Oran

Oran (arabe : وهران, Ouahrân (Wahrân), du berbère signifiant « des deux lions » surnomée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran.

Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (Murdjadjo), d'une hauteur de 375 m. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.

Située à 450 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 897 700 habitants (1 520 000 hab. avec l'agglomération). Oran est un pôle industriel (zone industrielle d'Arzew, de Hassi Ameur, Bethioua etc.) et universitaire (université d'Oran, université des sciences et de la technologie, faculté de Médecine, etc.).

Étymologie

Son nom arabe Ouahrân (Wahrân), emprunté au berbère et signifiant « des deux lions », dont Oran est la transcription européenne, se réfère aux lions qui vivaient dans la montagne des lions à quelques kilomètres de la ville. Il aurait été donné par Sidi Maakoud Al Mahaji et Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji, anciens chasseurs de lions. Il existe notamment, en référence à l'origine du nom, devant la mairie actuelle d'Oran deux grandes statues représentant deux grands lions mâles. Le nom Oran apparaîtra pour la première fois dans un portulan génois en 1384. Oran portait avant également le nom d’Ifri qui signifie en berbère littéralement « la caverne ». Le génitif (des deux lions) s'expliquerait par une expression berbère du type Ifri ouahrân, soit la caverne des deux lions. Les cinq noms du lion en arabe, Ouahr (emprunté au berbère) – Assad – Laith – Fahd – Sabaâ, Ouahrân (Wahran), forme génitive duelle, dérive du mot singulier Ouahr.

Histoire

Oran, par sa situation sur la Méditerranée face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería, naît vers l'an 900 en pleine periode des Idrisside. Petit village que fréquentent les marins andalous, émissaires des Omeyyades de Cordoue, il offre surtout un refuge aux contrebandiers et aux pirates.

Période préhistorique et Antiquité

Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIXe et XXe siècles. Des traces datant d'au moins 100 000 ans ont été relevées. Des grottes du paléolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Les grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et celles des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain, ont été les lieux où ont été effectués des fouilles entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Ahmed Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, classés de surcroît, ont aujourd'hui disparus par l'extension des carrières et de l'habitat précaire.

Plusieurs sites ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique Ier siècle av. J.-C.) se matérialise par l'immense nécropole des Andalouses, et la fourniture de beaucoup d'objets d'artisanat, (vases, coupes, urnes…). Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la plage des Andalouses à 30 km à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont récoltés régulièrement de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et celle d'El Ançor. Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au musée Ahmed Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon). L’histoire antique nous apprend que les tribus judéo-berbéres installés depuis 20 siècles au Maghreb en provenance de Judée ont été chassées par l’armée de Titus. L’arrivée des juifs a bousculé complètement le destin de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. Les habitants d’Oran (Azdadja).

Période islamique

Entre 910 et 1082, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d'Espagne et Fatimides de Kairouan. La ville passe sous domination des Almoravides, dynastie berbères originaire de la Mauritanie actuelle, jusqu'en 1145, lorsque le sultan Ibrahim Ben Tachfin y périt en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen. La présence des Almohades est marquée dès 1147 par le début des persécutions contre les juifs d'Oran. L'empire qui domine le Maghreb depuis plusieurs décennies s'émiette peu à peu pour finalement donné naissance à des dynasties plus locales en 1238, les Zianides de Tlemcen puis des Mérinides de Fes jusqu'en 1509. En 1287, premier arrivée des juifs de Majorque à Oran.

La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font d'Oran une ville prospère, à tel point que vers la fin du XIVe siècle le célèbre historien musulman Ibn Khaldoun la décrivait ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche ». La ville excelle en effet dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, mais aussi la traite des esclaves noirs. Notons que les Mérinides, qui règnent sur le royaume de Grenade et le Maroc, occupent une partie de l’Algérie guère plus loin d’Oran. Le règne de ces dynasties musulmanes se démantèle progressivement par les offensives espagnoles au début du XVIe siècle. 1391 Arrivée des juifs d’Espagne, Les juifs d’Oran S’adaptent à cette nouvelle civilisation.

