) pénètrent dans les camps de Sabra et Chatila pour des « nettoyages de terroristes ». Dès le 17 septembre au matin, les soldats israéliens (sous les ordres du général Ariel Sharon, ministre de la Défense), qui encerclent les camps, sont témoins de massacres de civils mais laissent faire. Bilan : 800 morts selon la commission d'enquête israélienne présidée par le juge Kahane ; 1500 selon l'OLP.
20 septembre : Proposition par le roi Hussein de Jordanie d'une « Confédération jordano-palestinienne ».
Février : Seizième Conseil national palestinien à Alger avec adoption du plan de Fès et des propositions soviétiques.
17 mai : Accord de paix libano-israélien.
25 mai : Début de la dissidence dans le Fath.
Août-septembre : Relance de la guerre civile au Liban. En Israël, Menahem Begin démissionne ; il est remplacé par M. Itzhak Shamir.
5 mars : Abrogation de l'accord israélo-libanais de 1983 par M. Amine Gemayel.
27 mars : Accords de réconciliation d'Aden entre le Fath, le FDLP, le FPLP et le PCP.
1er avril : Départ des soldats de la Force multinationale du Liban.
23 juillet : Elections législatives en Israël. Formation d'un gouvernement d'« union nationale ».
11 février : Adoption à Amman par le roi Hussein et Yasser Arafat d'une déclaration commune, dite « accord-jordano-palestinien ».
Printemps : Nouveaux massacres à Sabra et Chatila, et dans les autres camps palestiniens du Liban, cette fois du fait des miliciens chiites d'Amal.
Juin : Fin du retrait israélien du Liban, à l'exception de la bande frontalière du sud contrôlée par l'Armée du Liban sud.
1er octobre : Raid de l'aviation israélienne sur le quartier général de l'OLP en Tunisie (70 morts).
20-26 avril : Réunification de l'OLP (Fath, FPLP, FDLP, PCP) lors du dix-huitième Conseil national palestinien, réuni à Alger.
Décembre : Début à Gaza, puis en Cisjordanie de l'intifada, soulèvement palestinien dans les territoires occupés par Israël.
16 avril : Un commando israélien assassine le numéro deux de l'OLP, Abou Jihad, à Tunis.
31 juillet : Le roi Hussein de Jordanie annonce, à la télévision, qu'il rompt « les liens légaux et administratifs » de son pays avec la Cisjordanie, annexée par son grand-père Abdallah en 1950 et occupée depuis 1967 par Israël.
12-15 novembre : Dix-neuvième session du Conseil national palestinien à Alger : l'OLP proclame l'État de Palestine, reconnaît les résolutions 181, 242 et 338, et réaffirme sa condamnation du terrorisme.
13 décembre : Discours de Yasser Arafat devant l'Assemblée générale des Nations unies à Genève (les Etats-Unis ayant refusé un visa au chef de l'OLP) dans lequel il reprend les déclarations du CNP de novembre. Le lendemain il condamne le terrorisme sous toutes ses formes. Washington accepte alors d'ouvrir un « dialogue substantiel » avec l'OLP.
6 avril : M. Itzhak Shamir présente son plan en quatre points - centré sur l'organisation d'élections dans les Territoires occupés.
2-4 mai : Visite de M. Yasser Arafat à Paris, au cours de laquelle le chef de l'OLP déclare la Charte palestinienne « caduque ».
Janvier : L'émigration des juifs d'URSS vers Israël connaît une brusque accélération. Le nombre mensuel d'arrivants ne cessera de croître jusqu'en décembre (34 000), portant le total pour l'année à près de 200 000.
20 juin : Après la tentative de débarquement d'un commando palestinien en Israël, le président américain George Bush annonce la suspension du dialogue américano-palestinien.
2 août : Les forces irakiennes franchissent la frontière de l'émirat. La résolution 660 du Conseil de sécurité de l'ONU exige « le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces irakiennes ». Contrairement à la majorité des pays arabes, l'OLP soutient Saddam Hussein.
8 octobre : Tuerie des mosquées à Jérusalem (18 morts, 150 blessés). Israël refuse la commission d'enquête nommée par les Nations unies.
15 janvier : Assassinat, à Tunis, du numéro deux de l'OLP, Abou Iyad, de son conseiller Abou Mohamed Al Oumari et du responsable à la sécurité Hayel Abdel Hamid.
