La Bande de Gaza occupe une étroite bande de terrain de 8 sur 40 kilomètres située sur le littoral méditerranéen, entre Israël et l'Egypte. Son nom fait référence à la très ancienne ville de Gaza.
Les contours actuels de la bande de Gaza ont été tracés en 1949, à la fin de la Première Guerre israélo-arabe. En 1947, l'Organisation des Nations unies (Onu) avait voté le partage de la Palestine, ancien mandat britannique, en deux États, l'un arabe et l'autre juif, et avait prévu un statut particulier pour Jérusalem, ville sainte aux yeux des trois religions du Livre, l'islam, le christianisme et le judaïsme. La bande de Gaza devenait ainsi officiellement partie intégrante d'un nouvel État arabe palestinien. Mais les nations arabes rejetèrent le plan de l'Onu et déclarèrent la guerre au nouvel État d'Israël en mai 1948. Les forces israéliennes repoussèrent l'assaut, réduisant les zones arabes occupées à une étroite bande de terre qui allait devenir la bande de Gaza. La pression internationale contraignit cependant Israël à renoncer à ce territoire qui passa alors sous le contrôle de l'Égypte. Sa population s'accrût brusquement en raison de l'arrivée massive de réfugiés palestiniens en provenance de l'État juif. L'Égypte n'accorda pas la citoyenneté égyptienne aux habitants de la bande de Gaza, accroissant les difficultés économiques auxquelles étaient confrontés les Palestiniens.
En 1956, Israël conquit temporairement la bande de Gaza en représailles à la décision des autorités égyptiennes de nationaliser le canal de Suez et de fermer les routes maritimes vers Israël. Durant la décennie suivante, les tensions entre l'Égypte et Israël s'accentuèrent conduisant à la guerre des Six Jours en 1967. Celle-ci se solda par l'occupation israélienne de la bande de Gaza, de la péninsule du Sinaï, de la Cisjordanie et du plateau du Golan.
Pendant les années soixante-dix et quatre-vingt, les difficultés économiques liées à l'occupation israélienne et à l'entassement des réfugiés engendrèrent une situation explosive. Alors que l'intifada (« soulèvement »), symbole du mal-être des jeunes Palestiniens, faisait de plus en plus de victimes, les dirigeants d'Israël et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) signèrent, en septembre 1993, un accord préliminaire de paix accordant une autonomie palestinienne limitée dans la bande de Gaza et en Cisjordanie (territoire litigieux).
Selon les termes de l'accord, l'Autorité nationale palestinienne (ANP) devenait responsable de la gestion des affaires palestiniennes dans la bande de Gaza, tandis qu'Israël conservait le contrôle des colonies israéliennes qui abritaient près de 6 000 colons. En mai 1994, la plupart des forces armées israéliennes s'étaient retirées de la bande de Gaza, remplacées par les forces de police palestiniennes. Cependant, la violence des extrémistes des deux bords (palestiniens et colons juifs) opposés au processus de paix rendait plus difficile encore la tâche de ces forces de police, déjà défavorisées par le manque de moyens financiers et matériels.
En 1996, la population de la bande de Gaza était estimée à 120.000 habitants.