{{autolink>Oman}} ====== Oman ====== | Carte | Drapeau | Armoiries | Hymne | |{{oman:carte.gif?120|}}|{{oman:drapeau.gif|Drapeau}}|{{oman:armoiries.jpg?100|Armoiries}}|{{video>/wikarabic-medias/hymne-oman.mp3[100,45]|Hymne}}| Sultanat arabe indépendant, Oman (سلطنة عُمان, //Salṭanat ʿUmān//) est situé sur la côte sud-est de la Péninsule Arabe. La superficie d'Oman est de 212.460 kilomètres carrés. Ce pays est bordé au nord par le Détroit d'Hormuz et le Golfe d'Oman, à l'est par la Mer d'Oman, au sud-ouest par le Yémen et à l'ouest par l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. Une petite partie du royaume est située au nord des Emirats Arabes Unis. ===== Géographie ===== La majeure partie du pays est constituée de roches et de sable. Les plaines côtières (Batina au nord-est et la région de Dhofar au sud-ouest) sont les seules terres prospères et fertiles et les seules régions habitées. Les montagnes Al-Jahar peuvent atteindre jusqu'à 3.107 mètres d'altitude. Elles séparent Batina des déserts de graviers situés au sud et représentent presque les trois-quarts de la superficie du pays. Oman possède un climat chaud et sec. Les précipitations annuelles, en moyenne comprises entre 5 et 10 cm/an, caractérisent le mois de juin et de septembre. La température peut atteindre 49° C durant les mois d'été, ce qui fait qu'Oman est un des pays les plus chauds du monde. On rencontre une végétation tropicale dans la région de Dhofar, célèbre pour ses encens ===== Histoire et gouvernement ===== ==== Histoire ==== {{include>cd}}Dans l'Antiquité, la région du Dhofar était réputée pour son encens à travers tout l'Ancien Monde. Le climat particulier du Dhofar convenait au boswellia mieux que n'importe quel autre. Il y a 3000 ans, l'encens était exporté par voie maritime et le Dhofar, alors dénommé Ophir, était extrêmement riche et renommé. Au début du IIIe siècle apr. J.-C., un chef arabe venu d'Hira, en Mésopotamie, fonda à Oman un royaume qui devait conserver son indépendance jusqu'au règne du premier calife, le chef temporel et spirituel de l'islam. Les Omanais se convertirent à l'islam au VIIe siècle et élurent leur premier imam, un chef considéré comme le descendant du prophète Mahomet, vers 750. Les arabes occupèrent Oman au IXe siècle avant J.-C. La majorité se convertit à l'islam avant le VIIe siècle après J.-C. Jusqu'en 1154, Oman était dirigé par des chefs islamiques appelés Imams, mais c'est à cette époque qu'une dynastie monarchique s'installa. Les portugais occupèrent et contrôlèrent le littoral à partir de 1507 mais furent finalement renvoyés chez eux par les tribus locales en 1650. De nombreuses insurrections eurent lieu au XVIIIe siècle et jusqu'en 1959, date à laquelle des troupes britanniques restaurèrent une certaine paix. La modernisation du sultanat d'Oman commença en 1970 quand le sultan Qabus ibn Sa'id mit en place un programme de réformes sociales et économiques. ==== Gouvernement ==== Oman est une monarchie absolue. Il n'existe pas de constitution ou de législature, et aucun parti politique. Le sultan nomme un conseil qui l'assiste. Le pays est divisé en 50 régions. Chacune est dirigée par un gouverneur désigné par le sultan. Le système législatif repose sur le Coran, le livre sacré de l'islam. ===== Les habitants ===== Les Arabes forment la majorité de la population, mais il existe d'importantes minorités d'Indiens, de Pakistanais, de Sri Lankais, de Bangladais et d'Africains de l'Est dans les régions situées autour des ports principaux. On y trouve aussi des Baloutchis et des Iraniens. Plus de 90% de la population vit dans des villages ruraux, où l'on construit principalement des maisons en terre avec des toits de chaume ou en feuilles de palme. La religion officielle est l'islam. Bien que l'on contrôle désormais des maladies comme la tuberculose, le trachome et la coqueluche, les conditions de santé sont mauvaises. Le taux de mortalité infantile du pays est un des plus élevé au monde ===== Economie ===== Moins de 1% des terres sont cultivées et 5% sont des pâturages et des prés. Les fermiers Omanais, victimes des grosses chaleurs et du manque d'eau, ne produisent que de petites quantités de trèfle, de bananes, de citrons verts, de mangues, de melons, d'oignons, de grenades, de tabac et de blé. L'agriculture repose presque entièrement sur un système d'irrigation traditionnel. La culture de dattiers est surtout située sur les plaines côtières du nord-est et l'élevage dans la région de Dhofar. Les chameaux, élevés à Oman, sont considérés comme étant les meilleurs de la Péninsule Arabe. La mer fournit des sardines, des morues, des daurades, des seiches et des huîtres. L'économie du pays dépend étroitement de l'industrie pétrolière celle-ci représente 85% des revenus et 99% des exportations du pays. On trouve une raffinerie à Mina al Fahal qui est aussi le centre principal des exportations pétrolières d'Oman. Les principales importations concernent les équipements de transport, les machines, les produits manufacturés, les denrées alimentaires et les produits chimiques. ===== Communications et éducation ===== ==== Communications ==== Un programme de construction de routes a été engagé dans les années quatre-vingt, et la plupart des implantations humaines sont reliées entre elles par un réseau de routes bien nivelées. Oman possède plusieurs ports: Mina Qaboos, situé dans le Matrah, Mina Raysut, qui a été aménagé en port accessible quelles que soient les conditions météorologiques, et Mina’ al Fa?l, le principal terminal pétrolier. La radio omanaise diffuse des programmes en arabe, la langue officielle, et en anglais. L'aéroport international est situé à Steeb. ==== Education ==== Un des grands changements concernant l'éducation, fut l'ouverture d'écoles pour les filles. On rencontre aujourd'hui des femmes travaillant dans les banques, aux affaires étrangères et dans les services publiques. L'anglais est enseigné comme seconde langue. La première université d'Oman fut ouverte en 1986 («Sultan Qaboos», près de Mascate). Si le taux d'alphabétisation n'était que de 20 % lors de l'accession au pouvoir du sultan Qaboos, en 1970, le programme éducatif national a connu depuis lors une rapide progression. L'enseignement n'est toujours pas obligatoire, mais il est gratuit. Des centres d'éducation pour adultes ont rendu moins aigu le problème de l'analphabétisme. Les dépenses allouées par le gouvernement à l'éducation sont considérables.