11 mars : Première visite du secrétaire d'Etat américain James Baker à Jérusalem depuis la guerre du Golfe. De nombreuses suivront jusqu'à l'acceptation par Israël, le 2 août 1991, du principe d'une conférence de paix.
18 octobre : Après l'accord donné le 3 octobre par le Conseil national palestinien et une dernière tournée de consultations, M. James Baker, en compagnie de son homologue soviétique, annonce depuis Jérusalem la convocation de la conférence de paix pour le 30 octobre à Madrid. Rétablissement entre Tel-Aviv et Moscou des relations diplomatiques rompues depuis 1967.
30 octobre : Ouverture de la Conférence de Madrid par les présidents américain et soviétique George Bush et Mikhaïl Gorbatchev, suivie, le 3 novembre, des premières négociations bilatérales entre Israël et ses voisins arabes, y compris Palestiniens dans le cadre d'une délégation commune jordano-palestinienne. Celles-ci se poursuivront, non sans mal, en décembre et février, alors que les négociations multilatérales s'ouvriront, à Moscou, le 28 janvier 1992.
24 février : Le secrétaire d'Etat américain M. James Baker lie l'octroi de garanties bancaires pour un prêt de 10 milliards de dollars à Israël à l'arrêt de la colonisation en juive en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
23 juin : Itzhak Rabin remporte les élections législatives israéliennes.
10 septembre : M. Itzhak Rabin envisage un « retrait limité » du Golan en échange d'une « paix totale avec la Syrie ».
24-26 novembre : Au cours d'un voyage en Israël et en Jordanie, François Mitterrand défend le droit des Palestiniens à un Etat et appelle les autorités israéliennes à considérer les dirigeants de l'OLP comme « des interlocuteurs qui s'imposent ».
16 décembre : Suite à l'enlèvement et à l'assassinat d'un garde-frontière par le Hamas, le gouvernement Rabin expulse vers le Sud-Liban 415 Palestiniens suspects de sympathie pour les islamistes. Condamnée par le Conseil de sécurité, cette décision bloque le processus de paix pendant plusieurs mois.
9-10 septembre : Israël et l'OLP se reconnaissent mutuellement.
13 septembre : Signature par l'OLP et le gouvernement israélien à la Maison Blanche, en présence de Itzhak Rabin et de M. Yasser Arafat, de la Déclaration de principes sur les arrangements intérimaires d'« autogouvernement ».
25 février : Massacre dans la mosquée d' Hébron : le colon Baruch Goldstein assassine 29 Palestiniens.
29 février : Accord de Paris (télécharger le texte, en anglais, format RTF) entre Israël et l'OLP sur les questions économiques.
4 mai : Accord du Caire entre Itzhak Rabin et M. Yasser Arafat sur les modalités d'application de la Déclaration de principes israélo-palestinienne.
1er juillet : Retour de M. Yasser Arafat à Gaza.
14 octobre : . MM. Arafat, Pérès et Rabin recoivent conjointement le prix Nobel de la paix.
26 octobre : Signature du traité de paix entre Israël et la Jordanie.
Janvier : « Bouclage » des territoires par Israël après l'attentat commis par le Djihad islamique à Beit Lid qui a fait 19 morts israéliens.
Avril : M. Yasser Arafat fait arrêter 170 membres ou sympathisants du Hamas après trois attentats revendiqués par les islamistes.
28 septembre : Malgré un nouvel attentat à Jérusalem, le 21 août, M. Arafat et Rabin signent à Washington, en présence des présidents Clinton et Moubarak ainsi que du roi Hussein, des accords sur l'extension de l'autonomie à la Cisjordanie, dits Oslo II.
4 novembre : Assassinat d'Itzhak Rabin par l'étudiant d'extrême-droite Yigal Amir. Il est remplacé par M. Shimon Peres.
Novembre-décembre : Israël achève son retrait des villes palestiniennes - sauf Hébron.
20 janvier : M. Yasser Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne et ses partisans emportent les deux tiers des 80 sièges au Conseil d'autonomie, qui prend le nom de Conseil législatif.