Période espagnole

Nous sommes au début du XVIe siècle. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors six mille feux, soit environ vingt-cinq mille habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménes de Cisneros commandée par Pedro Navarro, est effective le 17 mai 1509. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvient à maintenir encore la présence espagnole. Les espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon ». Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies. Au XVIe siècle, les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse, Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur familles une fois par an, le dimanche de paques. En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour, du fort de Santa-Cruz. Les juifs qui habite Ras El Ain et le Ravin Blanc sont expulsés hors d’Oran par les Espagnols à partir de 1669 il sont habité dans la montagne de La Corniche Supérieur (Misserghin). Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. C'est ainsi qu'en 1707 Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté de forcer la défense, voit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air. Elle voudra faire éclater l'insupportable corset de pierres qui l'étouffe. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années. Les espagnols nourrissent pour la première fois la calentica en Espagnols CALIENTE (chaud). La porte du Santon Bab El-Hamra (ancien jardin weldsford) est construite en 1745. En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce.

Période ottomane

Les Espagnols restent maîtres de la cité jusqu'en 1708 ; ils en sont chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef, dit Bouchelaghem. Les Turcs sont restés pendant 24 ans ce qui a permis le retour des exilés juifs. En 1732 les Espagnols reviennent en force pour réoccuper Mers-el-Kébir avec l’armada du duc de Montemar après la victoire remportée à Aïn-el-Turck.

Le mois d'octobre 1790 va plonger, d'une façon foudroyante, la ville d'Oran dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible événement, le roi d'Espagne Charles IV ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entame des discussions qui dureront plus d'une année avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganise les défenses espagnoles, le bey Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prend possession d'Oran le 8 octobre de la même année. Et accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran. En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte.

En 1796, la Mosquée du Pacha, mosquée dite Pacha en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers, Le premier imam fut Cheikh Sidi Mohamed Es-Senni Al Mahaji. Jusqu'en 1830, les Beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara.

Période française

1845 : Hôpital Baudens, est le premier hôpital militaire construit par les français et ouvert au public en 1849.

1847 : Suite à une sècheresse dramatique de plusieurs mois, une terrible épidémie de choléra frappe et décime une large part de la population d’Oran.

À partir de 1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié. 1849 : Construction de la chapelle de la Vierge .

1856 : création du Village Lourmel (El Amria) par décret de L’empereur Napoléon III, Le village européen prendra officiellement le nom de Louremel.

La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran .

Les membres du premier conseil général d'Oran, nommés par l'empereur Napoléon III, se réunissent le 5 décembre 1858 à la préfecture, sous la présidence de Jules du Pré de Saint-Maur.

1859 : Arrivée des juifs de Tétouan.

1860 : Cimetière chrétienne (Tamazhouet) a été construit sur la terre rouge (El Hamri) de la ferme Lamur, en extra-muros des remparts existant en ce temps-la, et après la désaffectation du cimetière espagnol du fort San Fernando de Ras El Ain, a la suite de sa saturation après les terribles épidémie du choléra a Oran en 1849.

1860 : La construction du Marché couvert appelé Marché et Place Karguentah (Place Zeddour Mohamed Brahim Kacem), il brûla en 1986.

1870 : 22 septembre, Saint-Denis-du-Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.

1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 a Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans la ville. Sans oublier la cimenterie de la Cado, la première grande usine de l'industrie Oranaise.

1880 : Début de la construction de la Grande synagogue d'Oran. Oran connaît une grande extension à partir de la place d'Armes. Le ravin de l'Oued Rouina est comblé. La synagogue d’Oran est sur boulevard Maata (ex boulevard Joffre). Ce lieu de culte est devenu, en 1975, la mosquée Abdellah Ben Salem, celui-ci était un riche juif médinois qui se convertit a l'islam et resta fidèle a sa nouvelle foi en Dieu jusqu'à la fin de sa vie. Le premier imam fut cheikh Zoubir Abdelkader.

