Le jeûne de Ramadan
mbf | 01 septembre, 2008 04:53
C'est
le quatrième pilier de l'islam. Un abus de langage courant, dans la
langue française, consiste à employer « Ramadan » pour le jeûne
lui-même plutôt que le mois, par métonymie.
C'est une obligation pour les musulmans. Ce devoir a été révélé au mois
de châban de la deuxième année après l'Hégire par ce verset :
« Ô vous qui croyez, le jeûne [as-Siyâm] vous est prescrit comme il l’a
été à ceux qui vous ont précédé, ainsi atteindrez-vous la piété. »
— Coran 2:183 (chapitre 2 Al-Baqarah, verset 183)
Il fait partie des pratiques les plus importantes de l'islam. Les
musulmans se réjouissent de son approche : c'est le mois des bienfaits,
des actes d'obéissance et des bénédictions. C'est dans la tradition
musulmane le meilleur mois de l'année, qui contient la meilleure des
nuits, laylatou al-qadr (la nuit du destin), durant laquelle les
musulmans prient et lisent le coran, puisqu'il est dit que les souhaits
exprimés au Seigneur avec foi sont exaucés au cours de cette nuit, par
la volonté de Dieu.
Pour les musulmans,
jeûner, c'est s'abstenir pendant la journée de ce qui rompt le jeûne
(nourriture quelconque, boissons, relations sexuelles, consommation de
tabac, etc...) sont interdites de la pointe de l'aube jusqu'au coucher
du soleil), en ayant fait l'intention la veille (en niya). C'est une
obligation pour tout musulman pubère qui en a les moyens physiques,
mentaux et matériels. Ainsi, toute personne ne répondant pas à ces
critères est dispensée de cette pratique, jusqu'à son rétablissement
éventuel. Les jours non jeûnés doivent alors être restitués
ultérieurement, avant le mois de Ramadan de l'année suivante ou, à
défaut, par une action bénéfique ou une aumône aux pauvres (voir
"Causes de rupture du jeûne"). Jeûner, c'est aussi s'évertuer à
maîtriser ses membres pour les empêcher de commettre des actes
blâmables au vu de la morale et du droit islamique. C'est surtout faire
tout son possible pour que ses actes ne soient source d'aucune nuisance
pour les créatures de Dieu, qu'elles soient humaines ou non, musulmanes
ou non musulmanes, et que l'on soit, à travers ses faits et gestes, ses
regards et ses paroles, vecteur de la miséricorde de Dieu pour
l'univers.
Spirituellement, le jeûne du
corps doit conduire au jeûne du cœur, c'est-à-dire que le musulman doit
travailler sur lui-même pour développer en lui ses qualités telles que
bonté, bienveillance, patience, persévérance, justice, solidarité,
fraternité... et réduire et supprimer en lui ses défauts tels que
égoïsme, individualisme, hypocrisie, médisance, jalousie...