Février-mars : En guise de représailles après l'assassinat de Yehia Ayache, l'« ingénieur » du Hamas, par les services secrets israéliens, le Hamas organise, à Jérusalem, Tel Aviv et Achkelon, une série d'attentats terroristes sanglants qui font plus de cent morts et déstabilisent le gouvernement Pérès.
Avril : M. Shimon Peres donne son feu vert à l'armée israélienne pour l'opération dite « Raisins de la colère » contre le Liban. Le 18, 98 civils réfugiés dans le camp de l'ONU de Cana, au Sud-Liban, périssent sous les bombes israéliennes. Un cessez-le-feu intervient le 27.
24 avril : Réuni pour la première fois en Palestine, à Gaza, le Conseil national palestinien élimine de sa Charte tous les articles mettant en cause le droit à l'existence de l'État d'Israël.
29 mai : M. Benyamin Nétanyahou et sa coalition regroupant la droite, l'extrême droite et les religieux remportent les élections israéliennes. Il prend la tête du nouveau gouvernement.
27-29 septembre : L'ouverture par la municipalité juive de Jérusalem d'un tunnel en contrebas de l'esplanade des mosquées, provoque les violences les plus graves dans les territoires occupés depuis la fin de l'Intifada (76 morts).
8 octobre : Première visite officielle de M. Yasser Arafat en Israël, invité à Césarée par le chef de l'Etat, M. Ezer Weizman.
15 janvier 1997 : Protocole d'accord sur le redéploiement israélien dans la ville d'Hébron et sur le transfert de certains pouvoirs à l'Autorité palestinienne.
25 février : Le gouvernement israélien annonce sa décision de construire une colonie juive sur la colline de Har Homa, dans la partie arabe occupée de Jérusalem. Malgré cette violation des accords d'Oslo, les Etats-Unis mettent leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU invitant Israël à renoncer à la construction de ces logements.
25 septembre : La police palestinienne autonome ferme seize bureaux et associations liés à Hamas. Le même jour, le Mossad tente d'assassiner en Jordanie le directeur du bureau politique en exil de Hamas, M. Khaled Mechaal.
1er octobre. Sous la pression de la Jordanie, Israël libère le cheikh Ahmed Yassine, chef spirituel de Hamas, qui sera triomphalement accueilli à Gaza le 6 octobre. La Jordanie échange les deux agents du Mossad contre 35 prisonniers palestiniens.
14 mai : Lors de la commémoration par les Palestiniens du cinquantième anniversaire de la création de l'Etat d'Israël et de l'expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, de graves affrontements ont lieu avec l'armée israélienne, qui font 9 morts et 1 200 blessés.
21 juin : Le gouvernement israélien entérine le plan du Grand Jérusalem proposé par M. Nétanyahou.
7 juillet : L'Assemblée générale des Nations unies élève le statut de la délégation palestinienne à celui de super-observateur. Le 13 juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies demande à Israël de renoncer au Grand Jérusalem.
23 octobre : Accord de Wye River. L'Autorité palestinienne devrait récupérer dans les trois mois 13 % supplémentaires du territoire de la Cisjordanie (dont 1 % en pleine souveraineté et 12 % en souveraineté partagée avec Israël), en échange d'une répression accrue de la part de la police palestinienne des mouvements hostiles à la paix ; la CIA supervise le plan de « lutte contre le terrorisme ».
24 novembre : Inauguration de l'aéroport international de Rafah/Gaza..
18 décembre : Tandis que les forces américaines et britanniques bombardent l'Irak, le gouvernement israélien, suspend l'application de l'accord de Wye River.
21 décembre : Par 81 voix contre 30, le Parlement israélien décide de s'auto-dissoudre et de convoquer des élections anticipées prévues pour le 17 mai 1999.
7 février : Décès du roi Hussein de Jordanie remplacé par son fils, le prince devenu roi Abdallah II.
25 mars : Réunis à Berlin, les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union européenne affirment « le droit permanent et sans restriction des Palestiniens à l'autodétermination, incluant lapossibilité d'un Etat ».
4 mai : Fin de la période d'autonomie palestinienne prévue par la Déclaration de principes du 13 septembre 1993. Le lendemain, au vu de l'engagement pris par le président américain William Clinton, dans une lettre à M. Arafat, de tout faire, lui aussi, pour que les négociations sur le statut final de la Cisjordanie et de la bande de Gaza aboutissent « dans un délai d'un an », le Conseil central de l'OLP accepte de reporter la proclamation de l'Etat palestinien indépendant.