1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.

1886 : Inauguration de l'hôtel de ville.

1887 : Le lycée Pasteur ouvrit ses portes à Oran en 1937. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves, l'un des plus grands lycées français.

1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, Le père Clément va récupérer les fleurs de L’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.

1896 : il y avait 15 524 Marocains en Algérie, le département d’Oran regroupait 11 820. Le nombre de Marocains dans le département d’Oran en 1936 est de 19 902, dont 4 395 vivaient dans la ville d’Oran.

1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hammam Bouhadjar).

1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.

1903 avril : Émile Loubet, président de la République française en visite à Oran.

1907 : Édification du théâtre.

1909 : 14 décembre, sur un terrain de la Es-Senia, Julien Serviès effectue le premier vol retentissant en Oranie, avec un monoplane Sommer. Le 9 janvier suivant, un grand meeting rassemble quarante mille personnes, toujours à la Es-Senia, en présence du Lyautey.

1912 : Ouverture de la première école coranique libre et moderne de Cheikh Tayeb Al Mahaji (Zaouïa de si Tayeb Al Mahaji) à Oran M'dina-Jdida (Tahtaha). Après sa mort le vendredi 17 octobre 1969 il fut enterré au cimetière Moul-Douma a Oran, il lèguera un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent d'histoire, de linguistique et des sciences religieuses.

1913 : Ouverture au culte de la cathédrale du Sacré-Cœur.

1920 : Création du premier club musulman à Oran, Union sportive musulmane d’Oran (USM Oran) et finaliste de la coupe d’Afrique du Nord en 1954.

1921 : AS Marine (Oran), est le premier club d'Oran Champion d'Afrique du Nord de Football, Match final le 22 mai 1921 face au FC Blida.

1927 : On construisit vers la fin des années vingt le lycée Ardaillon aujourd'hui baptisé (Ben Badis).

1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers encore plus somptueux, débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).

1930-1932 : Oran-Es-Senia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.

1932 : Début de la construction d’une route longeant la corniche oranaise partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El Kebir, soit plus de six kilomètres, dont 2 Km 400 furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.

1935 : Construction par Vincent Monréal du stade qui porte son nom, Appelé par la suite stade (Habib Bouakeul)

1935-1939 : Djenane Djato Une vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide entre les quartiers de M’dina J’dida, Lamur, et Medioni. Elle était libre de toute construction au début des années trente, hormis un mausolée abritant la tombe de Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji. La première édification fut la prison civile d’Oran, sans oublier l'ancienne prison d'Oran qui s'appelait alors Bab El Hamra situé au quartier les planteurs.

1937 ; (MÈDERSA EL-FALAH) L'association El-Falah a été créée sous l'égide de Cheikh El Miloud Al Mahaji, ce Travail exaltant et de longue haleine fut entamé par la construction de la première Medersa libre (El-Falah) de Medina J'dida (Tahtaha). Mort le 17 juin 2001, il fut enterré au cimetière de Ain Beida à Oran. Cheikh El Miloud Al Mahaji, le premier étudiant de l’ouest algérien du cheikh Ben Badis à Constantine.

1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.

1940 : 3 juillet, la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le Dunkerque, le Provence et le Bretagne. Mille deux cents marins périssent.

1941 : 14 janvier, Le prix Nobel de littérature Albert CAMUS arrive à Oran avec Francine Faure, la jeune Oranaise qu'il épousera à Lyon en France à l'âge de 28 ans, il s'installe a présent avec sa femme dans un appartement prêté par sa belle-mère Christiane sur la Rue d'Arzew (actuellement Larbi Ben M'Hidi). 1941 : les jeunes juifs d'Oran frappés par le numerus clausus imposé par le gouvernement de Vichy, quittent l'école Française. André Benichou ouvre sa fameuse école privée ou a enseigné Albert Camus.

