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A l'affiche
25/01/2010 Chaque jour est une fête
"Trois femmes figées dans un contexte social et politique très tendu, où rien ne bouge, de peur d'une catastrophe imminente. Les différents événements ne révèlent que la rigidité de la situation, les empêchant de réagir, d'évoluer, de se développer. A l'instar des héroïnes de ce film, les libanais n'ont pas les moyens de changer, mais nous savons nous amuser dans un monde où notre vie ne pèse pas lourd. Nous vivons aujourd'hui dans une région dévastée par des guerres perpetuellement renouvelées, incapables de jouer un rôle efficace dans une vie politique défaillante. Nous ne pouvons que faire appel à notre imaginaire comme alternative à un paysage en noir & blanc. Pour nous, le cinéma est une petite lucarne à travers laquelle nous exposons certaine de nos pensées, de nos obessions et de nos craintes. Ces femmes ne sont ni optimistes ni pessimistes, elles attendent simplement un miracle, comme nous...Mais les miracles existent-ils vraiment ?"
La douloureuse histoire d'un pays "L'histoire de la guerre civile au Liban n'est pas réglée. Car il n'y a jamais eu de réel dialogue entre les différentes factions. Il n'y a jamais eu d'explication claire sur ce qui s'est vraiment passé pendant cette guerre, pourquoi elle a commencé, pourquoi elle s'est terminée... Contrairement à d'autres pays, il n'y a pas eu de commission "vérité et réconciliation" explique Dima El-Horr. De 1975 à 1990, le Liban fut en proie à une terrible guerre civile, qui aurait fait environ 150.000 morts, 17000 disparus et des centaines de millier d'exilés et de déplacés. Depuis l'accord intercommunautaire de Taef (Arabie Saoudite) en 1990 qui mis fin à la guerre, le pays est régulièrement victime d'instabilités politiques et sociales chroniques, largement entretenues par les assassinats ciblés d'opposants et leaders politiques comme celui du premier ministre Rafik Hariri le 14 février 2005 à Beyrouth. En 2006 éclata un conflit israélo-libanais, dans lequel Tsahal (armée israélienne), les combattants du Hezbollah et dans une certaine mesure l'armée libanaise s'affrontèrent. Le bilan officiel fait état d'environ 1400 morts civils, et 4409 blessés civils. Les pertes militaires sont beaucoup plus difficiles à évaluer; chacune des forces en présence minimisant ses pertes. Néanmoins, on estime à au moins 230 le nombre de militaires tués, toutes factions confondues.
Incarnant "la femme qui veut divorcer", Manal Khader fut révélée en 2002 dans Intervention divine du cinéaste palestinien Elia Suleiman. Le film reçut le Grand Prix du Jury et le Prix de la Critique internationale (Fipresci) à Cannes en 2002.
Chaque jour est une fête (titre original : Every Day is a Holiday)
Plus d'informations et bande-annonce : cliquer ici (Allociné)
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C'est le jour de la fête de l'indépendance du Liban : 3 femmes qui ne se connaissent pas prennent un même bus qui va les emmener à la prison située dans l'arrière-pays. Au milieu de cette terre aride, parsemée de mines et de rêves décapités, le voyage devient la quête de leur propre indépendance.
Présentation par la réalisatrice Dima El-Horr
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