17 mai : Elections, en Israël, des 120 députés à l'Assemblée et du premier ministre. Le candidat travailliste Ehoud Barak l'emporte largement sur le chef du Likoud Benyamin Nétanyahou, par 56 % contre 44 %.
4 septembre : Signé par MM. Yasser Arafat et Ehud Barak, l' Accord de Charm el-Cheikh., redéfinit le calendrier d'application des accords de Wye River pour le retrait supplémentaire de l'armée israélienne, l'ouverture de deux « passages sûrs » entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, la libération de prisonniers supplémentaires et l'accord définitif sur les questions restées en suspens, qui doit être conclu au plus tard le 13 septembre 2 000.
13 octobre : Le premier ministre Ehoud Barak et la principale organisation de colons juifs s'accordent sur le démantelement d'une dizaine d'implantations sauvages sur les 42 établies sous le gouvernement Nétanyahou.
15-16 décembre : Reprise des pourparlers israélo-syriens, interrompus depuis 1996, à Washington. Les négociations seront suspendues en mars, faute d 'accord.
Mai : Retrait précipité, (il était prévu au 7 juillet), de l'armée israélienne du Liban sud suite à à l'offensive du Hezbollah et à l'effondrement de l'ALS (armée du Liban sud).
10 juin : Décès du président syrien Hafez El Assad. Son fils Bachar lui succède.
11-24 juillet : Négociations à Camp David entre le président américain William Clinton, le premier ministre israélien Ehoud Barak et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.
31 juillet : La Knesset élit M. Moshe Katsav, député du Likoud, huitième président de l'Etat d'Israël contre l'ex-premier ministre Shimon Pérès.
28 septembre : Le chef du Likoud, Ariel Sharon, se rend sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.
Le lendemain, ce sont les premiets heurts, les premières victimes et le début de la crise.
16-17 octobre : Israéliens et Palestiniens acceptent de se retrouver autour de la même table à Charm El-Cheikh. Après 24 heures d'incertitude, un accord oral en trois points est finalement trouvé : « fin de la violence », mise en place d'une « commission d'enquête » sur les affrontements et reprise des négociations dans le cadre du processus de paix.
21-22 octobre : 25e Sommet arabe au Caire, (sommet extraordinaire),en présence de quatorze chefs d'Etat arabes. Si les participants accusent Israël de mener « une guerre contre le peuple palestinien », ils n'adoptent aucune mesure drastique à l'encontre de l'Etat hébreu.
1er novembre : Rencontre entre MM.Arafat et Peres qui veulent mettre fin aux violences
21 novembre : L'Egypte rappelle son ambassadeur en Israël après les attaques aériennes et navales de Tsahal sur Gaza, suite à l'attentat contre un bus scolaire d'enfants de colons.
27 novembre : début du Ramadan
28 novembre : Les députés de la Knesset adoptent une motion préconisant la dissolution de l'Assemblée israélienne et la convocation d'élections générales anticipées.
1er-9 décembre : Ehud Barak annonce sa démission, les élections auront finalement lieu le 6 février 2001. Un gouvernement d'union nationale est à l'ordre du jour. Un débat s'engage sur l'opportunité d'abroger la loi prévoyant l'élection du premier ministre au suffrage universel direct.
21 décembre : Le parti Meretz (gauche du parti travailliste) refuse d'accorder l'investiture à Shimon Pérès pour les élections législatives anticipées.
Relance du processus de paix sur l'initiative de Bill Clinton
26 décembre : Fin du Ramadan.
28 décembre : Le sommet de Charm el-Cheick où devait se réunir MM. Barak, Arafat et Clinton autour de M. Moubarak, est finalement annulé. Les deux camps expriment de multiples réserves aux propositions américaines. Israël s'oppose à une souveraineté palestinienne sur l'esplanade des Mosquées. Les Palestiniens refusent de renoncer au principe d'un droit au retour pour les réfugiés.