1942 : 8 novembre, prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britaniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes (pétainistes) du régime de Vichy pro-allemandes, procèdent à des tirs à partir des batteries de Gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower.L’Année des Bons (3am el boune), Chéragas les habitants de l’Est d’Oranie Mazouna et Relizane, ont subi l’exode vers la ville d’Oran. Ces derniers on semaient la dégradation sur la ville oranaise, pendant ce temps la ville d’Oran est devenue très insalubre, et malsaine.

1942 : lors du débarquement Américain à Oran, Blaoui El Houari il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que le martyr Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh de la chanson oranaise ils ont étudié ensemble le coran en compagnie du martyr Hamou Boutlelis a la zaouia de Cheikh Tayeb Al mahaji, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins oranais. Ses maîtres seront cheikh el khaldi, cheikh Madani et Mostefa Ben Brahim. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a SIG aujourd'hui occupée par une fabrique de chaussures, et ce durant la guerre de libération (1954-1962).

1943 : Les années noires de la Deuxième Guerre mondiale, En ce temps-la, ni la veuve, ni la personne âgée, ni l’orphelin, toute la ville a connue la famine a cette époque, la période la plus difficile, L’alimentation était rare et les soins aléatoires en face des grandes épidémie, telle que le typhus (aâme typhus)

1943 : Le café El-Widad a été crée par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran. Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.

1945 : Durant les évènements du 8 mai 1945, elle sera à l’avant-garde en menant des opérations humanitaires et de solidarité envers les orphelins de la région de Sétif, Guelma, Kheratta. La Médersa El Falah d'Oran dirigée par Cheikh El Miloud Al Mahaji et de ses proches collaborateurs du comité de La Médersa, Cheikh Said Zemouchi, Si Ali et le dynamisme de Setti Ould Kadi (Caida Halima) et Keira Bent Bendaoud, elle organisera le placement d’orphelins dans l’ouest du pays et notamment dans la ville d’Oran, elle n’avait pas placé les orphelins de manière anarchique. Elle a choisi des familles de l’époque et elle leur a demandé de les accueillir comme un service patriotique à rendre à la nation. C’était la meilleure façon de leur rendre la vie moins difficile qu’elle ne l’soit à l’époque.

1946 : El-Jrad a Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir.(aame jrad)

1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui a inspiré à Albert Camus son fameux livre (La Peste), sachant qu'il est natif de Mondovi, actuellement appelée Dréan ville appartenant a la willaya d'El-Taraf de l'extrême Est algérien.

1948 : Dar El-Chakouri: Edifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948. Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés a la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.

Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’Etat d’Israël par les Nations unies. À l’occasion de la célébration de la Pâque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.

1949 : la construction du front de mer

1949 : avril, dans un hôtel d’Oran « Hôtel de Paris » Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed deux responsables de l'os du PPA en compagnie de Hamou Boutlelis avaient préparé l’attaque de la poste d’Oran.

1950 : Oran compte 256 661 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans. Le Grand Casino, est Ce fameux cinéma qui a été reconverti en 1950 en garage pour véhicules appelé le (GARAGE DE LA PAIX).

1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouquès-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé. 1953 : Ouverture du Grand Marché Sidi Okba à M'dini Jdida par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc.

1954 : 1 novembre début de la guerre.

1954 : le martyre Ahmed Zabana (Zahana) a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, a Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris)banlieue d'Oran qui était le P.C (poste de commandement) de la ville d'Oran pendant la révolution ( Willaya v ). 1954 : la bataille de Ghar Boudjelida à El Gaada, le 8 novembre 1954 au cours de laquelle Ahmed Zabana(zahana) fut capturé par l’ennemi colonialiste après avoir été atteint de deux balles. Ahmed Zabana(Zahana) le premier martyre qui fut transféré vers la prison Barberousse (Serkadji) pour être guillotiné. Ahmed Zabana (Zahana) Descendant de l'un des Tribus de Al Mahaja.

