{{autolink>Guerre Iran-Irak}} ====== Guerre Iran-Irak ====== Ce conflit, débuta le 17 septembre 1980, lorsque le président iraquien, Saddam Hussein, revendiquant la possession d'un territoire iranien, décida de l'annexer. L'Etat major iranien fut charger d'organiser les combats; l'Ayatollah Khomeini, chef idéologique et politique iranien, déclara ce conflit "djihad" ou guerre sainte, laquelle opposait les musulmans chi'ites au pouvoir musulman sunnite d'Irak. L'Ayatollah Khomeini espérait ainsi mener les Iraquiens, principalement chi'ites, à se soulever contre Saddam Hussein. Au début de la guerre, l'Irak disposait d'une armée extrêmement sophistiquée, composée de 200.000 hommes et 100.000 soldats de réserves, d'une force aérienne de 18.000 avions et d'une armée de mer de quelque 4.000 hommes. En outre, l'Irak alignait 2.200 chars, 3.000 blindés légers, 800 fusils et 1.200 canons de DCA. La puissance de frappe de sa force aérienne reposait sur l'utilisation de 75 MiG-23 et d'une large flotte d'hélicoptères de combat. L'Iran disposait, de son côté, d'une armée de 300.000 hommes et de 300.000 soldats de réserve, d'une force aérienne de 100.000 hommes et de 28.000 marins. La plupart des équipements iraniens souffraient d'un manque de maintenance après la révolution qui avait destitué le Shah. Cependant, les forces iraniennes comptaient quelque 2.000 chars, 2.000 blindés légers et de nombreux canons de campagne et canons de DCA. Leur défense aérienne reposait sur l'utilisation de 188 Phantom F-4. Considérés comme favorables au shah, 250 généraux expérimentés avaient été remplacés par des officiers inexpérimentés et des militaires mollahs. L'invasion fulgurante des Iraquiens leur permit de s'emparer de quelques territoires adverses, mais ne parvint pas à rompre les lignes iraniennes. Ce conflit prit alors l'apparence d'une guerre d'usure, les Iraniens prenant légèrement l'avantage au cours de ces conflits. En juillet 1982, l'Iran lança l'opération Ramadan, l'une des plus grandes batailles depuis la Seconde Guerre mondiale. Le commandement iranien sacrifia des vagues entières de gardes révolutionnaires (les Pasadan), certains âgés de neuf ans, afin de dégager la voie pour les chars. L'offensive tourna court progressivement par manque de support. Le 6 février 1983, les Iraniens prirent l'offensive, avec une armée de quelque 200.000 soldats positionnés le long d'un front de près de 40 kilomètres, dans la boue et le désert d'Ammara, au sud-est de Bagdad. Il s échouèrent. Un autre assaut majeur, lancé en avril 83, le long de l'axe Mandelei-Bagdad, fut également repoussé. Fin 1983, les Iraniens avaient perdu près de 120.000 hommes, contre 60.000 victimes du côté iraquien. Le 22 février 1984, les Iraniens lancèrent l'opération Dawn V, qui connut son apogée le 27 février lorsque 500.000 hommes traversèrent les marécages situés au nord de Bassora. Du 29 février au 1er mars, un affrontement sanglant fit plus de 19.000 victimes iraniennes. Le mois suivant, au cours de ce que les Iraquiens appelèrent la bataille de Majnoon, dans les marais de Hawize, les Iraniens envoyèrent des dizaines de milliers d'enfants encordés afin de couler les défenses iraquiennes. Cette bataille fut infructueuse, tout comme la bataille de Gzaeil menée en mars. Au cours de ce mois-là, les Iraquiens utilisèrent des gaz moutarde et neuroplégiques contre l'infanterie iranienne, dans une vaine tentative de briser la résistance iranienne. L'Irak eut alors recours aux attaques aériennes, et utilisa sans pitié les missiles Exocet pour bombarder les pétroliers étrangers transportant le pétrole de l'île iranienne de Kharg. Ces attaques, qui avaient pour objectif de provoquer l'entrée en guerre des superpuissances et de mettre un terme à la guerre, échouèrent. Pendant ce temps, les Iraniens lancèrent une offensive le 18 octobre 1984, attaquant sur un front de quelque 20 kilomètres dans les montagnes surplombant la plaine du Tigre. Le commandement iranien devint plus imaginatif et professionnel après la nomination du général Qassemali Zahir Nejad au Conseil de la défense. Sa stratégie consistait à faire tomber la ville de Bagdad afin d'assurer la chute de Saddam Hussein. Le commandement iraquien fit preuve d'un peu moins de qualités, mais les ingénieurs militaires furent efficacement utilisés pour poser des champs de mines, développer des fortifications et construire des ponts. Après plus de quatre années de combat, l'Irak possédait quelque 350 kilomètres carrés de territoires iraniens, alors que l'Iran se vantait d'avoir pris à l'Irak plus de 620 kilomètres carrés. L'Iran déplora officiellement la perte de 150.000 hommes, voire 250.000, et perdit 39.000 prisonniers. Du côté iraquien, on recensait 60.000 victimes et 7.000 prisonniers. Environ 800 chars iraniens furent détruits contre 600 chars iraquiens. La Chine, Israël, la Syrie et la Corée du Nord fournirent des armes et du matériel à l'Iran, alors que l'Union soviétique, l'Egypte, l'Arabie Saoudite et la Jordanie approvisionnèrent l'Irak. ===== Voir aussi ===== * [[Irak]] * [[Bagdad]] * [[Mésopotamie]] * [[Babylone]] * [[Guerre du Golfe]]