4 janvier : Reprise des négociations israélo-palestiniennes à Washington. Mais à quelques semaines de la passation de pouvoir à la Maison blanche, le président Clinton échoue dans ses efforts en vue d'arracher un accord définitif de paix entre Israël et les Palestiniens. « Tout ce qui peut arriver », déclare-t-il, sera désormais du ressort de son successeur George Walker Bush.
8 janvier : Plus de 100 000 Israéliens manifestent contre la division de Jérusalem et exigent le maintien total de la ville sous souveraineté israélienne.
20 janvier : G.W. Bush , élu sans avoir acquis la majorité des voix, prête serment à Washington et devient le 43e président des États-Unis.
21-27 janvier : Les pourparlers de Taba en Égypte s'achèvent sans accord de paix. L'hypothèse, un moment évoquée, d'une rencontre entre Ehoud Barak et Yasser Arafat avant l'élection israélienne du 6 février, est annulée. Elle aurait dû se dérouler à Stockholm - dont le gouvernement assume la présidence de l'Union européenne.
6 février : Le candidat de la droite, Ariel Sharon est élu premier ministre d'Israël avec 62,5 % des voix (pour un taux de participation de 62% dans un pays où, habituellement, 80% des isncrits viennent voter. Dès la publication des résultats, Ehoud Barak annonce qu'il va abandonner son mandat de parlementaire et ses responsabilité à la tête du Parti travailliste.
7 mars : A soixante-treize ans, le chef de la droite israélienne Ariel Sharon est investi premier ministre d'un gouvernement d'union nationale par le Parlement. Le 29° gouvernement d'Israël vingt-six ministres et douze vice-ministres - le plus nombreux dans l'histoire du pays, est soutenu par une coalition de huit partis lui assurant une majorité d'au mois 73 députés sur 120 à la Knesset.
11 mars : L'armée israélienne impose un blocus total de Ramallah en bloquant tous ses accès par des barrages.
14 mars : Deux Palestiniens sont tués et dix autres blessés lors de heurts avec l'armée israélienne à l'occasion de manifestations de protestation contre le bouclage des territoires.
27 mars : Trois personnes tuées dans un attentat suicide à l'explosif dans le nord d'Israël, par un kamikaze palestinien qui fait exploser une charge devant un groupe de jeunes israéliens.
28 mars : Israël lance le soir du 28 mars une série de raids par hélicoptères à Gaza et en Cisjordanie en riposte contre les derniers attentats perpétrés en Israël, faisant au moins deux morts et une soixantaine de blessés. Le même soir, les responsables israéliens annoncent qu'engagé dans une épreuve de longue haleine, leur pays ne répondrait plus au coup par coup, mais prendrait l'initiative des opérations.
Fin du premier sommet arabe ordinaire depuis la Guerre du Golfe à Amman.
31 mars : Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, une centaine d'hommes d'unités spéciales de l'armée israélienne, capturent au nord de Ramallah (Cisjordanie) 6 militants palestiniens, dont 5 de la garde personnelle de Yasser Arafat - la force 17. C'est une incursion inédite de la part de Tsahal dans la zone autonome palestinienne depuis le début de l'Intifada. Dans le même temps, des colons juifs de Hébron enterraient un bébé de 10 mois, tué par un tireur palestinien.
14 avril : Attaque par le Hezbollah d'une position israélienne dans les hameaux de Chebaa où un soldat israélien est tué. (Zone revendiquée par le Liban et occupée par Israël en 1967. Elle n'obéit donc pas à la résolution 425 du Conseil de Sécurité - qui ne traite que du territoire occupé en 1978 - en vertu de laquelle l'armée israélienne avait évacué le Liban en mai 2000).
15 avril : Israël avertit que Beyrouth et Damas « paieront le prix » de toute action anti-israélienne du Hezbollah.
16 avril : une station radar, à Dahr-el-Baïdar (à l'est de Beyrouth), est la cible d'une opération aérienne israélienne. C'est la première fois depuis 1982 que les forces syriennes au Liban, évaluées à quelque 35 000 hommes, sont directement visées. D'après les services de sécurité libanais, au moins deux soldats syriens sont tués et cinq autres blessés. Cette opération est une réponse aux événements du 14 avril.
Nuit du 17 au 18 avril : L'armée israélienne se retire des zones de la bande de Gaza (zone de Beit Hanoun, à l'extrémité nord-est de la bande de Gaza) qu'elle occupait depuis la nuit de lundi 16 avril. Ce retrait donne à penser qu'Ariel Sharon a cédé à une pression américaine.