1954 : le 2 novembre 1954, Zeddour Mohamed Brahim Kacem (fils de Cheikh Tayeb Al Mahaji), l'un des “cerveaux” de la révolution algérienne, fut arrêté par les forces de répression quelques jours seulement après son retour d'Égypte, ou il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire.Il est le premier martyre-étudiant de la révolution. En effet, Il succomba à Alger, quelques jours après son arrestation, sous la torture par les agents de la DST. Si Kacem fut enterré dans une fosse commune dans le cimetière chrétien de fort-de-l’eau aujourd’hui appelé (Bordj El Kiffan).

1954 : ouverture des abattoirs municipaux sur la zone industrielle de Saint-Hubert, On abattait le matin de bonne heure les bêtes, bovins,moutons et chèvres destinés a la consommation de la population Oranais. Sans oublier les abattoirs les plus anciens d’Oran situés au quartier Saint-Eugène. 1956 : Février, le FLN lance un mot d’ordre de grève. À Oran ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié à la CGT qui donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortège, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.

1956 : le préfet d’Oran (Igame) Lambert procéda à la fermeture de la Médersa El-Falah qui devint un centre de tortures et d’interrogatoire de l’armée française durant la révolution.

1957 : Hamou Boutlelis a été enlevé par les militaires francais a la veille de sa liberation apres 8 ans passés en prison a cause de son militantisme au sein du PPA et jusqu'a nos jours on n'a plus retrouvé sa trace.Hamou Boutlelis natif d'Oran ou il a étudié le Coran à la zaouïa de cheikh Tayeb Al-Mahaji, sa famille est originaire de la tribu des Douar M'lata (El Ghoualem).

1957 : Ahmed Wahby (Driche Ahmed Tidjani), Il rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (Chine notamment). Devant les djounouds des camps des frontières Est, il chante (El Djoundi). Après l’indépendance du pays, il compose et enregistre bon nombre de ses œuvres clés.

1958 : Construction du stade municipal baptisé “Henri Fouquès-Duparc”, dans le quartier Lyautey d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par Un Grand match de gala opposant RÉAL MADRID (ESP) – STADE DE REIMS (FRA), Real Madrid est Champion d’Europe, Reims est Champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade du 19 juin aujourd’hui rebaptisé stade Ahmed Zabana.

1958 : 2 janvier, Ali Cherif Chriet, le dernier chahid à être exécuté par la guillotine. Sa famille est originaire de la ville de Sig.

1958 : 6 juin, visite du général de Gaulle à Oran. 1960 : Construction du plais des sports baptisé par le maire d’Oran Henri Fouquès-Duparc.

1960 : Premières barricades.

1961 : Août, apparition de l'OAS. Les statistiques donnent à Oran 400 000 habitants : 220 000 Européens et 180 000 musulmans. Le couvre-feu est décrété 0 21 heures. La ville est partagée en deux. Le FLN contrôle les 180 000 musulmans de M'dina Jdida, des faubourgs Médioni, Lyautey, Lamure et Petit Lac sur lesquels flotte le drapeau vert. L’O.A.S contrôle les quartiers du centre, Gambetta, Eckmühl, Saint-Eugène et la Marine.

1962 : Recrudescence des attentats. L'un des chefs de l'OAS, Edmond Jouhaud, est arrêté le 25 mars. Juin : incendie du port. Dix millions de tonnes de carburant en feu obscurcissent le ciel de la ville. Massacre du 5 juillet 1962.

Fin de la présence Française et indépendance de l'Algérie

1962 : Place Jeanne d'Arc la statue a été rapatriée après l’indépendance à Caen. 1962 : En septembre, Médersa El-Falah réouvre ses portes afin de donner de nouveau de l’enseignement religieux. Beaucoup de medersa annexe El-falah furent entre temps créées dans la ville d’Oran, Lamur, Sidi El Houari et Carteaux. 1962 : En septembre, Élection de Ahmed Ben Bella à la présidence de la république. Benacer Baghdadi, connu sous le nom d’artiste Ahmed Saber, il a fréquentera régulièrement l’école coloniale Avicenne (Ibn Sina) au quartier Lyautey et ce jusqu’a 1950, très studieux il passera en sixième dans le lycée lamoriciére (Pasteur) et fera ses premiers pas dans la musique en composant sa première chanson (zine fi el alali) qu’il enregistrera d’ailleurs en 1960, Saber avait contracté la tuberculose qui le mina jusqu’à l’ultime échéance, il est mort en 1971. 1965 : 17 juin Oran Le Grand Match Amical du siecle en Algérie opposant l'Algerie au Bresil a été joué au stade Municipal (Ahmed Zabana) devant 60 000 Spectateur. Monsieur Ahmed Ben Bella, le premier Président de la République Algerienne, et ancien joueur de l'OMarseille etait present pour saluer les geants du Brésil (Manga, Santos, Dudu, Vava, Pelé et Garrincha) et les grands joueurs Algériens de l'époque (Zerga - Melaksou, Bourouba, Zitouni, Salem - Lekkak, Defnoun - Soukhane, Mekhloufi, Oudjani, Mattem (Firuk), Bouhizeb, Nassou, Hachouf, Attoui, Ould-Bey, entrainé par Abderrahmane Ibrir). A rappeler que le president Ben bella est le fondateur de l'équipe de football de sa ville natale, IRB Maghnia. A la fin des années soixante, le célèbre hôtel Le (Martinez) dont la construction remonte au XIXe siècle, a souffert des glissements de terrains ce qui a incité les autorités à sa démolition pure et simple. Les Saints patrons (Aoulias El Soulah) de la Ville d’Oran, Sidi El Bachir, Sidi Mokhtar, Sidi El Hasni, Sidi Snousi, Sidi Mokhfi, Sidi El Houari, Sidi El Fillali, Sidi Bennacef, Sidi Blel, Sidi Abdelkader Moul-Douma, Sidi Ahmed El K’bayli, Sidi Abdelbaki Benziane, Sidi Moussa a Kristel et la grande Zaouïa d’Al Mahaja Les vrais habitants de la ville d’Oran jusqu'au XVe siècle sont les descendants des tribus : El Gherabas, El Ghoualem, Al Mahaja, et Zmalas Sans oublier que la ville de Wahran se compose de part son histoire de plusieurs peuples qui ont toujours vécu ensembles de différentes communautés ethniques (Phéniciens, Vandales et Romains, ainsi les Juifs, les Turcs, les Espagnols, les Berbères, les Arabes, les Français et enfin par les Algérien.

Vie administrative, touristique et économique

Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes, le plan triennal et le premier quadriennal eurent très peu d'influence sur l'extension et l'urbanisation de la ville, vidée de la majorité de ses habitants ; on y acheva les programmes du plan de Constantine et on reconvertit quelques espaces militaires en équipements universitaires. En matière de transports, Oran devrait disposer dans cinq ans d'un tramway permettant de réduire sensiblement la circulation automobile dans la ville.

C'est avec le deuxième plan quadriennal, le PMU en 1975 et le PUD en 1976, que l'urbanisation allait prendre un nouvel essor, sous les mêmes formes et axes que ceux tracés pendant l'époque coloniale : on assiste à la poursuite du même type d'urbanisation ; malgré l'énorme effort de construction, les résultats et les tendances sont les mêmes que ceux hérités de la période française. De 1978 à 1991, le développement urbain est marqué par :

L'urbanisation de la deuxième couronne, achevée en 1986, par la construction des ZHUN et de quelques lotissements. L'extension vers l'est. La marginalisation de la zone ouest (planteurs, Ras El Ain et Sidi El Houari). Le dépérissement du tissu urbain. L'absence de planification urbaine et la poursuite de l'exclusion des populations vers les agglomérations périphériques. La conurbation d'Oran avec quelques agglomérations de création coloniale récente (Alberville, Fernanville, Bir El Djir).