18 et 19 avril : Les incursions israéliennes se poursuivent à Gaza malgré la pression américaine. Des Palestiniens répondent par des tirs de mortiers. Ariel Sharon réunit son cabinet de sécurité en séance extraordinaire afin d'étudier de possibles ripostes militaires aux tirs de mortier palestiniens.
Yasser Arafat reçoit à Ramallah (Cisjordanie) une délégation de la Chambre des représentants américaine pour tenter de réaffirmer son engagement dans le processus de paix.
21 avril : Rencontre israélo-palestinienne sur la sécurité au point de passage d'Erez, entre Israël et la Bande de Gaza. Selon un communiqué israélien, la rencontre établit que la coopération en matière de sécurité continuera entre les deux parties.
22 avril : Un attentat à la bombe près d'un arrêt d'autobus dans le centre de Kfar Saba (banlieue de Tel Aviv) fait deux morts et 39 blessés. Le Hamas revendique cette action.
23 avril : Un enfant palestinien est tué dans le sud de la bande de Gaza : c'est la 400e victime palestinienne au Proche-Orient depuis la reprise de l'Intifada le 28 septembre 2000.
Un attentat dans la ville d'Or Yehuda, au sud-est de Tel Aviv, revendiqué par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), fait quatre blessés.
29 avril : Après un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak, le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres annonce que l'Etat hébreu va commencer à alléger les mesures pesant sur les Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.
2 mai : Une réunion du cabinet israélien de sécurité, présidée par Ariel Sharon, se tient pour la première fois dans une colonie juive, à Ofra.
Des blindés et des bulldozers israéliens font une incursion pendant la nuit dans le camp de réfugiés de Rafah, près de la frontière égyptienne dans la bande de Gaza, tuant un adolescent et détruisant au moins une dizaine de bâtiments, selon les autorités palestiniennes et un témoin sur place.
5 mai : Le journal anglais The Independent publie des extraits du rapport préliminaire de la commission internationale conduite par le sénateur américain George Mitchell sur les violences en Israël. Le rapport demande qu'Israël mette fin à toute colonisation dans les territoires palestiniens et cesse d'utiliser des balles en caoutchouc.
Yasser Arafat appelle à la convocation d'un sommet pour examiner les conclusions de la commission Mitchell.
7 mai : Jacques Chirac et le roi Abdallah II de Jordanie appellent « à la raison Israéliens et Palestiniens », en les encourageant à accepter l'initiative de paix égypto-jordanienne, qui prévoit un cessez-le-feu d'un mois pour que les pourparlers de paix puissent reprendre.
13 mai : Israël défend une politique dure de « liquidation » d'activistes palestiniens et de « croissance naturelle des colonies ». Tsahal effectue une sixième incursion dans la bande de Gaza. Plusieurs raids sont lancés en zone palestinienne de la bande de Gaza, blessant une quinzaine de personnes.
15 mai : Les Israéliens fêtent le 53eme anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, appelé Naqba (grande catastrophe) par les Arabes. Quatre Palestiniens sont tués et plus de 200 autres blessés lorsque des marches de protestation ont dégénéré en affrontements avec les soldats israéliens.
Une femme israélienne trouve la mort lorsque des Palestiniens ouvrent le feu sur leur voiture, en Cisjordanie. Selon Yasser Arafat, la « route de la paix » passe « par un retrait de l'armée et des colons des terres arabes et palestiniennes aux frontières de 1967 ».
18 mai : Un attentat-suicide commis par un kamikaze du Hamas à l'entrée d'un centre commercial bondé de la station balnéaire israélienne de Nétanya fait cinq morts, dont le porteur des explosifs, et plus de 70 blessés.
En réponse les Israéliens envoient des chasseurs F-16, une première depuis la guerre israélo-arabe de 1967. Les villes de Ramallah, Naplouse, Tulkarem, en Cisjordanie sont bombardées.
19 mai : Les représentants des pays de la Ligue arabe demandent à l'ensemble des gouvernements arabes de rompre tout contact politique avec Israël tant que l'Etat hébreu n'aura pas cessé les actions militaires contre les Palestiniens.