Arrondissements et quartiers historiques

Les arrondissements sont au nombre de douze (appelés aussi « secteurs urbains »), chaque arrondissement ou secteur ayant sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu, et qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales. Le quartier historique par excellence est Sidi El Houari qu'on appelle aussi « les bas quartiers ». Il est en effet considéré comme « le vieux Oran » et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville (espagnoles, ottomanes, française).

Arrondissements d'Oran

*1er: Sidi El-Houari (Casbah, St-Louis, Vieux Port) *2nd : Sidi El Bachir (St-Charles, Plateaux, Centre Ville) *3e : Ibn Sina (Victor Hugo, Cavaignac, Delmonte) *4e : El-Makkari (Saint-Eugène, Les Castors, Petit Lac) *5e : El-Hamri (Medioni, Lyautey, Lamur, Saint-Hubert) *6e : El Badr (Boulanger, Choupot, Magnan, Sananès) *7e : Es-Seddikia (Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises) *8e : El Menzeh (Canastel) *9e : El Amir (Miramar, Bel Air, Saint-Pierre) *10e : El Othmania (Maraval, Cuvelier, les Palmiers) *11e : Bouamama (Cité Petit, Planteurs) *12e : Es-Saada (Ekhmühl, Saint-Antoine) Le quartier historique Sidi El Houari est un faubourg au nord de la ville d'Oran. On y trouve l'ancien lycée Saint-Louis, ainsi que la vieille mosquée du Pacha datant du XVIIe Siècle. Dans ce quartier repose la dépouille du saint patron de la ville au nom de Sidi El Houari, de son vrai nom Ben-Amar El houari, au mausolée qui fut édifié en 1793. C’est dans la vieille ville (casbah) qu'il fut enterré dans le quartier « les planteurs » qui porte son nom Sidi El Houari. C'est historiquement le 1er centre ville d’Oran, il regroupe plusieurs sites et monuments classés. Ce quartier est ainsi considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations : turque, espagnole et française. Il se situe à l’Ouest de la ville entre le versant est du mont Murdjadjo, et le vieux port. D'autres curiosités touristiques : l'ancienne préfecture du boulevard Stalingrad, des vestiges espagnols datant du XVIe siècle, et surtout le palais du Bey d'Oran.

Agglomération oranaise

La métropole oranaise comporte plusieurs communes :

Mers-El-Kébir : cette commune se situe au Nord-Ouest d’Oran à quelques 7 km du centre ville. Elle est également une base maritime et une station navale, siège de la marine nationale algérienne. Très jolie commune. La commune d'Aïn-el-Turck se situe également au Nord-Ouest d’Oran à 15 km du centre. Une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune ne cesse de s’améliorer grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de la commune : la station balnéaire les Andalouses. Es-Sénia : cette commune se trouve au Sud d’Oran à 07km du centre. Elle abrite des zones industrielles, plusieurs instituts universitaires (université d’Oran-Es-Sénia, Institut de Communication, ENSET « École Normale Supérieure », CRASC « Centre de recherches en sciences sociales », etc.) et l’aéroport international. La commune de Bir-El-Djir compose la banlieue Est d’Oran (en dehors des arrondissements). C’est le futur cœur battant de l’agglomération oranaise. Elle englobe plusieurs édifices qui sont les sièges d’entreprises avec une architecture moderniste (Sonatrach, en construction), le nouveau CHU « 1 Novembre 1954 », le Palais des Congrès, l'Université des sciences et de la technologie (conçue par l’architecte japonais Kenzo Tange (1913-2005)), l'Institut des sciences médicales, et la Cour de Justice.C'est l’extension urbaine à l’est de la ville d’Oran, à 8 km du centre, avec une population de 118.000 habitants et le projets : Stade Olympique de 50.000 places. Elle portait le nom d'Arcole à l'époque coloniale, elle n'était que terre agricole avant, depuis la fin des années 80 et le début des années 1990, la crise du logement a permis la construction sur ces terres à la base destinées à l'agriculture. Misserghin : C'est une petite ville paisible à l'extrême Ouest de la métropole, ayant ses fans Misserghin et ses tour-opérateurs afin de promouvoir le tourisme dans la région radieuse et verdoyante de cette localité.

Transports

La ville dispose de moyens de transport limités, qui ne couvrent pas suffisamment les zones sur-urbaines. L'entreprise ETO (Entreprise du transport oranais) a acquis des bus flambant neufs pour couvrir la demande à hauteur de 70%. Mais cela reste insuffisant au vu du nombre d'usagers, notamment les étudiants qui fréquentent les deux grandes universités. Une chose est cependant certaine : le visage de la ville va être radicalement transformé grâce à la mise en œuvre prochaine du Tramway d'Oran, dont le projet de faisabilité a été finalisé et validé par les autorités locales en décembre 2005. Les travaux commenceront en janvier 2007 et dureront environ deux ans et demi, pour livrer la première ligne du tramway en 2009. Elle devrait comporter 31 stations, réparties sur 17,7 kilomètres allant d'Es-Sénia, au Sud, jusqu'à Sidi Maarouf, à l'Est, en passant par le centre ville (place du 1er Novembre). Le tramway devrait desservir la localité d'Haï Sabbah, l'université des Sciences et de la Technologie (USTO), le carrefour des Trois Cliniques, le Palais de Justice, Dar El Baïda, le Plateau-Saint Michel, la place du 1er Novembre, Saint-Antoine, Boulanger, Saint-Hubert, le 3e Boulevard périphérique et enfin l'université Es-Sénia.

Tourisme

Les touristes pourront fréquenter les cinémas, les centres culturels, le théâtre régional, le théâtre de verdure, les nights clubs, le musée, la vieille ville d'Oran dans le quartier de Sidi El Houari, le jardin municipal, Médina Jdida avec ses produits artisanaux, la Cathédrale d'Oran devenue une bibliothèque, le Djebel Murdjadjo, et les stations balnéaires voisines comme les Andalouses, Aïn-el-Turck et Madagh.

L'Aéroport International Es-Senia est à 12 km du centre ville, accessible par des ferries depuis les ports de Marseille, Sète, Alicante et Almería, via la compagnie nationale Algérie Ferries ou la SNCM.

Promenade dans Oran

Prenons maintenant la direction du vieil Oran ; après avoir quitté la station des autobus, dirigeons-nous vers la rue Amara Boutkbil. Les escaliers qui montent et descendent faisaient penser à toute autre chose que celle qu'elles représentaient ou croyaient pouvoir représenter aux yeux affamés de l'homme, la Calère, le plus ancien quartier d'Oran, qui servit de décor au grand écrivain Albert Camus pour son célèbre roman La Peste. Plus bas, à hauteur d'une enceinte d'un blanc éclatant, une superbe entrée en forme de dôme nous indique que nous sommes arrivés à la célèbre mosquée Djamaa El Pacha, dont l'immense minaret domine tout le quartier.

L'une de ses pierres d'origine, précédemment scellée dans la mosquée et aujourd'hui déposée au musée municipal sous le N° 158, nous apprend que l'édifice a été construit à l'époque du 26e bey d'Oran, en 1796. Entrons dans le tunnel qui débouche de la sortie de la place Kléber vers la Blanca, porte de Canastel. C'est par cette porte que s'effectuait tout le trafic commercial au temps des Espagnols.

Un tour vers les plages au sable fin, où nous longeons la route de la Corniche qui mène vers Bou Sfer, Bomo plage, Ain el Turck. Cette route contourne la baie de Mers-el-Kébir, village pittoresquement accroché à l'extrémité d'un promontoire rocheux où trône un vieux fort, le Djebel El Marsa, construit en 1347. Quittons la corniche est et, pour terminer notre promenade, gagnons le port en pénétrant par la porte Ximenes ; c'est alors la place Kennedy qui nous accueille à bras ouverts.