21 mai : La commission Mitchell préconise un gel de l'extension des colonies juives de peuplement en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza et l'incarcération des terroristes palestiniens pour tenter de mettre fin à huit mois de violences.
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell nomme un médiateur spécial, William Burns, afin d'aider les deux parties à mettre en oeuvre les conclusions du rapport Mitchell.
La presse israélienne et des responsables politiques dénoncent l'utilisation des avions F-16. Ariel Sharon campe sur sa position de fermeté.
23 mai : En visite à Paris, Yasser Arafat souhaite la tenue « rapide » d'un sommet international pour appliquer les recommandations du rapport Mitchell et exige une pause immédiate dans la colonisation israélienne, en préalable au retour des pourparlers de paix : il faut que se tienne une réunion « des membres de la réunion de Charm el-Cheikh et de la commission Mitchell le plus rapidement possible, afin d'oeuvrer à l'application de ces recommandations, et d'établir à la fois un mécanisme d'application et un calendrier ».
fin mai : Vingt trois plaignants (dont vingt deux rescapés de Sabra er Chatila) déposent une plainte collective au parquet de Bruxelles contre Ariel Sharon pour atteinte aux droits de l'Homme et crimes de guerre.
31 mai : Mort au Koweït de Fayçal Husseini, ministre chargé du dossier de Jérusalem au sein de l'Autorité palestinienne et fondateur en 1979 de la société des études arabes à la Maison de l'Orient.
24 juin : Visite officielle de Ariel Sharon aux Etats-Unis qui s'entretient pour la deuxième fois avec le président Bush depuis sa prise de fonction à la la tête du gouvernement d'Israël le 7 mars. Des divergences apparaissent notamment sur le gel de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens et les conditions pour l'application du rapport Mitchell (télécharger le rapport, format PDF).
27 juin : Le secrétaire d'Etat Colin Powell entame une tournée au Proche-Orient. Peu avant sa rencontre avec le secrétaire d'Etat à Jérusalem, Ariel Sharon se prononce une nouvelle fois contre tout démantèlement de colonies dans les territoires palestiniens : « les colonies ne sont pas un obstacle à la paix ».
5 et 6 juillet : Visite officielle controversée de Ariel Sharon en France.
13 juillet : Nouvelle escalade de violences dans les territoires occupés. Depuis le cessez le feu décrété un mois auparavant, en moyenne une personne a été tuée par jour.
Fin juillet : Le parquet de Bruxelles se déclare compétent pour instuire la plainte contre Ariel Sharon.
31 juillet : A Jérusalem, la police israélienne investit la plupart des lieux publics, tandis qu 'une explosion détruit les locaux du Hamas à Naplouse, en Cisjordanie, confirmant la politique affichée d'Israël d'éliminer les militants palestiniens impliqués dans des attentats.
6 août : L'Autorité palestinienne refuse d'arrêter les sept Palestiniens les plus recherchés par Israël, toujours résolu à poursuivre sa politique d'opérations « ciblées »à l'encontre des « terroristes. »
9 août : L'attentat suicide à Jérusalem ouest, le plus meurtrier depuis le début de l'Intifada (17 morts et 90 blessés), est revendiqué par le Djihad islamique.
10 août : Incursion des forces spéciales israéliennes à l'intérieur des bureaux de l'Autorité palestinienne au sein de la Maison de l'Orient ainsi que dans neuf autres bureaux de l'Autorité à Jérusalem-Est
14 août : Pour la première fois depuis le début de l'Intifada Tsahal s'introduit dans une ville sous contrôle palestinien, à Djénine, en Cisjordanie.
27 août : Abou Ali Moustapha, chef du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine) est tué par deux missiles de l'armée israélienne à Ramallah. L'Autorité palestinienne y voit une provocation pour une « guerre totale et sans limite ».
29 août : Israël s'empare de plusieurs secteurs de Bet Djala, sous contrôle palestinien depuis 1995 en vertu des accords intérimaires de paix d'Oslo. L'incursion est condamnée par la communauté internationale, en particulier par les Etats-Unis.
3 septembre : Le haut représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne, Javier Solana, entame une tournée au Proche-Orient. Appuyé par le roi Abdallah de Jordanie, M. Solana tente de favoriser une rencontre entre Yasser Ararafat et Shimon Peres.